Écrire un livre, c’est facile !

26 octobre 2011

Bon, je vous l’accorde, le titre est un brin provocateur…
Écrire un livre n’est pas si facile ! Il faut trouver l’inspiration, construire les personnages, ficeler l’intrigue, travailler son style, tenir le lecteur en haleine, écrire un premier jet, tout effacer, réécrire, corriger, corriger, corriger…

Quand on lit un roman, tranquillement installé sous sa couette, on ne se rend pas forcément compte du travail que ça représente. Il faut dire qu’on aime bien les légendes : elle écrivait une petite bafouille dans son journal intime à la terrasse d’un café lorsqu’elle rencontra un bel inconnu (un éditeur !!!) qui, ébahi par son style, publia sur le champ son ouvrage et l’épousa !

Quoi qu’il en soit, écrire est pour moi le plus facile ! J’adore ça ! Je ne me sens jamais aussi bien que lorsque je suis enfermée dans mon bureau, sans un bruit, avec mes personnages pour seuls compagnons. J’y passerais des heures, une vie…
Mais je ne me rendais pas compte qu’écrire un livre était bien autre chose ! Si on souhaite le publier, en tout cas…

Il faut d’abord trouver un éditeur et le chemin est long et semé d’embuches. Vous recevez tout un tas de petites lettres plus ou moins sympathiques qui vous expliquent que malgré TOUTES les qualités de votre manuscrit, celui-ci ne correspond pas EXACTEMENT à ce qu’ils recherchent actuellement. Lorsque vous leur demandez ce qu’ils recherchent EXACTEMENT, ils vous répondent qu’ils ne savent pas EXACTEMENT, mais pas ça, en tout cas !
Même si on est d’un naturel optimiste, il faut bien dire que cette étape a quelque chose de très démotivant. Mais un jour, vous recevez LE coup de fil ou LE mail tant attendu et là, vous sautez au plafond, buvez une coupette ou deux, terminez la bouteille et c’est reparti, vous voilà gonflée à bloc pour écrire une bonne dizaine de nouveaux romans.
Sauf que voilà, il vous faudra à nouveau chercher un éditeur. À moins que…
Allez, la semaine prochaine, on explore de nouvelles pistes…


Léa Jane change de nom…

27 septembre 2011

Bonjour à tous !

Ça fait un moment que je ne vous ai pas donné de nouvelles… Je n’ai pas d’excuse, je n’avais tout simplement plus envie de bloguer. Ce sont des choses qui arrivent…
Mais je sens que ça me titille depuis quelques semaines. Je vais donc essayer de reprendre les choses là où je les avais laissées.
Alors quelles sont les news ? D’abord, j’ai changé de nom ! Ou plus exactement, j’ai repris mon nom. Ceux qui ont suivi mes petites aventures savent que "Léa Jane" est l’héroïne d’un de mes romans. De fil en aiguille, tout le monde a fini par m’appeler comme ça. Mais aujourd’hui, j’ai décidé de la laisser vivre sa vie. On en reparlera…
Dorénavant, vous pouvez m’appeler Krystel !

Deuxième nouvelle et non des moindres : j’ai la joie de vous annoncer la sortie prochaine de mon roman jeunesse, "La vie secrète de Benjamin Mouchebœuf".
Ce qui mérite bien une petite coupe de champagne !
Un roman d’aventures à la fois ancré dans le monde réel et fantastique, destiné aux plus de 8 ans (les grands sont aussi les bienvenus). Édité par les éditions Volpilière, vous le trouverez en librairie le 15 novembre 2011.
Je suis impatiente et un peu fébrile à l’idée de cette rencontre tant attendue avec les lecteurs. En tout cas, c’est une merveilleuse aventure qui se poursuit !


Une nouvelle maison d’édition participative, Patrick Le Lay lance M@n éditions.

14 avril 2011

Je me sens un peu rouillée après cette longue absence ! J’ai l’impression de revenir dans une maison qui n’aurait pas été habitée depuis longtemps. Je pense que je vais passer un petit coup de peinture dans les jours qui viennent et réagencer le tout. En attendant, je me lance…

Vous en avez peut-être entendu parler, Patrick Le Lay, l’ex-PDG de TF1 lance un nouveau concept d’édition en partenariat avec l’éditeur Léo Scheer. À mi-chemin entre My Major Company Books et France Loisir, M@n (c’est son petit nom) se veut participatif.

Chez My Major Company, vous misez de l’argent sur un auteur pour devenir coéditeur de son livre et lorsque la cagnotte atteint les 20 000 €, banco, il est édité.
Chez M@n, vous devez débourser 50 € pour devenir membre de la communauté. Ce qui vous donne le droit de déposer votre manuscrit pour le soumettre à l’avis du public, de voter pour votre roman préféré et de recevoir la sélection des 3 livres édités par le site. D’où le parallèle avec France Loisir…

La question est : y a-t-il un intérêt pour un lecteur lambda de faire partie de cette communauté et de recevoir des livres qu’il n’aura pas forcément choisis ?
L’autre question est : y a-t-il un intérêt pour un auteur de faire partie de cette communauté alors qu’il est si facile de faire éditer son livre ? Je plaisante, bien sûr ! Pour l’auteur, la part de rêve que véhicule ce genre de concept est plus qu’évidente. Et le nombre de Français ayant un manuscrit dans leur tiroir est énorme.

Qu’on le veuille ou non, les auteurs sont donc devenus une cible courtisée… Un vrai marché !
Après la ménagère de moins de 50 ans, voici venu le temps de séduire l’aspirant écrivain de 18 à 99 ans…
Affaire à suivre ici : www.editions-man.com


Une petite interview de Léa Jane par Sophielit

12 juillet 2010

Une fois n’est pas coutume, c’est une petite interview de votre "serviteuse" que je vous propose. Sophielit, celle qui lit beaucoup beaucoup, a décidé de donner la parole à ses amis blogueurs cet été et j’ai eu l’honneur d’y participer. Merci Sophie ! En prime, je vous présente ma vraie trombine…

Pour inaugurer cette rubrique estivale, je vous présente Léa Jane et son blog pétillant http://www.roman-a-lire.com/.

Pourquoi ai-je voulu le partager avec vous ?

Parce que Léa a osé se laisser guider par ses envies, et que cela lui réussit ; parce que son blog est une mine de trouvailles, de bons mots et d’infos ; parce qu’on peut y lire sa plume d’auteur, de lectrice, de fille, de femme, d’intervieweuse, de maman…

1. Ton blog en quelques mots ?
Mon blog est né il y a un an lorsque j’ai décidé de faire une pause dans ma carrière et de tout plaquer pour réaliser un vieux rêve un peu fou… Celui de devenir écrivain.
J’ai eu envie de partager cette aventure avec les internautes, de leur raconter mes joies, mes doutes, ce qu’était le travail d’un auteur, mon Koh-Lanta de l’édition… Mais aussi de me confronter à la critique des lecteurs en mettant des extraits de mon premier roman en ligne.
C’était aussi un moyen de réussir mon “coming out” professionnel
Je ne voulais surtout pas que ce blog devienne polémique et “tape” sur le monde de l’édition en décourageant au passage les auteurs en herbe. Je souhaite juste que les lecteurs passent un bon moment en lisant mes petits billets, qu’ils se sentent bien sur mon blog et que cela leur donne envie d’essayer de réaliser leurs rêves.
Aujourd’hui, si je devais faire un petit bilan, je dirais qu’il n’y a que du positif ! Ce que je préfère par-dessus tout, ce sont les échanges avec d’autres auteurs (édités ou en devenir, comme moi), des éditeurs ou des passionnés de littérature. Et les merveilleuses rencontres qui dépassent aujourd’hui le stade du virtuel. Certains internautes sont même devenus de véritables amis.

