Salons du livre : un écrivain, ça mord ou pas ?

Ce week-end, j’ai profité du Salon du livre de Châteauroux pour rendre visite à quelques auteurs rencontrés sur la toile. De jolies rencontres comme je les aime…

Mais je me suis rendu compte que la vie d’auteur n’est pas si facile (enfin ça, je le savais déjà, mais j’en découvre tous les jours !).

Un salon du livre, c’est une centaine d’auteurs avec des centaines de livres à découvrir.
Un salon du livre, ce sont des écrivains que vous ne connaissez pas forcément, assis derrière de petites tables avec leurs petits noms.

On s’approche, ça mord ou pas ?
Vous passez nonchalamment, jetez un coup oeil insistant-mais-pas-trop à la couverture du livre, n’osez pas le toucher, de peur… qu’il ne vous morde ?
Peut-être vous dites-vous qu’une fois dans vos petites mains, vous n’allez jamais oser le reposer sans l’acheter, juste sous le nez de l’auteur !

Mais rassurez-vous, un écrivain comprend très bien que vous ne pouvez pas acheter TOUS les livres !
Et  souvenez-vous d’une chose : un auteur n’est pas un vendeur ! Même s’il est bien entendu ravi que vous achetiez son livre et que vous l’aimiez, c’est avant tout un être passionné ! Alors, n’ayez pas peur, approchez-vous et discutez avec eux… Ce sont des gens adorables qui n’ont qu’une envie : partager cette passion !
Ils vous expliqueront pourquoi ils ont choisi tel ou tel thème, les messages qu’ils ont voulu faire passer ou leur parcours d’auteur… Et ça, c’est très intéressant !

J’ai essayé de me projeter 5 minutes de l’autre côté de la table et je me suis dit que ce n’était pas si simple…
Regarder les gens qui passent, sourire mais pas trop, engager ou non la conversation avec les personnes qui s’attardent devant vous, séduire sans agresser… Pfiou, tout un métier auquel l’auteur n’est pas forcément préparé ! Enfin, tout dépend de votre caractère. Certains auteurs sont très à l’aise dans la phase promotion, d’autres sont plus timides ou réservés. En clair, ce n’est pas parce que vous écrivez de bons livres que vous êtes un grand communicant prêt à haranguer les foules…

J’aurais deux ou trois petites suggestions à faire aux organisateurs de salons :

La première (soufflée par ma cop Caro) serait d’installer les auteurs sur des tables et chaises hautes, genre tabouret de bar ? Pas pour boire un godet… encore que ! Mais comme vous êtes observateur, vous avez noté que le visiteur se tient debout alors que l’auteur est assis et que l’un regarde l’autre de haut et vice et versa. Ça n’a peut-être l’air de rien, mais être au même niveau facilite l’échange. Faites donc l’essai, du haut de vos 1m60, discutez avec un champion de basket (et sans talons s’il vous plait !), et vous verrez ce que je veux dire…

La seconde serait de placer devant les auteurs des petits papiers avec la quatrième de couv du livre. Le lecteur intéressé pourrait faire tranquillement son choix et acheter l’ouvrage, non pas directement à l’auteur, mais à la boutique du salon.
Bon, ok, ça obligerait le lecteur à faire un deuxième tour de salon pour la petite dédicace et au niveau logistique, que tout le monde s’y retrouve sur qui a vendu quoi !  Je ne suis pas organisatrice de salons… N’empêche que ce serait plus agréable pour tout le monde.

Quoi qu’il en soit, un salon du livre, c’est avant tout une fête. Un plaisir partagé entre auteurs et lecteurs. Et ça, c’est à ne manquer sous aucun prétexte. En tout cas, moi j’ai hâte !

* photos :  jolies rencontres Nicole Voilhes et Marie-Laure Bigand (Laura Mare), Caroline Vermalle (Calmann Levy) et Elisabeth Robert (La Volpilière)

3 réponses à Salons du livre : un écrivain, ça mord ou pas ?

  1. Anne dit :

    Très intéressant cet article ! C’est vrai qu’on imagine souvent l’écrivain comme quelqu’un de sûr de lui à l’image de ceux qu’on voit dans la presse people ou à la télé. Promis, la prochaine fois je m’arrête et je discute !

  2. Lily Rature dit :

    Bonnes idées ! Je n’ose jamais aller dans les salons car je culpabilise et j’aurais tendance à vouloir acheter non pas le livre qui me plait le plus mais celui dont l’auteur est le plus seul, pour l’encourager… Mais acheter un roman ne doit pas être une œuvre de charité mais bien un acte de consommation savoureux… Non ?

  3. leajane dit :

    Je suis un peu comme toi Lily.
    Maintenant, lorsque je vais à un salon, j’essaie de me renseigner sur les auteurs présents et je me fais ma petite sélection. Ce qui n’exclut pas les coups de coeur ! Souvent en littérature jeunesse d’ailleurs…

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