Extrait de mon premier roman

fiche-moi-la-paix-cupidon

1

Vive les vacances, les souris dansent …

Dans la vie, ce qu’il y a de bien, c’est que tout a une fin…

Plus qu’une journée de boulot et ce seront les vacances d’été ! Bien méritées, après cette année menée à un rythme d’enfer à courir après votre promotion _ que vous n’avez pas obtenue _, mais que vous étiez en droit d’espérer, ne serait-ce que pour vous récompenser d’avoir supporté, sans broncher, les humeurs de votre patron.

Monsieur Courtevue n’est pas en soi un homme désagréable. Petit bonhomme rond, très avenant au premier abord, il vous a franchement impressionnée lors de votre entretien d’embauche en vous la jouant je-serai-votre-meilleur-patron. Oui, la boîte idéale existe et vous l’avez trouvée ! Produits high-tech, petite équipe dynamique et sympathique, prime de fin d’année potentiellement substantielle, mutuelle et tickets-restaurants (non négligeable pour vous qui connaissez des fins de mois difficiles) et perspectives d’évolution intéressantes.

-      Le salaire de départ est un peu bas, mais vous verrez, vous progresserez vite une fois que vous aurez fait vos preuves ! Vous a promis le petit homme.

Ce qui a achevé de vous séduire a été sans conteste son petit laïus sur l’auto-gestion.

-     Ici, pas d’horaires ni de pointeuse, Mademoiselle Jane. Seul le résultat compte ! C’est ce que nous appelons la performance globale.

Monsieur Courtevue fait partie d’une association de jeunes patrons débutants qui prône le rapport gagnant-gagnant avec ses salariés.

Là, vous auriez dû vous méfier, c’est sûr, mais nous mettrons ça sur le compte de votre relative jeunesse et de votre petit côté idéaliste.

Le principe est simple et semble logique : plus la boîte gagne de sous et plus les gentils salariés qui ont contribué à les gagner en gagnent aussi.

Alors, on les bichonne les gentils salariés, on leur offre des formations à la gestion du stress, qui soit dit en passant, est créé par le patron qui les paie. On respecte leur rythme biologique, ceux qui sont plutôt du matin, ceux qui bossent tard le soir, le mieux étant d’être du soir et du matin…

Vous vous rendrez compte très vite, même si vous arrivez aux premières lueurs de l’aube, alors que Monsieur Courtevue est encore dans les bras de Morphée ou d’Isabelle, sa femme, qu’il est très mal vu de filer à 16 heures avec son sac de sport sous le bras… Même si vous n’en faites pas et même si vous avez travaillé d’arrache-pied dix heures non-stop pour faire grossir le tas de sous.

Et quand vous aurez compris qu’il a la fâcheuse habitude de programmer les réunions d’équipe à 19h00 pour _ne pas perturber le fonctionnement interne de l’entreprise _, vous ferez comme tout le monde et arriverez vers 10h00. Tant pis si vous êtes plus efficace le matin !

Il vous aura fallu trois mois pour admettre que Courtevue & Associates (encore sa femme) était assez éloigné du pays de Candy (quoi que là-bas aussi, il y a des méchants et des gentils…). Et six autres pour cerner les subtilités de fonctionnement du personnage, somme toute assez grossier. Derrière ses airs enjôleurs _ vous-êtes-ma-salariée-préférée, avec vous je trouve quelqu’un avec qui je peux parler d’égal à égal _, se cache quelqu’un de sournois et manipulateur. Vous qui pensiez être unique et il faut bien l’avouer, assez flattée par ses douces caresses, vous êtes laissée berner comme une bleue.

Vous avez fini par y voir clair lors d’une soirée bien arrosée avec quelques collègues de l’équipe sympathique et dynamique qui côtoie votre patron depuis bien plus longtemps que vous.

En réalité, Monsieur Courtevue passe son temps à monter les membres de l’équipe les uns contre les autres, diviser pour mieux régner dit-on… À ce petit jeu, certains y ont perdu la tête ! Un brin paranoïaque, il vous tire les vers du nez pour savoir qui-a-dit-quoi-sur-lui.

Une fois prévenue, vous avez rallié le petit comité de résistance «motus et bouche cousue» et avez compris qu’il existe une différence fondamentale entre les salariés et le patronat, performance globale ou pas.

Vous ne faites plus partie depuis ce jour de ses salariés chéris. Vous vous en remettrez.

19H00. Monsieur Courtevue termine son long monologue sur les objectifs non atteints et sur les bouchées doubles que nous devrons mettre à la rentrée si nous ne voulons pas pointer au chômage l’année prochaine.

La prime de fin d’année sera moins substantielle que prévu… Sur ce, il nous souhaite de bonnes vacances en nous rappelant que lui n’en prendra pas.

Jeff, le designer, termine de griffonner son croquis, caricaturant l’un des membres de l’équipe, comme à son habitude. Il a rempli un nombre incalculable de petits carnets durant ces non moins interminables réunions. Mais personne ne lui dit jamais rien. Il ne faut pas contrarier un esprit créatif. Et il en profite bien !

Aline, l’assistante de Monsieur Courtevue, une grande fille à l’air revêche et lèche-botte de première, acquiesce à chaque parole de patron chéri d’un air compatissant. Elle est la mieux placée pour savoir que le tas de sous ne grossit pas assez et nous fait bien comprendre que nous, les « sales engineers », ou les commerciaux si vous préférez, faisons mal notre boulot.

Thomas et Jérémy, vos chers informaticiens, grassement payés, eux, passent leurs temps à se lancer des œillades d’un air entendu et légèrement goguenard, genre vieux routards à qui on ne la fait plus. On s’attendrait presque à les voir se lancer ces petites boules en papier mâché que vous confectionniez autrefois en classe. Sauf que vous préfériez l’ambiance de ces derniers jours d’antan lorsque vous sentiez ce bon parfum de vacances envahir la cour de récréation et que vous aviez le droit d’apporter vos jeux préférés pour célébrer ce dernier jour de l’année.