2. Comment créées-tu l’interactivité sur ton blog ?
En réalité, je n’ai pas vraiment cherché à créer de l’interactivité ou à mener des actions marketing pour booster l’audience de mon blog. Les choses se sont mises en place d’elles-mêmes. Devenir écrivain est le rêve de 3 Français sur 5 et nous avons vite formé une petite communauté. Mon inscription sur Facebook a quand même accéléré les choses.
Je fais également beaucoup d’interviews d’auteurs qui nous racontent leurs parcours jusqu’au Mont Edition. J’aime cette notion de partage d’expériences et mes lecteurs aussi.
Dans le même registre, j’ai lancé un appel à témoins sur le thème “patron, boulot, bobo” (le tome 2 de mon roman traite de l’univers impitoyable du monde du travail). J’ai invité les internautes à partager leurs petites aventures ou mésaventures dans leurs recherches d’emplois ou expériences professionnelles et j’ai reçu un nombre incroyable de réponses.

3. Que devient ton blog pendant les vacances ?

Vacances ou pas, l’activité sur mon blog est surtout fonction de mon rythme d’écriture sur mes romans. Il y a des jours où je me lève à 5h00 et où mes personnages s’emparent de moi et ne me lâchent plus jusqu’au soir. Dans ces moments-là, je suis incapable d’écrire sur mon blog, de répondre au téléphone ou de parler à qui que ce soit. En ce moment, je travaille sur 3 histoires en même temps et je me fais tirer les oreilles par mes amis blogueurs !
Je vais tirer le rideau quelques semaines en août pour prendre de vraies vacances. Me retirer dans dans ma tanière, un endroit reculé sans eau ni électricité (nan, je plaisante !), mais sans Internet et donc sans blog ! Mener une vie presque monacale (excepté le mojito et 2 ou 3 autres petits détails) et terminer tranquillement les livres en cours.

4. Que lis-tu pendant ces vacances ?

En ce moment, j’écris pour les enfants et les adolescents. Je suis donc montée au grenier chez mamie Jane et j’ai ressorti les livres que je dévorais étant enfant. Je redécouvre la bibliothèque verte, le club des 5, Fantômette et les autres…
Pour comparer mes vieux souvenirs avec ce que lisent les ados d’aujourd’hui, j’ai aussi mis dans ma valise :
• Un été de choc de Meg Cabot
• Si par hasard c’était l’amour de Stéphane Daniel
• Le retour de l’allumeuse de E. Lockhart

5. Quels sont tes projets de rentrée pour le blog ?
Ma bonne résolution pour la rentrée est de poster tous les jours ! Bon allez, tous les deux jours… J’ai prévu un format un peu plus court, mais quand je suis lancée, j’ai souvent du mal à m’arrêter. Je vais créer une nouvelle rubrique dans le genre “Léa les bons tuyaux”, avec une foule de conseils qui pourront servir aux auteurs en herbe, les nouvelles formes d’édition, les pièges à éviter…
Je vais également lancer un petit truc assez rigolo (enfin, j’espère), pour mettre en scène mes textes. Mais ça, vous le découvrirez à la rentrée !
Enfin, j’espère avoir l’immense joie de vous annoncer que ça y est, mon roman va être édité et vous faire partager la suite de cette belle aventure.

Je vous invite à découvrir le blog de Sophielit, une amie blogueuse et bientôt auteure…


My Major Company Books : qui sera le Grégoire de l’édition ?

27 mai 2010

Toi, plus moi, plus eux, plus tous ceux qui le veulent,
Plus lui, plus elle, et tous ceux qui sont seuls,
Allez venez et entrez dans la danse,
Allez venez, laissez faire l’insouciance.

Tout le monde connaît Grégoire et la façon dont les producteurs internautes de My Major Company l’ont propulsé en tête des hits !
Celui qui est derrière tout ça est le fils Goldman. Oh là là, ce qu’il ressemble à Jean-Jacques !
La grande nouveauté, c’est qu’ils se lancent dans le domaine de l’édition en s’associant avec XO.
Même principe participatif : les internautes peuvent devenir coéditeurs et participer au lancement du livre en misant des sous sur un auteur.

Dès que vous avez récolté 20000 euros, vous signez un contrat chez XO avec un tirage minimum de 10000 exemplaires. Sympa !
Bon, 20000 euros, c’est une belle somme et il vaut mieux avoir pas mal d’amis ou une grande famille…
Le site vient tout juste d’être lancé et une auteure a déjà récolté plus de 10000 euros !

Certains auteurs sont mis en avant avec présentation, extraits du livre, vidéo et photos (très pros) et une mention spéciale "sélection MMC Books". Kesako ? Voici ce qu’on trouve sur leur FAQ :

Qu’est-ce que la Sélection MMC Books ?
En vous inscrivant sur My Major Company Books, vous êtes d’abord "au banc d’essai". Les internautes peuvent découvrir vos extraits et votre univers, mais ne peuvent pas encore miser sur votre livre.
L’équipe de MMCBooks lit tous les textes postés sur le site et sélectionne les livres qui obtiennent une jauge et sur lesquels les internautes peuvent miser : c’est la Sélection MMC Books.

Je trouve le concept plutôt sympathique, même si j’émets quelques réserves quant à sa déclinaison dans le monde de l’édition. Écouter une chanson prend 3 ou 4 minutes, alors qu’un livre… je ne sais pas vous, mais moi, j’ai besoin de le lire en entier pour savoir s’il me plaît !

Mais comme je suis joueuse et que le monde de l’édition est très très difficile, ça pourrait me tenter…
Allez, faites 4 chèques de 5000 pour Léa Jane et on n’en parle plus !!!

En savoir plus : MyMajorCompagnyBooks


Le blog de Léa Jane souffle sa première bougie !

4 mai 2010

Comme le temps passe vite… Cette semaine, c’est l’anniversaire de mon petit blog qui souffle sa première bougie ! Alors, joyeux anniversaire my blog !
Il y a un an, je décidais donc de faire un break pour me consacrer à l’écriture et d’ouvrir ce blog pour partager cette aventure.

L’heure du premier bilan a sonné :

- Le premier tome des aventures de Léa Jane "Fiche-moi la paix Cupidon!" est bouclé.
Une histoire d’amour, de ruptures, d’infidélités, mais avant tout une histoire d’humour…
Sur ce point, je suis assez contente, car la première partie de ma mission est accomplie. Au départ, lorsque vous couchez les premiers mots, les premières lignes, les premiers chapitres, vous avez des doutes… Car vous ne pouvez pas savoir si vous serez capable d’écrire toute une histoire.
Donc, expérience très positive sur ce point !

- Le second volume est en cours d’écriture. Léa Jane découvre que dans le monde professionnel, il y a toujours pire ailleurs ! Chercher un emploi, apprendre à déjouer les pièges de ses collègues et patrons… Bienvenue dans l’univers impitoyable du monde du travail !
Est-ce que c’est plus facile d’écrire un tome 2 ? Oui et non. Réponse de Breton(ne) !
Oui, parce que si on en a déjà écrit un…
Et non, parce qu’on se demande s’il sera aussi bien, mieux, moins bien… Et surtout parce qu’en parallèle, on attend que le tome 1 soit édité…

- Un troisième roman (top secret) est également en cours d’écriture. Oui, je suis tombée dedans et je n’arrive plus à m’arrêter !

Et côté édition…
Côté édition, comme certains le savent, j’ai trouvé un agent littéraire : Virginia López-Ballesteros. Et pour moi, c’est déjà un grand pas. Certains y sont hostiles, d’autres ont peur de je ne sais quoi, ont des à priori…
Moi, c’était mon choix et j’en suis ravie. D’abord, parce qu’elle connaît bien mieux que moi le monde de l’édition et ensuite, parce que ça me permet de me concentrer uniquement sur l’écriture.

