Comment sont-ils devenus écrivains : le mythe JK Rowling

10 mai 2010

Dans la série, "avant d’être célèbres, ils ont tous essuyé des refus", on ne peut pas passer à côté de l’incontournable JK Rowling…
Même si j’entends déjà certains me dire :"ouais, l’argent, la gloire, c’est surfait !", qui n’aurait pas envie de connaître un tel succès ?!

En 1990, l’idée de Harry Potter germe dans la tête de Joanne Kathleen.
C’est dans un train bondé qui la ramène vers Londres qu’elle imagine ce petit monde. L’image me fait sourire quand on pense aux millions de gens qui se sont ensuite laissés bercer par ses aventures dans leur propre wagon.

De la petite graine qui mûrit à l’achèvement du manuscrit, quelques années passent…
La légende dit qu’elle a écrit son livre à la terrasse d’un café. Quand même, 5 ans, ça fait long sur une terrasse. Non, sans rire, il paraît qu’elle y courait vraiment dès que sa fille était endormie dans sa poussette.

En 1995, elle envoie enfin son manuscrit à un agent littéraire qui lui renvoie illico presto le paquet. Puis à un second, Chritopher Little, qui sera le bon.
Mais les maisons d’édition sont nombreuses à refuser notre ami Harry. Il faudra un an à son agent pour trouver la bonne et signer un contrat avec Bloomsburry.
Je lisais une interview de Barry Cunningham, l’éditeur en question, et voici ce qu’il en dit :

Je n’avais aucun a priori, j’ignorais que mes confrères l’avaient décliné. Je n’ai pas rechigné sur la longueur, j’ai jaugé la capacité à capter l’attention. Je l’ai acheté une bouchée de pain, 2 000 £, pour publication immédiate. Je me souviens de ma rencontre avec Jo, elle était vraiment nerveuse! On devait déjeuner ensemble. Alors que je ne pensais qu’à passer la commande, elle est entrée dans le vif du sujet en me demandant mon avis sur les suites. Elle m’a exposé le plan des sept tomes qu’elle comptait rédiger. Elle avait une confiance inébranlable. Je m’inquiétais, car j’avais devant moi une jeune mère, sans aucun soutien. Même quand un livre pour enfants a du succès, on ne gagne pas des mille et des cents. Je lui ai conseillé de se prendre un petit boulot pour arrondir ses fins de mois.

La suite de l’histoire, tout le monde la connaît…

Quelques 300 millions d’exemplaires vendus, traduits dans 62 langues.
JK Rowling est aujourd’hui plus riche que la reine Élisabeth, avec une fortune estimée, selon le Times, à 280 millions de livres (400 millions d’euros).
Un joli conte de fées !

Sources :
Site officiel de JK Rowling
Interview Barry Cunningham
Photo JK Rowling


Avant d’être célèbres, les écrivains ont tous essuyé des refus !

4 mai 2010

Je m’interroge en ce moment sur les débuts des écrivains. Ceux qui jouissent aujourd’hui d’une certaine notoriété. Difficile de trouver des infos, même pour Léa la fouine ! On a souvent l’impression qu’ils ont envoyé leur manuscrit à un seul éditeur (un des plus grands de préférence), qui devant tant de génie, est tombé à genoux et a prononcé la formule magique : abracadabra, gratte-toi le bras, écrivain célèbre tu deviendras !

Comme j’adore les contes de fées, je m’intéresse aujourd’hui à Didier Van Cauwelaert. Simplement parce que j’ai bien aimé la façon dont il raconte son parcours. Même si l’histoire semble un peu romancée, on sent que ses marraines ont mis un peu de temps avant de se pencher sur son berceau !

Didier Van Cauwelaert est né à Nice en 1960. À huit ans, pour devenir indépendant et nourrir sa famille, il décide de publier des romans. Face aux refus des éditeurs (une demi-douzaine par mois) et aux menaces de ses parents, il est sur le point d’abandonner la littérature à dix ans et demi, lorsqu’il croise Greta Garbo dans un restaurant.
Du hasard de cette rencontre naît l’idée d’un entretien imaginaire. De larges extraits paraîtront dans le courrier des lecteurs de
Télé 7 Jours. Cette première publication inespérée sauve ses ambitions d’écrivain. Il reprend donc son stylo, ses enveloppes et le fichier des éditeurs parisiens.

Après quelques années consacrées au théâtre (il joue Sartre, met en scène Beckett, Anouilh, lonesco) et une brève carrière de critique littéraire pour enfants à FR3 Côte-d’Azur, il finit par trouver un éditeur qui s’intéresse à lui, en 1981, après treize ans de traversée du désert. On comprend donc son agacement lorsqu’on lui attribue une réussite rapide.

D’après ce que j’ai pu trouver sur Internet, l’éditeur en question serait François Nourrissier, des éditions du Seuil, qu’il quittera ensuite pour Albin Michel.
Son premier roman "Vingt ans et des poussières" se verra attribuer le prix de la fondation Del Duca. Bien d’autres suivront… Le prix Roger Nimier en 1984 pour "Poisson d’amour", le prix Gutenberg en 1987 pour "Les vacances du fantôme" et le prix Goncourt en 1994 pour "Un aller simple".
Joli parcours ! La morale de l’histoire est toujours la même : persévérance et patience sont les qualités essentielles d’un écrivain ! Ouh, c’que c’est dur !

Source : Site officiel de Didier Van Cauwelaert


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