Vous soupçonnez que vos maîtres et maîtresses étaient plus soulagés que vous de voir arriver enfin ce jour béni.

Vous êtes en train de passer en revue la foule de choses que vous avez encore à faire pour préparer votre départ en vacances de demain.

- Filer au centre commercial pour faire vos courses de dernière minute, faire les valises (les vôtres et celles de votre jules, incapable de savoir où sont rangées les chemises que vous lui repassez gentiment). Vous vivez pourtant ensemble depuis 5 ans… Vous avez souvent été tentée de ne préparer que vos petites affaires et de faire l’innocente une fois arrivée là-bas, mais comme vous tenez à vous reposer pendant vos vacances, cette première scène vous fatigue d’avance.

- Confier votre chien Roxetrouky (vous n’avez jamais été fichue de retenir qui était le petit bébé chien et qui le renard orphelin) aux bons soins de votre chère mamie Lucette, qui vous assurera à votre retour que Roxetrouky n’a pas pris un gramme, mais déteste ses croquettes et préfère de loin les petits plats mijotés dont elle a le secret. Cette pauvre bête, qui n’a que la peau sur les os, tout comme vous d’ailleurs, était a-ffa-mée ! Votre vétérinaire vous regardera encore de travers en vous disant que l’obésité est un problème à prendre très au sérieux. Vous repartirez la tête basse et l’air penaud et la pauvre bête avec son sac de croquettes de régime. 80 unités par jour, pas une de plus. Le Weight Watchers du chien. Sans l’humiliation de la pesée en groupe. Le sac est prévu pour 100 repas. Mais comme vous avez pitié, vous lui en donnez toujours un peu plus et alternez vos achats chez les 3 vétérinaires du quartier en notant soigneusement votre ordre de passage pour ne pas commettre d’impairs.

Vous êtes en train de penser qu’il faudrait garder un peu de temps pour une séance d’épilation si vous vous voulez pouvoir arborer votre nouveau bikini sans que l’on pense que vous êtes une nageuse est-allemande ou l’une de ces nouvelles décroissante-écolo-bobo, lorsque Monsieur Courtevue vous sort de votre rêverie en s’adressant à vous.

-      Je vous demanderai, Léa Jane, de rester joignable en cas d’exxxxtrêmmmme urgence.

Vous vous demandez ce qui pourrait bien arriver de si grave que seule vous, super-Léa-Jane, puissiez sauver la situation ou si les petits produits hight-tech que vous vendez pouvaient subitement tomber malades et vous réclamer à leur chevet.

Vous savez pertinemment qu’il vous appellera sur votre portable dès votre arrivée à l’aéroport pour vous demander où vous avez rangé le dossier hyyyyppper important de la compagnie Leopol, laissant sous-entendre que vous n’avez qu’à mieux classer vos papiers si vous ne souhaitez pas être dérangée.

-      Heu, bien entendu, Monsieur Courtevue, les clients avant tout ! bafouillez-vous.

Vous songez que vous lui avez déjà fait le coup de l’oubli du chargeur de batterie à Noël, mais faites confiance à votre esprit qui peut se montrer aussi vif qu’ingénieux et parfois sournois (et oui, vous aussi) dans des cas comme celui-là.

Cette année, vous avez décidé de partir quelques jours en Italie dans un agritourismo à côté de Florence.

VOUS est un bien grand mot ! Car il faut bien l’avouer, vous avez freiné des quatre fers pour participer à ce voyage organisé par votre jules, auquel il a convié sa petite bande d’amis. Non pas que vous les détestiez, mais leur présence systématique est devenue pesante, voire oppressante. Lorsque vous rentrez chez vous le vendredi soir, après une longue semaine de bons et loyaux services, la première chose que vous voyez est Hugues (le meilleur ami de Jules) la tête dans votre frigo en train de fourrager à la recherche d’une autre bière.

-      Y a plus de bière, Léa ?

Sous-entendu, faudrait penser à en acheter, quelle mauvaise maîtresse de maison vous faites !

À croire qu’il n’en a pas … de frigo ou de chez-lui, vous ne savez pas. En tout cas, il doit faire de sacrées économies, car il dîne chez vous minimum cinq soirs sur sept sans compter le dimanche midi où il est convié au sempiternel repas chez potentiels-futurs-bô-papa-et-belle-maman.

-      Il est cool quand même ! Et j’ai le droit de recevoir mes amis chez MOI ! vous réplique avec une moue boudeuse votre jules lorsque vous lui en faites le reproche pour la millionième fois.

Vous encaissez la mesquinerie sans relever car vous vivez, il est vrai, dans un magnifique appartement payé par papa et maman pour les 30 ans de leur fils chéri.

De toute façon, vous avez tout essayé : les grandes théories sur le couple et son intimité, les menaces, les révélations sur le véritable jour de son meilleur ami (il a essayé de vous peloter un soir en boîte, si si !) et même la promesse d’une petite soirée coquine avec des cajoleries très spéciales dont vous ne donnerez pas les détails ici, pour ne pas choquer les esprits.

Vous avez même essayé de faire l’article auprès de vos copines, mais rien n’y fait. Ce Hugues est collé à vos basques comme un vieux chewing-gum à un trottoir que même les machines à crottes de la ville ne sauraient déloger.

Vous tournez la clé dans la serrure et entrez dans un appartement silencieux. Ouf, personne dans la cuisine. Vous allez pouvoir passer une soirée tranquille à préparer vos petites affaires pour le grand départ. Votre jules est dans la chambre et tourne autour des valises, l’air joyeux et un peu idiot, comme un chien qui tourne autour de sa queue. Vous n’en croyez pas vos yeux.

-      Tu prépares les bagages ?

-      Et bien oui, tu le vois bien ! J’ai fait ma part, vous annonce-t-il fièrement ! Je ne me suis pas occupé de tes affaires, je sais que tu préfères le faire toi-même. On part demain, tu sais, tu devrais t’activer un peu !