Et maintenant ? On adopte la position du lotus et on croise les doigts. Remarquez, faut être souple ! J’essaie (je dis bien "j’essaie") de la laisser travailler tranquillement.
Ça paraît super long pour celui qui attend (en l’occurrence moi) ! Et pour les autres aussi, à en juger par le nombre de :"Alors, c’est quand que tu vas être éditée ?" que je reçois chaque semaine.
C’est un monde où il faut être patient. Très patient. J’ai gagné au moins 2 échelons sur l’échelle de la zénitude avec tout ça.

Et côté blog…
Je remercie du fond du cœur les personnes qui ont pris le temps de parcourir ce blog, celles qui m’accompagnent et qui m’envoient plein de petits messages d’encouragements.
J’ai également fait de très belles rencontres, des auteurs, des blogueurs, des éditeurs (un merci particulier à Laura Mare et Élisabeth Robert de La Volpilière).
En tout cas, je ne regrette rien, c’est une très belle aventure…

Et la suite…
Administrer un blog demande quand même un peu (beaucoup) de temps, de travail et de rigueur…
C’est parfois difficile à concilier avec l’écriture d’un roman. Alors avec deux, je ne vous dis pas !
Parce que je suis concentrée sur mes histoires et que je ne peux pas vous dévoiler tout ce qui passe dans ma p’tite tête…
Je vais donc légèrement modifier le format de ce blog. Enfin, vous verrez…
Allez, c’est parti pour une deuxième année ! Qui m’aime me suive. À l’attaque du Mont Édition, plus motivée que jamais !


Salons du livre : un écrivain, ça mord ou pas ?

27 avril 2010

Ce week-end, j’ai profité du Salon du livre de Châteauroux pour rendre visite à quelques auteurs rencontrés sur la toile. De jolies rencontres comme je les aime…

Mais je me suis rendu compte que la vie d’auteur n’est pas si facile (enfin ça, je le savais déjà, mais j’en découvre tous les jours !).

Un salon du livre, c’est une centaine d’auteurs avec des centaines de livres à découvrir.
Un salon du livre, ce sont des écrivains que vous ne connaissez pas forcément, assis derrière de petites tables avec leurs petits noms.

On s’approche, ça mord ou pas ?
Vous passez nonchalamment, jetez un coup oeil insistant-mais-pas-trop à la couverture du livre, n’osez pas le toucher, de peur… qu’il ne vous morde ?
Peut-être vous dites-vous qu’une fois dans vos petites mains, vous n’allez jamais oser le reposer sans l’acheter, juste sous le nez de l’auteur !

Mais rassurez-vous, un écrivain comprend très bien que vous ne pouvez pas acheter TOUS les livres !
Et  souvenez-vous d’une chose : un auteur n’est pas un vendeur ! Même s’il est bien entendu ravi que vous achetiez son livre et que vous l’aimiez, c’est avant tout un être passionné ! Alors, n’ayez pas peur, approchez-vous et discutez avec eux… Ce sont des gens adorables qui n’ont qu’une envie : partager cette passion !
Ils vous expliqueront pourquoi ils ont choisi tel ou tel thème, les messages qu’ils ont voulu faire passer ou leur parcours d’auteur… Et ça, c’est très intéressant !

J’ai essayé de me projeter 5 minutes de l’autre côté de la table et je me suis dit que ce n’était pas si simple…
Regarder les gens qui passent, sourire mais pas trop, engager ou non la conversation avec les personnes qui s’attardent devant vous, séduire sans agresser… Pfiou, tout un métier auquel l’auteur n’est pas forcément préparé ! Enfin, tout dépend de votre caractère. Certains auteurs sont très à l’aise dans la phase promotion, d’autres sont plus timides ou réservés. En clair, ce n’est pas parce que vous écrivez de bons livres que vous êtes un grand communicant prêt à haranguer les foules…

J’aurais deux ou trois petites suggestions à faire aux organisateurs de salons :

La première (soufflée par ma cop Caro) serait d’installer les auteurs sur des tables et chaises hautes, genre tabouret de bar ? Pas pour boire un godet… encore que ! Mais comme vous êtes observateur, vous avez noté que le visiteur se tient debout alors que l’auteur est assis et que l’un regarde l’autre de haut et vice et versa. Ça n’a peut-être l’air de rien, mais être au même niveau facilite l’échange. Faites donc l’essai, du haut de vos 1m60, discutez avec un champion de basket (et sans talons s’il vous plait !), et vous verrez ce que je veux dire…

La seconde serait de placer devant les auteurs des petits papiers avec la quatrième de couv du livre. Le lecteur intéressé pourrait faire tranquillement son choix et acheter l’ouvrage, non pas directement à l’auteur, mais à la boutique du salon.
Bon, ok, ça obligerait le lecteur à faire un deuxième tour de salon pour la petite dédicace et au niveau logistique, que tout le monde s’y retrouve sur qui a vendu quoi !  Je ne suis pas organisatrice de salons… N’empêche que ce serait plus agréable pour tout le monde.

Quoi qu’il en soit, un salon du livre, c’est avant tout une fête. Un plaisir partagé entre auteurs et lecteurs. Et ça, c’est à ne manquer sous aucun prétexte. En tout cas, moi j’ai hâte !

* photos :  jolies rencontres Nicole Voilhes et Marie-Laure Bigand (Laura Mare), Caroline Vermalle (Calmann Levy) et Elisabeth Robert (La Volpilière)


Terminé le baby blues. Léa jane est à nouveau enceinte … Mais de quoi ?

16 avril 2010

Et voilà, je suis de retour !
Après un bon bain de foule dans notre chère capitale, salon du livre oblige…
Comment c’était ? Super !
Bon, je n’ai pas fait 1 heure 1/2 de queue pour avoir un petit autographe de Musso, Werber ou Anna Gavalda…

Mais j’ai fait de très belles rencontres. A commencer par mon agent(e), venue de Madrid pour l’occasion, mais aussi des éditeurs (mon futur éditeur ?) et des auteurs adorables (Myriam Chirousse, Sarah Farri et j’en passe…).
Et je vous dis pas la fierté d’arborer mon premier pass "auteur".
D’accord, un rien me met en joie !
Ce qui est amusant, c’est de voir la tête des gens qui scrutent votre petit sésame et tournent les talons en voyant votre nom : pffff, même pas connue celle-là !
N’empêche que c’est génial pour éviter la cohue à l’entrée du salon ou sortir faire une petite pause sandwich chez Momo (quoi, vous ne connaissez pas Momo ?).
Sauf que du coup, avec ces allées et venues, j’ai perdu Monsieur Jane et Loupichat et on a dû faire un appel au micro, mais bon, je vous passe les détails…

Et après ?
Ben après… vacances, Bretagne, soleil (si !), plage (j’vous jure), fruits de mer… Le pied ? Ben non !
La tête n’y était pas ! Je me sentais bizarre, passant du rire aux larmes, envie de tout mais envie de rien, oppressée, pressée, stressée, avec une drôle de sensation qui me retournait le bidon…
Je me suis dit, tiens tiens, ça me rappelle quelque chose, tu ne serais pas enceinte ma fille ?!
Mais non, rien dans le tiroir. Monsieur le test a été formel : Loupichat n’aura pas de petit frère. Enfin, pas cette fois !
Pourtant, je sentais qu’il y avait quelque chose à l’intérieur de moi qui grandissait et qui n’avait qu’une envie : SOR-TIR de mon corps !

