J’ai rencontré Myriam sur Facebook. C’est un auteur d’une grande gentillesse, à l’esprit ouvert, qui a envie de faire différemment, de faire avancer les choses… Et c’est assez rare pour être souligné ! Nous avons décidé d’échanger nos romans dans le cadre d’un programme de "livres voyageurs". J’ai donc reçu Visions, le deuxième épisode de la série "Gabriel Beauregard". Même si je n’ai pas lu le premier volume, je suis tout de suite "rentrée" dans l’histoire. Celle de Simon Kane, écrivain à succès, qui se rend dans une petite ville du Montana pour écrire son prochain best-seller. Une grande et belle maison isolée au bord de l’eau, le rêve de tout écrivain ! Mais autant vous dire tout de suite qu’après avoir lu ce livre, je ne ferai JAMAIS ça !;-) Car rapidement, Simon Kane va s’apercevoir que quelque chose ne tourne pas rond. Il découvre des voisins étranges, a des visions d’horreur, celles d’un assassinat, d’un petit garçon… Il va également croiser le chemin de Gabriel Beauregard, un homme énigmatique… Quel est son rôle ? Je ne vous en dirai pas plus… (Oui, je sais, c’est pénible !)
En tout cas, ce livre a réussi à me tenir en haleine et à me surprendre ! Je vous invite à découvrir l’auteure de ce livre à travers cette petite interview :
Krystel : Ton envie de devenir écrivain… Elle vient d’où, ça remonte à quand ?
Cela remonte à 1998 où j’ai eu la première fois envie d’écrire. Depuis, cela ne m’a pas quitté.
Je sentais cela en moi depuis longtemps, mais n’avais pas eu l’occasion de me poser.
J’ai lu beaucoup depuis l’âge de 8 ans et ne me suis jamais arrêtée. L’amour de la lecture finit souvent par l’amour de l’écriture.
Krystel : As-tu une méthode particulière pour écrire ? Des petits trucs d’écrivain…
J’essaie d’être réceptive à tout ce qui m’entoure déjà, que ce soit visuel ou sonore. En principe, un détail infime est le départ d’une histoire.
Après je réfléchis longtemps sans rien écrire, car je ne veux pas me fermer des portes en me mettant un cadre trop fermé. En général, ça dure quelques mois voire quelques années ! Entre temps, je mets des notes dans un cahier en vrac que je classe par thème pour tel ou tel livre plus tard.
Quand je me décide à écrire un livre en particulier, je recommence à réfléchir au scénario. Ça peut durer très peu de temps ou très longtemps.
Ensuite, je fais un plan, je découpe mon histoire par scènes grossières.
Je laisse beaucoup de place à l’improvisation au moment de la rédaction même, pour garder une impression d’instantané qui caractérise mon style. Beaucoup de choses me viennent à ce moment-là sans que je y aie pensé auparavant. Des écrits instinctifs…
Krystel : Peux-tu nous raconter ton Koh-Lanta pour trouver un éditeur et pourquoi tu as choisi la voie de l’auto-édition (est-ce un choix ?) ?
Koh-Lanta, c’est plutôt sur mon vélo en raid l’été ! À vrai dire, j’ai envoyé à des éditeurs à peu près 4 fois !!!
Je pense que le plus important pour moi est le rapport aux lecteurs, l’humanité…
De temps en temps, j’essaie d’envoyer des manuscrits aux éditeurs, mais c’est rare. Le système actuel me déplaît et ne correspond pas à mes attentes morales. Cependant, si un éditeur m’appelle demain avec un super contrat, je signe évidemment ! Mais en lisant bien entre les lignes du contrat !! Je ne veux pas être pieds et poings liés, mais continuer à faire ce que j’aime.
Krystel : Si on parle gros sous, c’est tabou ? Peut-on vivre de l’écriture en France…
Honnêtement, vivre de l’écriture, certains le font déjà. Mais à quel prix ? Si c’est pour vendre son âme au diable, très peu pour moi ! Et puis quand on voit ce que touchent les auteurs édités… Il ne faut pas oublier que ce sont eux qui font le boulot, il serait temps de leur rendre justice. Pour moi les éditeurs (les grands, j’entends) qui prennent des risques pour découvrir un talent, n’existent plus. Le problème est qu’ils prennent la place des petits éditeurs qui le font à leur place et qui galèrent parce que les médias sont à la solde des grands (bien souvent). Évidemment, qu’il y a quelques exceptions, mais pas assez pour sortir la tête de l’eau.
Krystel : Enfin, si tu avais une baguette magique, tu en ferais quoi ?
Je donnerai la santé et l’éternité à ceux que j’aime (et moi-même) et nous partirions sur une autre planète ! Oui, c’est très égoïste ! Lol. Mais, au risque de paraître pessimiste, je pense que l’humanité est fichue, tout du moins si elle continue comme elle le fait.