Vous jetez un œil au contenu de la valise. Jules a jeté en vrac 2 maillots de bain, 1 short, 3 tee-shirts (dont un à la couleur douteuse qui a déteint avec feu votre joli top rose Kalvin Klein devenu marronasse)…Souvenir lointain du temps de vos débuts de vie commune où Jules tentait de vous faire croire qu’il était l’archétype du parfait homme moderne qui savait mettre en route une machine à laver.

Prototype incomplet, vous lui avez demandé depuis, d’oublier le mode d’emploi de cette merveille de technologie qui vous a coûté votre premier salaire et compte pas moins de 80 programmes différents, adaptés à chaque fibre, que seule une femme peut parfaitement maîtriser. Il ne s’est pas fait prier. Vous soupçonnez, après en avoir discuté avec différentes copines et trouvé d’étranges similitudes avec leurs propres jules, que c’est une des ruses de la gent masculine pour se débarrasser des corvées ménagères.

Au milieu trônent ses Ray ban et … sa Playstation, emballée dans sa boîte d’origine. Chaque petit cordon soigneusement enroulé dans du papier bulle. Vous vous apprêtez à sortir de vos gonds et à lui faire remarquer que vous ne partez pas dans un endroit de rêve pour le voir s’exciter devant un écran à taper frénétiquement sur la touche “control” pour faire sauter Mario par dessus les bananes tueuses, mais ravalez votre salive, avec les mots pas très gentils qui allaient avec. Vous lui faites simplement remarquer qu’il devrait peut-être prendre un pull en prévision des soirées un peu fraîches.

Celle-ci promet de l’être lorsque Jules vous demande l’air de rien :

-      Heu, qu’est ce que tu as prévu à manger pour ce soir ? Avec Hugues, on a pensé qu’il serait plus simple qu’il passe la nuit ici pour partir ensemble à l’aéroport demain. Il est parti préparer sa valise et il revient. Tu vois qu’on est organisés quand on veut !

Vous bouillez intérieurement…

- Ah oui, et pourquoi n’achète-t-on pas une grande maison dans laquelle on vivrait tous en communauté avec Hugues, Alex, Claire, Stéphane, Luc et cette Ingemachinchose…On partagerait gentiment les tâches, les femmes feraient la cuisine, la vaisselle et allaiteraient les gosses dont on ne saurait pas bien qui sont les pères parce qu’on partagerait tout en fait…

-      Ce que tu peux être bête des fois !

L’arrivée de Hugues interrompt ce qui aurait pu devenir une scène mémorable dont vous avez le secret. Vous fulminez, mais souriez intérieurement, car vous venez d’apercevoir le câble d’alimentation de la Playstation de Jules oubliée dans le salon. Ce n’est certes qu’une petite vengeance, mais vous jubilez en imaginant la tête de la bande lorsqu’ils s’apprêteront à partir à l’assaut des vilains monstres, armés de bières et de sachets de chips pour aider Mario à libérer sa princesse.

Les pauvres choux, ce qu’ils vont être déçus. Désolée, princesse ! Vous ne vous occupez plus d’eux de la soirée et vaquez à vos occupations.

Pour gagner du temps, vous avez acheté cette nouvelle crème dépilatoire «Douchdoucevite » qui agit sous la douche. Ça vous a toujours énervée de rester toute nue, bras et jambes écartés dans la salle de bain, à laisser poser une crème censée désagréger tous vos poils en 7 minutes. Une fois étalée, vous vous retrouvez avec les mains blanches et grasses et vous ne pouvez plus rien faire. Même pas tourner la poignée du robinet pour les rincer. Sinon c’est le robinet qui se retrouve plein de crème. Le temps que vous alliez dans la cuisine chercher une éponge pour nettoyer _ en enfilant votre peignoir pour ne pas que Hugues reluque votre anatomie, ce qui a pour effet d’enlever la crème à certains endroits (le peignoir, pas Hugues) _ , vous devez passer une deuxième couche et rebelote. Avec l’histoire du robinet, vous avez dépassé le temps de pose. Vous vous retrouvez couverte de petites plaques rouges pendant deux jours alors que vos poils, eux, sont toujours accrochés.

Vous restez un moment sous le jet glacé (votre jules a encore vidé le ballon d’eau chaude) et laissez agir. C’est mieux. Sauf que vos poils sont toujours là. Vous finissez par croire que vous avez une pilosité d’une autre espèce, indestructible même pour les génies du marketing de chez Douchedoucevite. Vous emporterez un bon vieux rasoir dans votre valise, à l’ancienne, c’est plus sûr.

Vous grignotez les restes que Jules et Hugues ont eu la délicatesse de vous laisser et vérifiez la liste « des éléments in-dis-pen-sa-bles à un voyage réussi ». Vous adorez les listes qui vous donnent la vague impression de tout maîtriser surtout lorsque vous rayez le dernier élément dans votre petit calepin, signe que vous avez dignement accompli votre mission.

- Maillots de bain à balconnets avec rembourrage pop-up-volumateur taille 16 ans. Vous avez piqué cette technique pour mettre en valeur les petites poitrines dans un magazine féminin digne de confiance. Vous devez acheter vos maillots de bain deux tailles trop petites, ce qui donne l’impression que votre poitrine déborde par manque de place.
Pas bête Monsieur le magazine féminin. Bon, ça vous oblige à dépareiller le haut du bas dès que la vendeuse a le dos tourné, car l’expert vous met en garde : l’effet peut être désastreux si vous appliquez la même technique sur votre postérieur.

- Crème solaire écran 80 avec système de marqueur intégré pour vous signaler lorsque vous devez renouveler l’application. Hyper malin ce truc ! Une tache colorée apparaît lorsque vous n’êtes plus protégée. Le côté marsupilami bleu peut surprendre, mais, au moins, vous pouvez être sûre qu’une bonne âme sera toujours là pour vous faire remarquer en pouffant votre départ imminent pour le royaume des schtroumpfs.