Et j’ai fini par comprendre… Je suis tout simplement enceinte de mon deuxième roman !
Ces derniers mois, j’ai connu une petite période de baby blues après avoir confié roman numéro 1 à sa nounou. Tout ce que j’écrivais finissait dans la corbeille et je ne faisais que penser à ce qu’allait devenir mon premier bébé, si j’allais être une bonne mère… Mais heureusement, la nature est bien faite et je suis aujourd’hui prête pour ce second accouchement !

Alors, je me déclare officiellement en congé maternité !
On en profite, on se concentre, on s’enferme dans sa bulle, on laisse agir les hormones et on écrit…
Et si c’était des jumeaux ?


Hey Léa Jane, tu dors ou quoi ?

15 décembre 2009

Mais non, je ne dors pas ! Enfin si ! J’étais MA-LA-DE !

Oh, rien de méchant ! Juste le nez aussi rouge que mon bonnet et le cerveau droit tellement bouché que plus aucune petite phrase ne voulait en sortir.
Et quand je suis malade, je suis pire que mon jules, faut pas me parler !

Mais bon, ça va mieux, alors on s’y remet ! J’ai un peu de retard dans mes préparatifs de Noël et il va falloir mettre les bouchées doubles. Mais bon, ça c’est 3615 my life !

Et côté édition ? Pfffffffffffff, j’étais sûre que vous alliez me demander ça !
Et bien, ça fait pile 1 mois 1/2 que les premiers manuscrits sont partis…
A moi, ça me parait une éternité !
Alors, j’ai quand même eu quelques réponses … négatives.
"Malgré les qualités blabla, blabla, vous ne correspondez pas exactement à la nouvelle orientation que nous souhaitons donner à notre ligne éditoriale." Pfiou ! C’est pas du jeu ça !
C’est déjà quelquefois compliqué  de s’y retrouver et de cerner la ligne de certaines maisons mais si en plus il faut anticiper… Vous n’avez plus qu’à vous transformer en madame Irma !!!

Bon, sinon, j’ai eu aussi "désolé mais nous ne publions pas d’auteurs français dans cette catégorie". Heu,  je ne comprends pas trop la logique mais je pensais qu’avec mon nom (en prononçant bien, Léa Jayyyyyyyyyyyyne !), ça pouvait le faire !

Enfin, j’ai eu aussi quelques OUI et OUI peut-être…
Affaire à suivre très prochainement !!!


Obsédée textuelle !

1 décembre 2009

Le mot est tombé hier ! Le papa de Loupichat parlait, j’écoutais d’une oreille distraite, il a dit à la prunelle de ses yeux : "Mouche ton nez !", ça n’a fait ni une ni deux, j’ai dégainé mon super carnet, je tenais le nom du héros de mon conte pour enfants : Benjamin Moucheboeuf ! De fil en aiguille, j’ai pensé à autre chose, je me suis mise à griffonner… Loupichat pouvait toujours renifler et son papa râler, je ne pouvais plus m’arrêter !

Tu n’es qu’une obsédée textuelle !!! Je suis restée sans voix … Moi, une obsédée textuelle ?

D’accord, d’accord ! Je m’excuse à plates coutures mais quand les idées jaillissent, il faut savoir les saisir… C’est comme si un petit être maléfique s’emparait de mon corps et agissait à ma place. Il ouvre les vannes, me bouche les oreilles, me ferme le clapet, me tend une feuille et un crayon et hop, débrouille-toi mais ponds quelque chose de bon ! Si au moins, il pouvait corriger les fautes !

Bon, trêve de plaisanterie ! Pour écrire, chacun a sa petite méthode et ses petits trucs ! Pour ma part, il y a d’abord une longue période de "construction mentale". Je pense le fil de mon histoire, imagine les personnages, leur trouve des noms (très important pour moi car c’est comme ça qu’ils prennent vie), compose leurs caractères et comme un marionnettiste, commence à jouer avec les fils pour décider ce qui va leur arriver. Je noircis vraiment des tonnes de petits carnets. J’en ai partout à portée de mains et à défaut, il y a le frigo ou les tickets de caisse sur lesquels je gribouille.
Avant de démarrer vraiment la phase d’écriture, il me faut aussi un titre. Et une idée assez précise de la  scène de début et de fin.

Et seulement lorsque tout est relativement clair dans ma p’tite tête, je peux vraiment poser les mains sur le clavier et tout jeter. Et c’est parti mon kiki ! 6 heures par jour en général… Une écriture plutôt frénétique, peu de temps morts où je regarde les mouches voler…

Je n’écris pas d’un jet, reviens souvent en arrière, relis, corrige et rature au fur et à mesure sans attendre d’y mettre le point final !
Et la fin ? Ben, c’est clair, ce n’est jamais celle que j’avais imaginée au départ ! Parce que la plupart du temps, mes personnages n’en font qu’à leur tête et je me laisse porter par leur histoire.

Enfin, quand je dis JE… Vous avez bien compris que tout ça, ce n’est pas vraiment de ma faute !


Editer un roman : quelques chiffres…

24 novembre 2009


Lorsqu’on livre un match difficile, il faut toujours s’intéresser au terrain sur lequel on va jouer…

Dans le monde de l’édition, voici quelques chiffres intéressants que j’ai pu glaner ici ou là (et notamment sur le site de Marc Autret) :

Qui veut écrire un roman ?

On dit qu’1,5 millions de Français auraient au moins un manuscrit dans leur tiroir ! Et qu’un Français sur 5 rêve de devenir écrivain.
Alors 1) Je suis déçue parce que je ne pensais pas avoir le rêve de Madame toute le monde !
Et 2) Quand je pense au regard dédaigneux des gens lorsque gamine, j’annonçais que j’allais passer un bac Littéraire et non le sacro-saint bac scientifique, c’est assez rigolo !

Combien de manuscrits reçoivent les éditeurs ?

Un éditeur peut recevoir entre 100 et 8000 manuscrits par an. Bon, plus un éditeur est grand et plus il en reçoit… La moyenne étant de 1300 par an.
On comprend mieux que certains ne lisent pas tout, même si c’est regrettable, on est bien d’accord !
Le taux de rejet ? C’est là que vous allez hurler : 98% (chez les grands éditeurs)
Et oui, les futurs écrivains sont des fous !

Quel est le tirage d’un premier roman ?

Les chiffres sont très disparates en fonction des maisons et du potentiel de vente que représente votre livre. Aujourd’hui le premier tirage moyen chez un grand éditeur semble tourner autour de 3000 exemplaires. Il tombe à 300 ou 500 chez un petit éditeur. Trouver votre livre dans toutes les bonnes librairies devient alors très compliqué !
En plus, il ne faut pas confondre tirage et ventes réelles ! Et oui, les invendus de votre chef-d’œuvre reviendront à la case départ voire au pilon. La mise à mort, quoi !
Il n’empêche qu’avec un bon accueil de la presse et un buzz du tonnerre, votre petit livre peut connaitre de nombreux retirages…

Combien gagne un écrivain ?

Les droits d’auteurs sont d’environ 10% du prix de vente hors taxes du livre. (soit entre 1 et 1,5 euros par livre). Pour atteindre le smic, vous devez donc vendre entre 8000 et 12000 livres par an.
Bon, c’est sûr, si vous sortez un best-seller vendu à 1 million d’exemplaires, vous êtes à l’abri pour un moment… Sinon, on comprend pourquoi il est effectivement difficile de vivre de sa plume !

Heureusement que le père-Noël existe…

Et que certains chiffres vont rêver !

