Sois “belle” mère et tais-toi, interview de Sarah Farri

J’espère que vous avez tous passé de bonnes vacances ! Les miennes furent excellentes, merci !

Pour inaugurer la rentrée, j’ai la joie de recevoir notre première invitée pour une petite interview. Et c’est Sarah Farri qui s’y colle ! Sarah est une auteure qui a un immense talent : celui de vous faire rire tout en vous faisant grincer des dents. Son premier roman est une belle réussite. J’espère qu’il y en aura bien d’autres ! Sarah, c’est aussi une merveilleuse rencontre. De celles qui vous prouvent qu’Internet peut aller bien au-delà de simples relations virtuelles. C’est bien simple, si c’était un mec, je l’épouserais ! Mais bon, elle est déjà mariée et en plus, dans son roman, elle nous parle plutôt de divorce et de famille recomposée. Alors, je vous laisse simplement la découvrir…

Léa : Ton envie de devenir écrivain… Elle vient d’où, ça remonte à quand ?

Je regretterai peut-être un jour cette confession, mais c’est en 1984 que tout a commencé… Un jeudi pluvieux, une cours de récré, un coeur en compote, de la langue de boeuf sauce piquante prévue au déjeuner, une musique mélancolique qui commence à me trotter dans la tête : ni une ni deux, j’ouvre mon sac US, je déchire une feuille A4 de mon cahier d’anglais, je prends mon stylo montre et je me mets à accrocher des mots sur la mélodie. Et c’est ainsi qu’est né “L’école, l’école”… Un tube qui n’aura, malheureusement, jamais été classé au Top 50.

Grisée par cette première expérience “littéraire”, je me suis alors mise à écrire des poèmes… puis des historiettes… puis des bribes de manuscrits… et quelques 25 années plus tard, me voilà à répondre à une interview pour la sortie de mon tout premier roman (lol).

Léa : As-tu une méthode particulière pour écrire ? Tes petits trucs d’écrivain…

Mon truc, c’est justement de ne pas en avoir. J’écris à l’instinct, sans plan de route établi à l’avance. Je pars d’une idée ou d’une situation puis je laisse le film se dérouler. Du coup, je ne peux écrire que dans le calme le plus absolu (aussi bien intérieur qu’extérieur… d’où des rythmes de travail assez irréguliers).

Léa : Peux-tu nous raconter ton Koh-Lanta pour trouver un éditeur ?

SBMETT est en fait mon 2ème roman. Le tout premier, écrit un an et demi plus tôt, s’intitulait “La Méchante Reine”. J’y abordais exactement le même sujet, mais avec une approche “hyperréaliste”. Verdict des éditeurs (enfin ceux qui avaient daigné motiver leur refus, soit 3 sur 16) : “Roman plein de qualités qui aurait mérité d’être traité avec plus de légèreté”. Ego dans le caniveau “ils ont pas voulu de mon bééébééé”. Doute “pff, de toute façon, je n’y arriverai jamais”. Remise en question “aurais-je fait fausse route ?” Prise de conscience “c’est vrai que l’humour, c’est peut-être plus pertinent comme approche” et quelques semaines plus tard, je me remettais au boulot. Objectif : parvenir à rire d’un quotidien pas toujours facile à vivre.

“La Méchante Reine” laisse alors place à “Sois belle “mère” et tais-toi !”. La suite ? Une rencontre aussi belle qu’inattendue avec une éditrice de coeur, Laura Mare, et le début d’une grande aventure.

Léa :  Si on parle gros sous, c’est tabou ? Peut-on vivre de l’écriture en France…

Il me semble que ça ne devient tabou qu’au moment où l’on parvient à en vivre justement. C’est bon, j’ai encore de la marge, alors parlons-en. Un auteur touche en moyenne 8 à 10 % du prix HT… soit moins de 2€ par livre, et ce dans le meilleur des cas. Mettons de côté les impôts (pour ne pas pleurer tout de suite), pour arriver à un SMIC annuel, il faudrait déjà en vendre près de 700 par mois, pendant 12 mois ! Je n’ai plus les chiffres en tête, mais je crois me souvenir que la moyenne des “bonnes” ventes dans les petites et moyennes maisons d’édition se situerait entre 300 et 2000 ventes, AU TOTAL… Tout est dit.

Moralité : Vivre ou écrire, il faut choisir…

Léa : Ton actu, peux-tu nous parler de la sortie de ton livre ?

“Sois belle “mère” et tais-toi !” est sorti le 2 avril 2010. Un beau bébé de 309 pages aux couleurs très girly qui fait le bonheur de sa maman (normal), mais aussi celui de très nombreuses lectrices… et de lecteurs !

Le pitch ? Cap de la trentaine, dix ans de mariage, un enfant, il n’en faut pas plus pour que Lola décide un matin de recouvrer son indépendance. Fraîchement divorcée, elle savoure alors pleinement sa liberté, jusqu’au jour où l’amour vient de nouveau frapper à sa porte. Un “amour” accompagné d’une paire d’enfants, qui va embarquer notre héroïne – bien malgré elle ! – dans un univers où l’improvisation est reine : celui de la famille recomposée…

Léa : Enfin, si tu devais te réveiller demain matin et que ton plus grand rêve soit exaucé, ce serait quoi ?
Que rien n’ait changé depuis la veille !

Pour en savoir plus sur Sarah Farri, retrouvez-là sur son site Internet
Et en prime, je ne peux m’empêcher de vous faire découvrir cette parodie pleine d’humour réalisée par Sarah !

3 réponses à Sois “belle” mère et tais-toi, interview de Sarah Farri

  1. Sarah dit :

    Ah si j’étais un homme, j’épouserais Léa Jane :-) ))
    En attendant de pouvoir à mon tour t’ITWer, je t’envoie un cargo de “Merci” ensoleillés :-)

  2. [...] " Sois « belle » mère et tais-toi, interview de Sarah Farri [...]

  3. bregman dit :

    La vidéo de promo est excellente. Merci pour cette interview ;-)

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Gravatar
Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Twitter picture

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Suivre

Get every new post delivered to your Inbox.

Joignez-vous à 27 followers