Vous emportez également un soin réparateur après soleil, car malgré toutes ces précautions, vous finirez par peler (vous adorez tirer sur les petites peaux). Il ne faut pas oublier que vous êtes blanche et blonde et que le soleil est assez sournois pour viser justement toutes les petites zones que même en vous tortillant dans tous les sens, vous ne parvenez pas à atteindre.

- Tenues pratiques, mais jolies, légères, mais pas trop. Séchage rapide qui ne nécessite pas de repassage… Vous êtes organisée, Monsieur Courtevue vous aime pour ça !

- Petite robe habillée pour le cas où
- Petite laine pour le soir
- Tenue de pluie. Vous prévoyez toujours depuis vos dernières vacances en Bretagne !
- Trousse de médicaments d’urgence : mal de gorge, rhume, rhinites allergiques, toux, tourista, nausées, fièvre, brûlure, désinfectant, pansements anti-ampoules, pansements normaux, pompe antivenin pour guêpes, abeilles, vipères et autres bestioles piquantes, antimoustique (vous remerciez la pharmacienne de vous avoir parlé du chikungunya).

Une petite valise complète. Vous êtes, paraît-il, légèrement hypocondriaque, vous préférez quant à vous penser que vous êtes prévoyante. Ceux qui se moquent sont d’ailleurs bien contents de venir vous trouver au moindre petit bobo.
Tout a l’air en ordre. Vous pouvez partir l’esprit tranquille.

Vous passez un dernier coup de fil à votre copine-Claire-adôrée pour savoir si tout est prêt de son côté. Claire est votre meilleure amie depuis 20 ans, autant dire presque toujours (vous en avez 30 tout rond), et fait partie de la petite bande de façon alternée. Elle part avec vous cette année et c’est l’unique raison qui vous a poussé à accepter ce voyage.

Comptable, elle a un côté très droit et rigoureux pour ne pas dire rigide, mais s’agissant de sa vie sentimentale, c’est un peu …heu…comme l’incessant ballet des saisons. On est sûr d’une chose, c’est que ça change tous les 3 mois, mais on ne sait jamais comment sera le prochain été : orageux, torride ou moins beau que celui de l’année passée …

Vous devez avouer que les hivers passent plus vite depuis qu’elle est devenue adepte des sites de rencontres sur Internet.

Parmi ses différents mecs, certains entrent sans problème dans le cercle très fermé de la bande, d’autres n’en ont pas le temps, d’autres encore, qui tiennent à leur intimité (oui, ça existe), ne veulent pas en entendre parler et votre amie hiberne dans son nid douillet pendant des mois, jusqu’à la prochaine saison…

Mademoiselle météo nous prévoit donc un été plutôt chaud, qui devrait durer un peu, malgré quelques perturbations orageuses (Alex a quelques défauts).

-      Alex est-l’-homme-de-ma-vie-j’-en-suis-certaine.

Vous vous retenez de pouffer tant vous avez entendu ce refrain et tant elle est fière de vous montrer sa nouvelle bague, pas de fiançailles, mais presque, qu’il vient de lui offrir (28 carats ! Son côté comptable qui aime les sous et les belles choses).

-      Alors prête pour le grand départ ?

-      Heu…oui…

Vous sentez à sa voix que quelque chose la contrarie.

-      Et Alex, ça va ? demandez-vous innocemment

-      Heu… oui, il n’est pas encore rentré, il ne devrait pas tarder. Il m’a prévenue qu’il devait boucler quelques dossiers au bureau et finirait tard.

Vous traduisez, Alex est allé boire un verre avec ses collègues et on ne sait pas à quelle heure ni dans quel état il va rentrer.

Alex est un mec adorable et très rigolo mais a quelques défauts, vous l’avez souligné. Notamment un goût très prononcé pour la fête et les petits cocktails qui vont avec.

Il ne faut jamais, au grand jamais, l’envoyer faire une course passé 19h00. Sinon le charmant garçon se transforme en vilain crapaud et ne redevient lui-même qu’au petit matin, avec en prime quelques petites croûtes sur le visage, car il a loupé la marche en rentrant. Y a pas idée de mettre des marches aussi glissantes.

Vous la plaignez sincèrement. Votre père avait le même petit problème. Il partait souvent un jour ou deux, quelquefois une semaine entière et votre mère attendait, en pleurant, près du téléphone. Vous, vous vous demandiez dans quel état il allait vous rendre votre scooter, emprunté pour l’occasion (votre mère lui avait confisqué la voiture. Trop risqué !). Souvent, une dame (jamais la même) finissait par appeler pour que vous veniez récupérer votre père et mari, devenu trop collant à son goût. Vos parents avaient fini par divorcer, ce qui valait mieux pour tout le monde.

Vous changez de sujet et demandez à Claire si elle a déjà vu cette Ingemachinchose qui sera elle aussi du voyage.

-      Non, jamais vu. Il paraît que c’est une nouvelle collègue de bureau de Luc, une Autrichienne ou Allemande je crois, mais je n’en sais pas plus. C’est gentil de la part de Luc, quand même, d’avoir invité cette-pauvre-fille-qui-vient-de-débarquer-en-France-et-ne-connaît-personne.

Le pauvre Luc, qui devait venir accompagné de Laure, sa petite amie depuis 3 ans, vient de se faire plaquer il y a 15 jours. Marre de la routine, envie de nouveauté, je ne t’aime plus pour le moment lui a simplement dit sa nouvelle ex lorsqu’il l’a trouvée un soir en train de faire ses valises (à lui !). Je garde l’appartement, j’y ai tellement de souvenirs. Ça ne doit pas être facile pour lui de continuer à travailler avec elle malgré tout…

Votre Jules lui avait évidemment proposé de venir vivre chez vous, le temps de se retourner, mais Luc avait gentiment décliné l’invitation, par peur de vous gêner, et s’était installé à l’hôtel le temps de trouver un nouvel appartement. Vous n’avez pas insisté.