Marc Levy, toujours en tête, avec 1,5 millions d’exemplaires (chiffres 2008)

Guillaume Musso : 1, 3 millions d’exemplaires

Fred vargas : 1 million d’exemplaires

Anna Gavalda : 1 million d’exemplaires

Amélie Nothomb : 734000 exemplaires

Katherine Pancol : 696000 exemplaires

Eric-Emmanuel Schmitt : 496000 exemplaires

Muriel Barbery : 400000 exemplaires

Alors dans ma lettre au père-Noël, je commande un best-seller pour cette année, un autre pour 2012, puis 2015… Et après, on verra !


On écrit un roman… Et après ?

20 novembre 2009

J’ai donc terminé mon roman il y a un peu plus de 15 jours. Et alors ?
Ben, il faut bien l’avouer, j’ai eu un petit coup de mou ! Une sorte de baby blues…
L’euphorie a laissé place à un drôle de sentiment.

Depuis 15 jours, je regarde tendrement mes petits manuscrits, soigneusement alignés, pressés de rejoindre le royaume de l’édition. Je cible les maisons d’édition qui peuvent être intéressées par mon roman. Là, premières déceptions ! Fleuve noir, une de mes cibles préférées, ne prend plus de manuscrit ! C’est du moins ce qui est indiqué sur leur site Internet : "Les éditions Fleuve Noir n’acceptent pas de manuscrits, quelle que soit la forme sous laquelle ils sont envoyés."
Pfiou ! Ils ne veulent pas faire une petite exception même pour moi ? Ils ne savent pas ce qu’ils ratent…

Ce ne sont pas les seuls à afficher clairement cette politique. Michel Lafon, par exemple, adresse un gentil petit mot aux auteurs qui voudraient leur envoyer leur prose :"La maison d’édition fonctionnant uniquement avec son propre service éditorial et ses directeurs de collection extérieurs, nous ne pouvons pas recevoir et étudier les manuscrits nous arrivant par la poste. Nous vous souhaitons bon courage dans vos recherches."

Pour d’autres, c’est moins clair, mais comme chacun le sait, vous aimez vous transformer en Léa la fouine et disséquer les informations et interviews que l’on trouve à foison sur le net. Vous apprenez ainsi à identifier ceux qui préfèrent un «réseau de complicités littéraires et de recommandations d’amis qui connaissent leurs goûts et leur catalogue». Malheureusement, je ne connais pas leurs amis !

Qu’à cela ne tienne … Je ne suis pas la fille cachée de Marc Lévy ou de Nicolas Sarkozy, et alors ?
Quand on veut, on peut ! me disait toujours mamie Lucette.
J’ai donc fait un ciblage le plus fin possible et hop, quelques exemplaires sont en route pour l’aventure !

En référence à mon post précédent, ce qui m’a mis le moral dans les chaussettes, c’est d’être allée lire les blogs de tous ces auteurs qui cherchent en vain une maison d’édition depuis des mois voire des années.
Tous disent qu’avant de réussir à être édité, il faudrait déjà réussir à être lu ! Et qu’avec le manuscrit, vous pouvez fournir la poubelle dans laquelle il va inmanquablement atterrir.

Là, vous avez deux solutions. Soit, vous vous planquez sous votre couette et chouinez toutes les larmes de votre corps, soit vous vous concentrez uniquement sur votre objectif et vous accrochez de toute vos forces à votre bonne étoile.

J’ai bien sûr choisi l’option B ! Et je vais vous révéler un secret… J’ai la preuve qu’il y a de gentils éditeurs et agents littéraires qui lisent vos manuscrits… voire plus… mais chut, parce en plus d’être adepte de la méthode Coué, je suis un brin superstitieuse !
Tout ça pour vous dire que le baby blues est terminé, que j’ai une frite incroyable, et que je me plonge avec délice dans l’écriture du tome 2 …



Les éditeurs lisent-ils les manuscrits ?

3 novembre 2009

manuscritsPetit conseil aux âmes sensibles titillées par l’envie d’écrire l’œuvre de leur vie…

Ne lisez pas les blogs d’auteurs qui cherchent un éditeur !
Oui, je sais ce que vous êtes en train de vous dire : ben, qu’est-ce qu’on fait là alors ?

Ce que je veux dire, c’est qu’il vaut mieux avoir pondu votre chef-d’œuvre avant, et aller lire le témoignage de ces potentiels primo-romanciers après…
Primo-romancier, c’est rigolo comme terme, je trouve ! Ça me fait penser à ma grossesse, lorsque la sage-femme m’a demandé si j’étais une primipare. Remarquez, il y a des similitudes entre les deux. Une longue gestation, une sortie qui peut être douloureuse mais la magie de l’instant qui fait oublier le reste.
Bref, si on ne suit pas ce conseil, le risque est tout simplement d’être découragé avant d’avoir écrit une seule ligne (ça vaut aussi pour l’accouchement !).

Les éditeurs lisent-ils les manuscrits envoyés par la poste ?
Est la question qui revient le plus souvent sur les blogs des presque futurs  auteurs.
Et la réponse qui tombe inexorablement est NON.

Que doit-on en penser ?
Que les auteurs qui se sont vu refuser un manuscrit préfèrent se dire qu’ils n’ont pas été lu plutôt que de penser qu’ils sont tout simplement "mauvais" ?
Qu’ils ne rentrent pas dans la ligne éditoriale de la maison d’édition ?
Que les éditeurs savent en un coup d’oeil, ce qui sera ou ne sera pas le best-seller de l’année, juste en regardant l’enveloppe, en la passant sous un pendule ou dans les mains d’une extralucide ?

Je ne vous donnerai pas la réponse :  je suis quasi vierge dans ce domaine et ne connais absolument pas les pratiques de ce milieu !
Mon optimisme légendaire me fait dire que sans doute, comme partout, il y a certaines dérives, mais qu’il doit bien exister des éditeurs qui font sérieusement leur métier !
Je travaille souvent dans le domaine du recrutement. Pour le parallèle, c’est un peu comme si je jetais tous les CV des candidats ! Mais, sans toutes ces heures passées à dépouiller des candidatures qui ne correspondent pas au poste, à lire des lettres de motivation sans aucune originalité et truffées de fautes, comment puis-je trouver la perle rare ?

Bon, ça c’est mon p’tit  côté idéaliste…
Dans la réalité, il y a aussi une présentation et un manuscrit que j’ai envoyé samedi 31 Octobre 2010…
Et la réponse que j’ai reçu par mail lundi 2 Novembre 2010…

Vous nous avez envoyé un manuscrit il y a un mois. (OUPS !)
Nous avons le regret de vous informer que nous n’avons pu le retenir, et ceci en dépit de ses qualités. Je pense, comme vous le souligniez dans votre présentation, que l’emploi de la deuxième personne alourdit le propos, ce qui est dommage.
En vous remerciant par avance de votre confiance et de votre patience.

Bon, pour la patience, ça ira ! Réponse dans les 24h00 pour une grande maison, c’est pas mal … Qui a dit qu’il y avait des tonnes de manuscrits en attente ?
Pour le reste, j’aurai appris une chose de cette première expérience : n’indiquez rien dans votre présentation qui puisse permettre  de vous envoyer une réponse "personnalisée" sans vous avoir lu.


Grève des posts

5 octobre 2009

Fotolia_10670643_XSJ’attaque la dernière ligne droite, le sprint décisif pour mettre un point final à mon premier roman.

A la fois, ça me stresse parce que, zut, on est pas au boulot et on a le droit d’avancer à son rythme !
Mais en même temps, je trouve ça bien d’avoir des échéances à tenir. Ça m’évite de papillonner et de partir dans tous les sens. Je tiens le cap et  me concentre sur l’essentiel. (pour l’échéance en question, je vous expliquerai plus tard, là j’ai pas le temps, faut que je scribouille !)

En tout cas, il faut que je rende ma copie fin Octobre. Glups ! Léa Jane va-t-elle gagner cette course contre la montre ?

Bref, tout ça pour vous dire que je me retire dans mon donjon ces 4 prochaines semaines et que je vais  vous abandonner un peu. Oui je sais, vous aussi vous allez me manquer !

Promis, quoi qu’il arrive, je vous donne rendez-vous le 1er novembre, de bonne heure et de bonne humeur … (enfin pas trop tôt quand même, parce que c’est dimanche et c’est férié et moi avec tout ça, je risque d’être assez crevée !)

@ très bientôt

Léa


Mon petit cadeau de rentrée, la suite du roman de Léa Jane…

3 septembre 2009

shutterstock_36041443Oui, j’avais oublié de vous dire… Je voulais vous offrir un petit cadeau… de rentrée

La suite du roman "Fiche-moi la paix cupidon" est en ligne !

Enfin, un tout, tout, tout p’tit bout, juste parce que vous avez été très sages et très gentils !

@ bientôt

Léa Jane


Chick lit or not chick lit ou de la littérature de poulette et fière de l’être

3 septembre 2009

C’est de la chick lit ton truc !

chicklitEst une petite phrase qui ressort parfois. Surtout chez les hommes … Ou chez ceux qui ne savent pas comment me dire qu’ils n’ont pas aimé…
Ton condescendant, moqueur, déçu de voir que vous n’écrivez pas de la grande littérature avec au moins un mot par page que personne n’utilise voire ne connaît …

Un ami éditeur me disait l’autre jour (et oui, j’ai des amis éditeurs !): "c’est pas mal ton truc à lire le soir avec une tisane !" . Moi je préfère "à lire l’après-midi au bord de l’eau avec un p’tit cocktail de fruits frais vitaminés parce que ça donne la pêche " ! Mais ça c’est personnel…

Le même ami éditeur: "t’es sur une niche, tout le monde ne t’éditera pas et ne te lira pas !".
Ben ouais, je suis sur une niche ! Mais une grosse niche si on considère le nombre de femmes en France (et d’ hommes qui ont de l’humour) et les chiffres des ventes de la littérature de poulettes (c’est pas beau, hein !) en Angleterre, aux États-Unis ou même en France car paradoxalement les auteurs britanniques s’exportent super bien chez nous.

Chick lit ou chicken literature : définition

Est-ce que j’écris vraiment de la chick lit ? Je n’en sais trop rien… Si on se réfère à la définition de notre ami wikipedia, voici ce que ça donne :

La chick lit se caractérise sur le plan thématique : elle raconte l’histoire d’une jeune citadine, âgée d’une vingtaine d’années, souvent blanche, célibataire, branchée, et généralement issue de la classe moyenne. Elle est habituellement aux prises avec un travail harassant ou inintéressant dans le monde des médias (magazine de mode, maison d’édition, émission télévisée etc.). À la recherche de l’homme de sa vie et souvent en désaccord avec sa famille (le plus souvent avec sa mère) ou minée par un besoin compulsif (celui d’acheter des vêtements par exemple) visant à calmer ses anxiétés, l’héroïne est obsédée par l’apparence et a une passion pour le shopping. Les aventures sont toujours saupoudrée d’humour et de dérision, spécificités essentielles de la chick lit.

Le ton est très spécifique : désinvolte, désabusé, bourré d’humour (noir).

Bien que des éléments romantiques soient souvent présents dans la littérature féminine, ils ne sont généralement pas considérés comme faisant partie intégrante du genre, car les relations de l’héroïne avec sa famille, ses amis sont peut-être aussi importantes que ses relations avec l’Homme.

Hé hé ! Ma léa à moi n’est pas célibataire, ne cherche pas l’homme de sa vie et n’a pas de besoins compulsifs … Enfin, pas tant que ça !
Par contre, pour le ton, ça me fait vraiment très plaisir de savoir que mon petit livre est bourré d’humour (noir) !
Et de ce côté, je serais très heureuse d’appartenir à la famille des écrivains qui caquettent, gloussent voire crétèlent (et oui moi aussi je connais des mots !)

Bon, on ne peut pas plaire à tout le monde et après tout, vous croyez que Musso ou Levy sont vexés quand on leur dit qu’ils revisitent le genre Harlequin ?
Moi je dis qu’Helen Fielding (Bridget Jones) doit bien se marrer en lisant ça !

La chick-lit en France (toujours selon notre ami Wikipedia)

Harlequin a réagi dès 2003 en lançant la collection Red Dress Ink. Les éditions Jean-Claude Lattès, sans avoir créé de collection spécifique, suivent également le phénomène en publiant les romans d’Isabel Wolf. Les éditeurs soutiennent ce genre vu son potentiel économique.

Aujourd’hui, les romans de chick-lit sont facilement reconnaissables, quelle que soit la collection, à leur couverture girly rose et flashy.

Le format de ces livres est à mi-chemin entre le livre de poche et le Beau Livre : pratique à emporter et financièrement abordable, le livre reste malgré tout un objet de plaisir.

Alix Girod de l’Ain, journaliste au magazine Elle, signe De l’autre côté du lit en 2004 (adapté au cinéma en 2008 sous le même titre). Sainte-Futile sort en 2006. Les thèmes abordés sont récurrents : amour, mariage, sexe, etc. Ces romans sont parfois perçus comme, au choix, superficiels ou hilarants.

Les auteurs français ne semblent pas s’adapter à l’écriture anglo-saxonne. Si certaines parviennent à faire rire, beaucoup sont juste moins mordantes.

Mouais, mouais…


Interview d’une jeune auteure : Sidérade ou le parcours du combattant pour publier un roman

2 septembre 2009

Léa Jane: Bonjour Florence… Ou dois-je vous appeler Sidérade ? D’ailleurs, d’où vient votre pseudo ?

Bonjour Léa ! Sidérade est un nom d’auteur, c’est d’ailleurs une anagramme deDésirade, dénominateur commun de mes trois héroïnes : Désiradebleue (tome 1), Désiradeblanche (tome 2) et Désiraderouge (tome 3), mais n’y voyez pas de signe politique particulier, c’est juste un hasard ! Le lecteur comprendra…
Pour connaître la génèse du premier pseudonyme « Désiradebleue », la réponse se trouve dans les toutes premières lignes du tome 1.


Léa Jane : Qu’est-ce qui vous a donné envie d’écrire ? Qu’est-ce qui vous motive ? Quand avez-vous su que vous deviendriez écrivain ?

Ecrivain, je souhaite l’être un jour ! Tout dépend de la définition de chacun. En ce qui me concerne, un écrivain est celui qui parvient à vivre de ses écrits. Mais si un écrivain est une personne qui écrit comme elle respire, alors on peut dire que je le suis devenue ! Rire…
J’ai coutume de répondre à cette question sur la motivation en regrettant de ne pas savoir dessiner ni peindre ni sculpter… Adolescente, j’avais la musique et les mots, il ne m’est plus restée que les mots.


Léa Jane : Avez-vous une méthode particulière pour écrire… Vous savez ces petits trucs d’écrivain : ne rien écrire pendant un an et s’enfermer pendant un autre comme Beigbeder ou plus scolaire, tous les jours de 8 heures à 12h et de 14h à 18h, sur un cahier à spirale ou un mac ultra portable ?