Quelle classe de vivre à l’hôtel. Vous en rêvez ! On vous donnerait chaque jour de grandes serviettes blanches bien moelleuses et un peignoir assorti, de petits échantillons de shampoing et bain moussant (vous ne les utilisez jamais, vous préférez les emporter chez vous discrètement même si vous mourez de peur qu’on découvre votre petit larcin). Vous pourriez appeler le room service à la moindre envie et accrocher un petit panneau « Ne pas déranger » à l’attention de Hugues sur la porte de votre chambre.

Luc a l’air un peu malheureux quand même. Vous avez souvent surpris ses œillades envieuses lorsqu’il vous regarde. Vous n’êtes pourtant pas l’exemple du couple modèle avec votre jules, mais vous imaginez que les gens seuls préféreraient être mal accompagnés. C’est vrai que c’est sympa de sa part de vouloir aider une pauvre étrangère à s’intégrer. De toute façon, les billets d’avion de Laure étaient déjà payés et non remboursables alors pourquoi gâcher ?

Vous le trouverez un peu moins charitable en arrivant à l’aéroport lorsque vous découvrirez la fameuse Inge, qui est en fait suédoise et dont le minuscule top blanc dissimule à peine d’énormes roploplos. Elle vous fait penser à quelqu’un ou à quelque chose, mais vous n’arrivez pas à mettre le doigt dessus. Ah si ! La dame qui tourne les lettres en prenant des poses dans la roue de la Fortune, une émission qui devrait être interdite aux moins de 18 ans. Vous devriez vous en moquer après tout. Jules et vous avez dépassé depuis longtemps le stade de la jalousie maladive des débuts. Ce qui n’est pas le cas de Claire.

-      Pffff, ce sont des faux de toute façon, et ils sont beaucoup trop gros ! crache-t-elle furieuse de voir une petite lueur dans le regard éteint d’Alex à travers ses lunettes noires (heure de bouclage des dossiers : 5h00).

Vous vous couchez enfin en pensant que demain, à la même heure, vous serez complètement détendue, étendue au soleil à surtout, comble du luxe, ne rien faire.

Agritourismo, ça veut dire en gros, ferme de luxe ou grande propriété avec piscine et terrain de tennis accessoirement entourée de vignes et d’oliveraies. Vous salivez d’avance en pensant aux grappes alcoolisées fraîchement pressées et ajoutez du bicarbonate de soude à votre liste des indispensables. C’est pour vous, au test dit « du petit matin » qu’on reconnaît un bon vin. Mal-de-tête-picrate-peut-être, matin-serein-grand-cru-certain, comme dit votre mamie Lucette, la reine des paupiettes et des petits dictons qu’elle adore inventer et radoter.

Cette œuvre est protégée par une certification CLEO qui confère à son auteur une date de création certaine sur son œuvre.
Une signature numérique atteste de cette antériorité.
Elle est soumise aux dispositions du Code de la Propriété Intellectuelle.
Toute reproduction ou représentation totale ou partielle doit faire l’objet d’une demande d’autorisation auprès de l’auteur.

68 réponses à “Extrait de mon premier roman”

  1. leajane dit :

    Tous vos commentaires sont les bienvenus !

  2. Cathy dit :

    Franchement j’ai adoré ! quel style ! bravo ! Vivement la suite ! Je souhaite de tout coeur que ton rêve se réalise mais je n’en doute pas !

  3. Ronan dit :

    Je ne lis pas de romans de filles que je trouve un peu cul cul :-) les fringues, le maquillage… très peu pour moi.
    Rassure toi, le tien n’en est pas un ! Je me suis beaucoup amusé à lire le début de ton livre. C’est drôle, intelligent, on sent le style maîtrisé et que tu sais où tu vas.
    Et que te dire de plus sinon que j’admire le courage que tu as de te dire que rien n’est impossible ! Bravo, longue vie à ton blog et à ta nouvelle vie d’écrivain …
    Ronan

  4. Liloute dit :

    un semblant de vecu, des phrases qui ressemblent à des souvenirs lol

    Merci de t’etre aussi bien plongé ds la peau de l’un de nous…de loin ça parait si terrible mais j’en ris encore !

    J’ai adoré…hate de te lire encore !

    liloute forever lol

  5. REGNIE dit :

    bonjour,
    votre style est accrocheur, on a envie de lire lignes après lignes. Ceci est déjà capital pour un « écrivain ».
    je souhaite formuler une remarque toutefois.
    le fait que vous ayez construit votre récit en parlant à la 2ème personne du pluriel freine l’appropriation de l’histoire et bloque les émotions, enfin pour moi c’est ce que j’ai ressenti. J’ose proposer que si vous le formuliez à la première personne du singulier, tout changerait, le rythme, l’émotion, la fluidité et surtout l’identification. Car, n’oubliez pas « chaque lecteur, quand il lit, est d’abord le lecteur de soi-même ».
    Vous êtes en bonne voie et je vous dis courage pour la suite;
    Bien amicalement. Martine

  6. jean-phi dit :

    Je viens de parcourir votre page-blog-site ! j’aime bien l’ambiance

  7. leajane dit :

    Bonjour Martine,

    Merci pour votre commentaire et vos encouragements !

    Pour ce qui est de l’emploi de la 2ème personne du pluriel… effectivement cela change le ton. J’ai dans mes tiroirs de nombreux écrits à la 1ere personne du singulier mais je ne suis pas à l’aise avec cette personne :-)
    Alors que le VOUS est mon truc tout simplement…
    Peut être que la solution serait que je demande à quelqu’un à la fin du roman de tout remettre au goût du JE mais j’en suis incapable :-)
    Merci en tout cas

  8. Cathy dit :

    bienvenue chez les auteures!
    amitiés,
    cathy

  9. Annie dit :

    comment vous dire..Cette semaine ai eu un fou-rire sur une île bretonne en écoutant un ami me raconter ses aventures ( il est humoriste et intermittent du spectacle). Vous venez Léa JANE de me donner le second ( fou- rire) bravo ! j ‘adore le style, le vous, le tout ! En vous lisant , imaginais les scènes du film tirées du roman !!