Ah le cahier à spirales ! Si j’étais plus courageuse, j’adorerais commencer par là, en effet, on ressent les hésitations, les recherches à la vue des ratures et autres corrections. Le cahier me permettrait ce bonheur de pouvoir écrire partout, dans un pré, au bord d’un ruisseau, en haut d’une montagne, mais non.. Je suis davantage conventionnelle, je m’assieds devant mon PC en prenant tout de même soin d’ouvrir ma fenêtre sur le jardin.
Au début, je saisissais sur le clavier en prononçant les phrases à voix haute ce qui me permettait de repérer les éventuelles répétitions et surtout de percevoir la musicalité des mots. Cette méthode en live m’évitait de devoir le faire à la relecture. Aujourd’hui je n’en ai plus besoin.

Lorsque les vannes s’ouvrent, il m’arrive de me lever à cinq heures du matin et d’écrire six à sept heures d’affilée en perdant toute notion de la réalité, jusqu’à souffrir de crampes dans les avants-bras ! Et d’autres jours où je n’écris pas une ligne, ça ne m’inquiète pas. J’ai l’impression que ce n’est même pas moi qui décide ! Rires…

Léa  Jane : Pouvez-vous nous raconter en quelques mots votre parcours du combattant pour trouver un éditeur ? Vous êtes aujourd’hui publiée par les Editions du Manuscrit, quelle est leur particularité ?

Au tout début, j’écrivais pour moi. Pour laisser une trace des aventures rocambolesques que je vivais au quotidien. Au moins pour ma fille, pour qu’un jour elle sache. C’est la raison pour laquelle j’avais choisi d’utiliser un pseudonyme : pour être plus libre dans mes écrits.

Un jour, sur un chat de rencontres, j’ai dialogué avec un écrivain (un vrai…) dont je tairais le nom (…) et qui m’a demandée de lui envoyer un extrait par mail, juste pour me permettre d’obtenir un avis désintéressé et franc de la part d’un professionnel. Le lendemain, il me proposait de m’éditer pour le Noël suivant et me demandait de respecter le format A4, 100 pages maximum, etc… Il a eu l’ouvrage un mois plus tard. Mais il n’a jamais monté sa maison d’édition !!

Cependant le ver était dans le fruit : je venais d’envisager l’éventualité d’être publiée. La course aux grandes maisons d’éditions conventionnelles aura duré cinq ans. En vain, bien entendu. Et puis, un beau matin, de guerre lasse, une publicité dans le journal Métro présentait les Editions du Manuscrit, j’ai tenté, j’ai été retenue !
Je n’étais pas préparée à ce style d’éditions « à la demande ». J’ai dû également apprendre à vendre moi-même et seule. Mais si j’avais su que ce roman était le début d’une telle remise en question et de tant de renoncements et d’apprentissages sur moi-même, ……et bien, j’y serais allée quand même !!

Léa Jane : Aujourd’hui, vous écrivez, vous vous chargez de votre auto promo. Vous êtes également coach émotionnel et écrivain public. Vous êtes wonderwoman ou quoi ? C’est quoi votre wonder-journée type ?

Wonderwoman… j’aimerais bien !! C’est gentil Léa, mais non, je ne pense pas. En revanche, comme vous avez pu le voir dans la question précédente, tout ceci m’a permis d’apprendre seule les rouages et les codes de la vente directe. Alors pourquoi pas le mettre au service d’autrui ??
Le chemin était tout tracé mais je ne l’ai compris qu’en me retournant.

J’ai suivi en parallèle des formations de développement personnel et toujours mue par le même sentiment de partage, j’ai décidé d’en faire profiter les autres : je me suis installée en tant que coach émotionnel. Puis, la réussite venant à ma rencontre, j’ai utilisé les histoires de mes clients avec leur accord bien entendu, pour écrire le tome 3. Vous pourrez très vite constater au fil des trois opus à quel point les héroïnes et leur auteur ont mûri ! Enfin, j’espère….

Aujourd’hui, la suite logique de mon parcours est l’écriture de biographies pour le particulier, le personnage public, l’artiste, etc…
En ce qui concerne la journée type : il n’y en a pas, comme vous pouvez le deviner aisément ! Mais cette fois-ci, c’est moi qui ai voulu les choses ainsi !

Léa jane : Aujourd’hui, est sorti le second tome de votre trilogie “@Désideradeblanche”. C’est quoi le thème ?

Le thème est celui d’une femme de quarante ans qui a beaucoup appris sur elle-même à travers ses rencontres sur internet, qui a repris pied dans la vie, qui a acquis une certaine forme d’autonomie et surtout qui n’a plus peur de rien.
Vous savez, Léa, c’est la peur qui paralyse les gens. Je le vois en coaching. Si vous parvenez à éradiquer cette émotion-là, l’Univers entier s’ouvre devant vous par magie !
Et dans le tome 2, la vie va placer brusquement l’héroïne devant un choix fondamental : retourner vers le vide par lâcheté ou tout risquer sur un coup de dés pour pouvoir réussir.
A votre avis, que va-t-elle décider ?


Léa Jane : Vos projets pour le futur ? Un 3ème tome. Et après, avez-vous déjà d’autres idées de thème de roman ? Pensez-vous qu’un écrivain soit prisonnier d’un style ou est-il possible d’effectuer un virage à 360 ° ?

Le troisième tome est achevé. Mon entourage est en train de le relire, leurs réactions sont surprenantes : vous verrez, l’héroïne a gravi les échelons de la prise de conscience, les clefs de la réussite suprême sont dans sa main. J’en profite pour prendre position moi aussi et livrer au lecteur ma propre vision du monde, mes valeurs, mes fondamentaux. Je crois que c’est ce qui fait la différence avec les deux autres tomes !

Sortir d’un style ? Oui, je comprends ce que vous voulez dire. Je savais que ce tome 3 serait le dernier de « l’Aventurière du net » puisque j’avais décidé d’une trilogie dès le début. Je l’ai donc particulièrement ciselé, finement décoré. J’ai mis trois semaines à le quitter vraiment, trois semaines de vide total, d’errance sans but dans la journée… Et puis un matin, la page était tournée, si je puis dire. C’est aussi une étape de ma vie qui s’achève. Il était temps !

Aujourd’hui, je bouillonne, tout m’est permis, je vais jouer avec les émotions de mes clients, emprunter le chemin de la science fiction toujours munie d’un fil rouge policier… Le ton sera donné par le tome 3. Le plus dur sera de trouver un nom inédit pour mon héroïne ?! A moins que ce ne soit un héros ?

Léa Jane : C’est tabou ou on peut parler “petits sous”, combien vous rapportent vos écrits aujourd’hui ? Pensez-vous qu’il soit possible en France de vivre de l’écriture (à part Beigbeder, Nothomd, Levy & co) ?

Alors là, Léa, je vais être tout à fait honnête et faire grincer quelques dents, mais vous aurez compris que je n’ai pas de langue de bois : à ce jour, je n’ai touché aucun euro !!
Je ne sais pas où sont les droits d’auteur…. J’ai beau réclamer, je ne sais pas où ils sont passés, on ne peut même pas me donner un chiffre exact d’exemplaires vendus !
Tout ceci explique pourquoi je reprendrai les rennes en mains dès 2010 en montant ma propre maison d’édition.

En revanche, la rédaction des biographies est tout à fait rentable, à condition de tenir le rythme.
Vivre de son écriture en France sera pour moi alors possible, mais par ce biais-là.

 

Léa Jane : Pour finir, que peut-on vous souhaiter pour la suite ?

Si je dois formuler un vœu, un seul, ce serait d’avoir la chance d’écrire pour la télévision. Si j’étais scénariste, je ne ferais pas grève !! Est-ce que l’équipe de Marc Cherry recrute en ce moment ?? Rires.