  10. jérome dit :

    Ce n’est pas mon style de littérature mais je salue le style !Bravo et bonne continuation !

  11. Joel dit :

    Tout comme vous je n’aime pas les gens qui ne savent pas rêver ;et le train train…..D ‘ailleurs n’êtes vous pas en train de rêver eveillée. Réaliser son rêve c’est être sur le chemin du bonheur.

  12. Marie-pierre dit :

    Merci de ces quelques mots

  13. Isabelle dit :

    Vous avez du talent ! c’est certain ! Je connais un éditeur à qui je peux parler de vous. Je vous souhaite bonne chance dans cette nouvelle voie

  14. Stéphanie dit :

    J’ai visité votre site, lu quelques posts et l’extrait de votre roman. J’ai aimé, vous avez du talent. Je ne peux hélas ! rien faire pour vous pour le moment, mais je vous souhaite bonne chance dans votre nouvelle voie.

  15. Virginie dit :

    Eh bien Léa Jane, mais c’est du roman, de la nouvelle .. enfin que duplaisir. On rit, on sourit, on s’imagine. Garde la deuxième personne, cela donne du style, Ton
    style et qui donne un rien plus léger et moderne au roman et à nous lecteurs l’envie de le lire … à quand la suite !!!

  16. joaquim dit :

    Mes respects !

  17. Morgane dit :

    Mon pote Oscar dit souvent la chose suivante : « dans la vie, il faut toujours viser la lune car même en cas d’échec, l’atterrissage se fait dans les étoiles… », comment dire que pour toi Léa :-) , bien que les étoiles filantes soient très jolies, ce qui t’attend très certainement au terme de cette éciture est sans aucun doute un réel succès!!!

  18. Nelly dit :

    C’est plein d’humour, perspicace, le rythme est
    enlevé, tu ne t’ennuies pas une seconde, tu as envie de lire la suite et même que ça ne s’arrête pas. Bravo Léa Jane !

  19. Eliette dit :

    Heu, on pourrait pas avoir la suite ? s’vous plait !

  20. anne-laure dit :

    J’ai bien ri et eu envie de lire la suite ! Et finallement quand j’y réfléchi c’est assez dur de trouver les 2 dans un livre. Donc bravo ! fais moi signe lorsqu’il sera édité, je l’achète !

  21. Bottasso dit :

    B-R-A-V-O !!!! Non seulement je me suis régalée à te lire mais en plus, tu m’as donné l’impulsion de m’y mettre moi aussi ! (même âge, même besoin !) Hâte de lire la suite !!! Allez…au boulot !!!
    Nathalie

  22. sophie dit :

    Effectivement, georges Etienne, je suis d’accord avec vous ! Léa Jane a un sens de l’humour qui m’enchante ! Et quelle fluidité et rythme dans l’écriture ! Un merveilleux talent à exploiter ! Tenez bon, vous allez réussir, j’en suis certaine !
    Bien à vous

  23. kajak dit :

    Il y a des dons qu’il serait indécent de ne pas exploiter

  24. Alexandra dit :

    Bonjour Léa
    Je reconnais l’influence de notre De Buron que moi aussi j’adore ! Un régal donc de lire ton ton rythmé et caustique ! Il était temps que quelqu’un (en france car il y a des auteures anglaises très drôles) prenne la relève ! Vas y fonce !

  25. Gaëlle dit :

    voir le drolatique en tout est un don, le restituer ainsi est un talent : celui de colorier le quotidien au feutre bariolé de la dérision… Léa Jane dérobe les phrases, cambriole les instants, pour les mieux cajoler et les offrir sur un coussin de velours.. vitriolé !

  26. lou dit :

    Qui a dit que les français (e) n’avaient pas un humour mordant !!!! bravo

  27. Isabelle dit :

    J’apprécie la distance marquée par l’emploi de la 2ème personne du pluriel. Cela donne une nouvelle dimension au côté drôle de votre histoire. La lecture est d’une grande légereté, souplesse grâce à cela. Je pense que l’utilisation de la première personne n’y rendrait pas autant de volume . Qu’en pensez-vous ?
    J’ai pris beaucoup de plaisir à vous lire. Merci. Continuez !!!

  28. Isa dit :

    Merci pour la suite ! Un seul mot à dire : hilarant mais trop court :-)
    Continuez, je suis sure que vous y arriverez !
    Et encore un bout de suite ?

  29. Solange dit :

    Et je vous verrais très bien aussi faire carrière comme journaliste dans un magazine féminin …

  30. anne dit :

    Heu, je reprendrais bien un peu de suite !!!!!

  31. Le mec de Fred dit :

    De la vraie LITTERATURE chick lit’, J’adore !
    Non sans rie c’est bien écrit, subtile et bcp de 3ème degré pour qui lit entre les lignes. Bravo !

  32. Fred V dit :

    On aime ou on n’aime pas. Mais ne laissez jamais quelqu’un vous dire que vous n’avez pas le talent de jouer avec les mots. Un vrai talent et un vrai sens de l’humour, beaucoup d’auto-dérision, j’adore !

  33. Anne dit :

    Pétillant, drôle, bien écrit ! Maintenant ça m’énerve de ne pas pouvoir lire la suite. Y a pas moyen ? En vous l’achetant ?

  34. philbret dit :

    C’est fou tous ces avis d’encouragements positifs convergents! Soit vous avez du talent, soit ça sent le cirage de pompes. Hou là ! Calmez-vous les meufs, c’est de la provoc. Faut bien un macho de service non?