Et puis finalement, je vais formuler un second vœu : voir avant ma mort une adaptation de « l’Aventurière du net » au cinéma. Mais peut-être est-ce trop prétentieux…

Léa Jane : Prétentieux ? Non, pas du tout ! Tous les auteurs en rêvent mais peu osent le dire…
Merci Sidérade !
Pour en savoir plus :
www.siderade.net


C’est la rentrée ! La mienne sera littéraire…

1 septembre 2009

C'est la rentréeEt oui, c’est la fin des vacances ! Terminées ces semaines où chaque jour est un éternel dimanche (ou un samedi, je préfère. Le dimanche c’est trop près du lundi !), terminées les soirées jusqu’à pas d’heure à refaire le monde avec ses amis, terminées les grasses mat et le petit dej au lit (en vrai, je déteste, ça met pleins de miettes dans le lit !), terminées les journées à se dorer la pilule au soleil en rêvassant à ce qu’on fera dans une autre vie …

Et oui, demain c’est la rentrée ! Et le coeur un peu gros, faut remettre le collier, le tailleur, les petits souliers fermés, rouvrir ses petits dossiers !

Et bien NON ! moi je dis vivement demain ! Parce que demain c’est la rentrée de loupichat qui retourne à l’école, la rentrée du papa de loupichat qui retourne au bureau (le coeur gros et tout et tout…), la rentrée de mes collègues de bureau (qui me raconteront, c’est promis ! Enfin, pas trop quand même …)

Et moi Léa jane, je vais rester seule à la maison à savourer chaque instant passé en tête à tête avec mes petits personnages, à suer sang et eau pour faire vivre ces petites gens imaginaires et essayer de vous faire rire ou au moins sourire. Des heures entières avec de vraies et longues minutes passées à ne rien faire d’autre qu’écrire et encore écrire … Et dieu que c’est bon !

Petit bilan personnel de l’été:

Pages écrites: 200
Pages écrites et bonnes à garder: 120
Pages écrites et bonnes à jeter: 80 (oui, y a toujours un peu de déchets)
Contact avec des éditeurs: 1 (un, en toutes lettres. C’est déjà pas mal, me direz-vous !)
Bulles de plaisir: 16200 (45 jours d’écriture X 6 heures/jour X 60 minutes/heure)

Bon oui, c’est sûr, je me suis levée à l’aube tous les jours (samedi et dimanche inclus) pour profiter des moments de calme dans la maison pour écrire sereinement (parce qu’avec Loupichat qui arrive en hurlant: mamaaaan qu’est-ce qu’on fait ? C’est pas toujours simple de se concentrer!). Donc oui…Les fêtes et les grasses mat, c’était du flan !
Et conclusion: ne prenez pas de vacances, la rentrée sera moins rude !

Je vous souhaite néanmoins bon courage à tous !


Ecrivain : un métier ?

26 mai 2009

Je me souviens assez précisément du moment où je me suis dit que j’aimerais devenir écrivain. C’était il y a fort fort fort longtemps. Les années collège…
Nous devions remplir des petites fiches d’orientation sur lesquelles j’inscrivais obstinément : écrivain, auteur, scénariste…
La réponse des professeurs et des conseillers d’orientation était invariable: "écrivain, ce n’est pas un métier ! Vous êtes bonne élève. Choisissez un VRAI métier et l’écriture comme passe-temps."

Celle qui m’a donné l’amour des mots et surtout l’envie de raconter des histoires est une prof de français en 6ème ou 5ème, Mme Lefèbvre (merci !). Au lieu de nous faire plancher sur des sujets de dissertation sans lien les uns avec les autres et surtout très loin de nos sujets de préoccupation de jeunes prépuberts, elle avait eu une idée formidable. Nous faire écrire un roman. Tout au long de l’année, sans thème imposé, chapitre après chapitre, semaine après semaine, nous avons construit ce qui reste aujourd’hui mon plus joli souvenir d’école. Quelle fierté de rentrer à la fin de l’année et de présenter à mes parents mon premier roman. Bon, je ne sais pas trop s’ils l’ont lu !

Mais je rentrais aussi avec ces fameuses petites fiches d’orientation. "Léa Jane doit choisir une autre orientation. N’a aucune idée de ce qu’elle souhaite faire plus tard. Doit choisir un vrai métier: avocat, vétérinaire, professeur…"
C’est ce que j’ai fini par faire en gardant cette idée _pour plus tard_ dans un coin de ma petite caboche bretonne !

Et vous voici 25 ans après. L’idée est restée intacte. L’envie encore plus forte. La pression sociale et parentale moins importante.
Ce qui n’a pas changé, c’est le regard des gens lorsque vous annoncez que vous avez envie de devenir écrivain. Des yeux tout ronds, réprobateurs, moqueurs…
Je ne comprends toujours pas ce côté tabou du mot "écrivain". C’est comme si vous annonciez que vous alliez décrocher la lune, comme si c’était un manque d’humilité, de la vantardise…
Me regarderiez-vous différemment si je vous disais que mon rêve était de réussir le concours de l’ENA, de commencer des études de médecine à 35 ans, de devenir un grand chef étoilé alors que j’ai du mal à me faire cuire des nouilles ?

Je suis toujours étonnée de voir ces écrivains édités qui vous disent lors d’interviews : "Je n’oserais jamais dire que je suis écrivain…". Ah bon, tu fais quoi alors ? C’est quelque chose de très français, ce mythe qu’on a créé autour du monde des arts. En Angleterre ou en Espagne, on a aucune gêne à dire qu’on est auteur, acteur, sculpteur… En France, il faut quasi être mort pour devenir philosophe (enfin, à part Bernard Henry Levy…).

Enfin… Je remercie néanmoins l’ANPE. Et oui ! Vous savez que l’ANPE nous range dans des petites cases par code ROME.
Et le métier d’écrivain existe ! Code ROME 21112

21112 Auteur-écrivain

Définition de l’emploi/métier :

Ecrit un texte destiné à la publication, ou à la production de spectacles vivants ou audiovisuels, dans un ou plusieurs genres (roman, scénario, chanson…).
Travaille sur un projet de son choix ou répond à une commande, en s’appuyant sur les techniques d’écriture propres à la spécialité choisie.
Intègre dans sa création les contraintes éventuelles (forme, structure…) liées au support médiatique et aux souhaits du client diffuseur de l’oeuvre (éditeur, producteur, chanteur…).
Peut, à partir d’un texte déjà écrit ou de documents plus ou moins élaborés (scientifiques, techniques, pratiques, biographiques ou littéraires) adapter, rédiger, ou réécrire un ouvrage. Peut aussi, dans certains cas, créer directement (nouvelles, contes…) sur des supports informatiques accessibles au public.

Conditions générales d’exercice de l’emploi/métier :

L’emploi/métier s’exerce en général à domicile, dans un bureau, ou tout autre lieu convenant le mieux à l’inspiration de l’auteur.
La promotion de l’ouvrage peut occasionner des contacts avec divers médias (télévision, radio, presse). La plupart des auteurs sont indépendants. Ils sont rétribués par des droits d’auteur perçus en fonction de l’exploitation de leur oeuvre. Dans certains cas prévus par la loi, les droits sont évalués forfaitairement.

Formation et expérience :

Il n’existe pas de conditions strictement définies pour accéder à l’emploi/métier et être reconnu comme auteur-écrivain. La première publication d’un texte et la reconnaissance par les pairs renforcent l’identification et l’appartenance à ce milieu.
Si les auteurs sont souvent de formation initiale littéraire, ces métiers restent toutefois accessibles à des professionnels de secteurs totalement différents.

Bon, je ne suis pas certaine que les auteurs inscrits croulent sous les offres d’emploi, ni même que ce système soit adapté à ce métier qui n’en est pas un ! Mais je suis juste soulagée. Je ne passe pas toutes ces heures derrière mon ordinateur à écrire pour rien… Quand je serai grande, mon métier ce sera écrivain…


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