    Bon alors, j’ai réussi à tout lire sans m’ennuyer mais le texte exposé ne doit pas tenir sur plus de cinq pages. Il va falloir tenir le rythme pour boucler les 280 pages avec autant d’humour.

    Je suppose qu’il n’y a là que des extraits mais que le script en lui-même contient plus de caractérisations de personnages et de détails croustillants. Le style à la deuxième personne est innovant, pas gênant, mais ne risque t’il pas de s’essouffler sur la durée? Pas sûr non plus que ce soit bien vu coté éditeur. C’est un détail sans importance à ce stade.

    Le contenu sent le vécu, il s’agirait alors plus d’un récit que d’un roman, mais attention car le vécu seul obstrue souvent la voie à un environnement plus riche en émotions. L’écrivain doit vraiment prendre beaucoup plus de recul et de mixage que sa propre expérience.

    Une petite question qui me trottine dans le cerveau (ça vous gêne que j’en ai un ?). Vous avez un plan de bataille, un séquencier, une structure établie ou vous écrivez au fil de l’eau comme ça vous vient?

    • leajane dit :

      J’aime assez l’idée que vous deveniez notre macho de service :-)

      Pour ce qui est des encouragements positifs, ben, je ne diffuse pas les négatifs. Non je plaisante ! Il n’y en a qu’un que je n’ai pas publié jusqu’à ce jour car trop… « Impoli ».
      Peut-être qu’à ce stade, ne faisant rien de mal à personne, lol, et étant inconnue, les gens qui n’aiment pas se contentent de le penser sans l’écrire. ça changera quand je serai publiée, ne vous inquiétez pas :-)

      Sinon c’est un vrai roman sans inspiration liée à mon vécu même si je pioche comme tout le monde dans quelques détails réels pour construire les personnages ou les situations. Je m’épile par exemple, vous voyez ça c’est vrai !

      Pour le « vous », nous verrons au final. Si c’est bien « fait », les lecteurs l’oublieront… Sinon…

      Enfin, pour répondre à votre dernière question (c’est bon, un homme avec un cerveau:-), j’ai commencé par créer la structure globale du roman, une grille avec les traits des personnages, décidé du début et de la fin avec l’ensemble des « temps forts » qui rythment cette aventure et j’ai également des petits carnets où je note l’ensemble de mes anecdotes.
      Pour le reste, j’écris au fil de l’eau…

      Alors est-ce que je tiens le rythme sur 280 pages ?
      J’en suis au 3/4 aujourd’hui et n’en suis pas mécontente mais c’est effectivement ma première préoccupation.

      @ bientôt et merci !
      Léa

  35. Elodie dit :

    Moi, j’ai eu la chance de te lire en entier (oui, ça va faire des jaloux !)et que dire sinon un grand BRAVO ! C’est léger tout en étant spirituel, on ne s’ennuie pas une seule seconde (Philbret, je pense que Léa tient non seulement le rythme mais qu’il s’intensifie au fil du roman), c’est très très drôle (ce que je reproche souvent aux auteures de chick lit française qui ne le sont pas vraiment), c’est plein de tendresse, on attache aux personnages, et quand on le ferme, on n’a qu’une envie, lire le tome 2.
    Tu m’as fait l’honneur de me demander mon avis car mon métier c’est critiquer les livres des autres et je te donne un 9,5/10 juste pour que tu essaies d’obtenir un 10 pour le tome 2.
    Je suis certaine que tu trouveras très vite ton gentil éditeur… Sinon, c’est à ne plus rien y comprendre…

  36. Stéphane dit :

    Bravo ! Mais les éditeurs ne sont pas gentils ! Et n’ont pas le sens de l’humour en général. Prépare-toi à une bataille acharnée et surtout ne perd pas le tien !

  37. Caro dit :

    Trop court ce premier chapitre !! snif ..
    Faites vite les éditeurs, je veux lire la suite

  38. Didier dit :

    Votre style m’enchante ! Vous m’enchantez Léa ! Merci pour ce rayon de soleil.

  39. koko dit :

    moi j’aime ce VOUS ! C’est innovant et met du rythme ! Ne le changez pas !

  40. Yano dit :

    « Cette œuvre est protégée par une certification CLEO qui confère à son auteur une date de création certaine sur son œuvre. »

    Livre très agréable à lire, fluide, léger..Bravo.
    Autrement la certification CLEO, m’intresse.
    Pourriez vous me donner les références, ou tout autre copyright. Merci.

  41. barrylou dit :

    Quel magnifique blog ! Quelle magnifique plume !

  42. Helaine dit :

    Vraiment très, très drôle, plein d’esprit et si bien écrit ! j’ai mis ce blog en favoris, ça fait trop de bien de rire. Et j’attends impatiemment le livre entier… Bonne continuation.

  43. Alexandra schirmeyer dit :

    Qui a dessiné votre couverture ? Elle est très belle ! Où peut-on se procurer votre livre ?

    • leajane dit :

      Merci Helaine et Alexandra (et tous les autres !)

      Pour la couverture, c’est juste quelque chose de provisoire concocté avec mes petites mains :)
      Pour donner le ton et que le lecteur (ou éditeur)sache de suite qu’il ne va pas ouvrir un polar ou un roman historique…
      Pour mon livre, il faudra un peu de patience pour lire la suite. Le temps que je trouve un éditeur !
      @ bientôt
      Léa

  44. Annette dit :

    Continuez comme ça ! C’est génial ! J’espère que vous trouverez très vite un éditeur pour qu’on puisse lire la suite !

  45. Sarah dit :

    J’adore le ton de l’extrait de votre roman et du reste du blog. Je pense que j’aurai envie de le lire quand il sortira. C’est si rare de rire et de passer de bons moments de nos jours. Bien à vous
    Sarah

  46. Sarah dit :

    Et vous aviez parlé de nouvelles croustillantes ! Avez-vous trouvé un éditeur ?
    Bien à vous
    Sarah

  47. Vally dit :

    Cet extrait est très prometteur ! Le ton est gai et dynamique. ça change de ce qu’on lit en ce moment. Très envie de découvrir de ce qui attend Léa en vacances !!!
    Bonne chance pour votre démarche de recherche d’éditeur.

  48. jsmunich dit :

    Bonjour,
    Le blog est bien ficelé et accrocheur. J’y suis arrivé par hasard via le post sur Meetic VIP, qui m’a beaucoup plus. Après quelques clics, j’arrive à ce roman sympathique. Je n’en est lu que les premières lignes et je vais devoir me remettre au travail. Je me promets de revenir. Je voudrais d’abord livrer une première impression. Comme il a déjà été écrit, la deuxième personne du pluriel n’est peut-être pas le bon choix. Que penseriez-vous d’une narration impersonnelle. Par ex :
    Dans la vie, ce qu’il y a de bien, c’est que tout a une fin…
    Plus qu’une journée de boulot et ce seront les vacances d’été ! Bien méritées, après cette année menée à un rythme d’enfer à courir après une promotion _ jamais obtenue _, mais espérée avec raison, ne serait-ce que pour avoir supporté, sans broncher, les humeurs du patron. Parlons-en, du patron. Monsieur Courtevue n’est pas en soi un homme désagréable……

  49. leajane dit :

    Merci « Jsmunich » pour cet avis !
    J’avais fait un petit sondage auprès des lecteurs lors du démarrage de ce blog et le « vous » l’avait emporté haut la main :-)
    Je comprends que la deuxième personne du pluriel puisse surprendre certaines personnes au départ. Au fil des pages, on n’y pense plus (dixit les lecteurs tests)… Comme je l’ai déjà dit, j’écris naturellement à cette personne. Sans doute cela fait-il partie de mon style d’écriture, tout simplement… En tout cas, pour cette trilogie des aventures de Léa jane.
    Au plaisir de vous lire et de connaître votre avis lorsque vous aurez lu cet extrait.
    Léa

  50. Virginie dit :

    hello,
    Ben moi aussi je l’ai déjà dit mais garde la deuxième personne, cela donne du style, Ton style et qui donne un rien plus léger et moderne au roman et à nous lecteurs l’envie de le lire.
    Je trouve que changer ton style de narration serait dénaturer ce que tu as voulu y mettre au départ en fait.
    Mais Munich, je ne dis pas ça « contre » votre commentaire. Chacun a le droit d’avoir ses préférences et son avis, l’intérêt, c’est d’échanger !

  51. Agnès et gilles dit :

    Avez-vous trouvé une maison d’édition?

    Notre association est aussi éditeur. Nous proposons de vrais contrats éditoriaux…En bref, pas de frais pour l’auteur…uniquement un pourcentage sur les ventes. Si vous êtes intéressé, contactez-nous par mail

    Agnès et Gilles

  52. Pierre dit :

    Bonjour,

    Notre maison d’édition tout-numérique recherche des textes de qualité. Votre extrait de roman ne m’attire pas, mais j’y devine des qualités d’écriture. Alors, autre chose? Pourquoi pas. Si vous en avez envie, faites un tour sur notre site : http://www.lettropolis.fr. Nous travaillons dans la clarté, y compris pour refuser des textes. Eh oui… nous faisons partie de ceux qui « y croient ».
    Sincères salutations.

    • carole dit :

      Hum, en plus d’être de l’édition numériQUE, c’est du compte d’auteur que vous proposez sur lettropolis, NON ? Même si je n’ai pas tout compris au concept.

    • leajane dit :

      @ Agnès, Gilles et pierre : merci, mais c’est désormais mon agent(e), Virginia Lopez-Ballesteros, qui gère mes petites affaires.
      @ pierre tout seul : je suis allée visiter votre site et je n’ai effectivement pas bien compris si vous proposez des contrats à compte d’auteur ou d’éditeur ?

      @ bientôt à tous !

  53. Julien LR dit :

    J’ai trouvé ça drôle et dynamique. Le patron me rappelle le mien… Je lirais bien la suite. Avez-vous trouvé un éditeur et quand pourrons-nous nous procurer ce livre ?
    Bonne continuation et bravo également pour votre blog. J’ai ai eu un fut un temps mais c’est vraiment beaucoup de travail…

  54. suzanne dit :

    Si le roman est à l’image de cet extrait et du reste du blog, j’adhère de suite ! Bravo, c’est bon de rire… qui plus est sans être méchant, ce qui est rare !

  55. Annick dit :

    J’adore :) Dommage j’habite le Québec et je doute de pouvoir trouver la suite de ce roman sur les tablette du Québec :( Qui sais p-e pourrais je me l’offrir en e-books s’il vient qu’à être disponible. Si tel devait être le cas prévenez moi :) Bonne Chance

  56. Sandrine dit :

    Belle adéquation entre le fond et la forme. J’aime beaucoup et serai ravie de le lire dès sa sortie !
    Bonne continuation. Je le découvre aujourd’hui, mais bon anniversaire également.

  57. Edwige zigman dit :

    Tombée sur ce blog par hasard, j’apprécie vraiment la plume ! Tant sur l’extrait que sur le blog. Bravo et persévérez, vous allez y arriver c’est sûr !
    Y a-t-il un moyen de laisser son adresse mail pour être averti de la sortie du livre ?
    Merci
    Edwige

  58. Marc AU dit :

    Je suis admiratif devant votre volonté et pugnacité. Je vous souhaite vraiment d’y arriver. Très beau blog, sinon !

  59. Ines dit :

    Wahou Léa Jane, j’adore votre blog que je viens de découvrir ! Pourquoi n’êtes-vouspas encore éditée, c’est tout ce que j’aime et que je peine à trouver parmi des comédies US mal traduites !

  60. Sim dit :

    Bravo et merci ! je trouve ça très bien. Très beau blog. J’achète !

Répondre