L’autre soir, je préparais la popotte, la télé en sourdine, un verre de vin à la main (pour mon lapin), lorsque j’ai été prise d’une envie irrépressible de rire. Un de ces fous rires incontrôlables qui finissent par vous faire pleurer et vous laissent délicieusement détendue, comme si vous aviez évacué ce trop-plein de je-ne-sais-quoi bloqué à l’intérieur de votre petit corps.
Le pire, c’est que je ne savais même pas pourquoi je riais toute seule…
J’ai fini par identifier la cause à la deuxième vague de soubresauts en entendant l’écho sortir de mon petit écran.
Ma télé rigole ! Alors, moi je rigole ! On est comme ça chez les Jane !
C’est bien connu, le rire est communicatif. Tout comme la morosité…
Bref, revenons à ma télé et cette émission sur la rigologie.
Kesako ? La rigologie ® est un ensemble de techniques psycho-corporelles d’éducation émotionnelle destiné à stimuler la joie de vivre, l’optimisme, la créativité et d’une manière plus générale la bonne santé mentale et physique.
Vous saviez qu’un enfant rit en moyenne 400 fois par jour et un adulte seulement 15 fois ! Et encore, il paraît que 15% des gens ne rigolent jamais ! Si, si, on en connait tous (notre patron, le monsieur des impôts ou celui en combinaison bleue sur sa moto).
Le médecin de la télé nous explique qu’à l’âge adulte, le rire est socialement réprimé.
Pourquoi ? Je ne sais pas ! Ce n’est pas parce qu’on est adulte qu’on sait tout.
Dès les premières années, sur les bancs de l’école, on nous apprend à nous tenir tranquille, bien droit, impassible, à travailler l’expression parfaite, celle qui fait mine de boire les paroles de la maitresse, sans sourire, sans frémir pendant 6 heures d’affilée. Sinon, c’est la colle assurée ! Ben oui, on est là pour apprendre, pas pour rigoler ! C’est bien connu, il y a un temps pour tout… Devenir adulte, c’est devenir responsable, sérieux…
Sauf que souvent, avec tout ça, on oublie de prendre le temps de rire ! Certains sont même obligés de réapprendre à rire en adhérant à des clubs où on se bidonne pendant une heure. On a essayé à la maison. Bon, les cinq premières minutes, on se sent légèrement ridicule, mais après, ça fait un bien fou. Et rire, c’est super bon pour la santé !
Outre ses vertus relaxantes, l’effet du rire crée une sorte de massage interne qui agirait sur les poumons, les organes abdominaux et sur le système cardio-vasculaire.
Une étude récente, menée à l’université du Maryland à Baltimore montrerait même que le rire et le sens de l’humour sont efficaces pour prévenir la survenue des crises cardiaques. Alors, à consommer sans modération !
N’empêche que ! On a beau être motivé, on n’a pas tous les jours envie de rire lorsqu’on est pris par son quotidien, son boulot ou les infos.
La solution : un film comique ou un bon livre plein d’humour ?
Ça y est, vous voyez où je veux en venir ! Mais non, je ne vais pas vous prescrire mon futur livre bourré d’humour (:-)) Enfin, pas pour le moment…
Mais quand on y pense, on trouve énormément de films ou de livres sombres, émouvants, poignants, qui parviennent à vous tirer une petite larme… Mais combien de livres vous font sourire et vous offrent une bonne tranche de rire ?
Même en cherchant bien ? Assez peu …
Pourquoi ? C’est une question que je me pose souvent… Est-ce que ça vient des auteurs qui préfèrent écrire des choses plus sérieuses ? Est-ce que ça vient des lecteurs qui finalement n’ont pas envie de rire ? Le rire est-il artistiquement réprimé ?
Le débat est ouvert chers amis… Et je suis preneuse de listes de livres qui vont ont fait mourir de rire !

Dans mon domaine,un acteur qui joue de beaux rôles dramatiques est considéré comme un grand acteur. Il rafle tous les prix. Un acteur qui joue de beaux rôles comiques est considéré comme un clown, un troubadour. On espère pour lui qu’un jour il aura la chance de jouer autre chose de plus SERIEUX.
D’ailleurs, les critiques s’attardent peu sur les comédies. Heureusement, il y a quelques exceptions et le public qui s’empare d’un film pour qu’il devienne un succès (hommage aux cultissimes bronzés !)
Je suppose qu’en littérature, c’est la même chose. Tu écris des choses sérieuses, profondes, tu es un grand écrivain. Si tu as le Goncourt, c’est encore mieux !
Si tu écris des choses drôles, tu es juste un amuseur de foule, un trublion…
Les gens ne se rendent pas compte de la difficulté de faire rire. C’est sans doute plus difficile que de les faire pleurer.
Et ton article montre bien, comment, dès tout petit, on nous inculque le « soyons sérieux, on travaille ! »
Et combien il devient alors difficile pour ces adultes de considérer la comédie comme un métier sérieux !
Alors désolée Léa, tu veux être écrivain… On te dit que ce n’est pas un métier !
Tu fais de la comédie en PLUS ! là, c’est pas sérieux du tout
J’avoue que même en cherchant bien, je n’ai pas beaucoup de livres vraiment drôle en tête. Peut-être du Jean-louis Fournier …
Moi je crois que c’est parce que faire rire en écrivant (ou écrire de façon drôle c’est selon) est une chose très difficile à faire. Un exercice assez périlleux, trouver la limite entre le drôle et le truc qui tombe à plat voire un peu lourdingue, pas évident. Enfin je trouve…
Oui, je crois effectivement que la difficulté majeure est de trouver le juste milieu pour ne pas tomber dans le recueil de blagounettes vaseuses
Après, il y a différentes sortes d’humour…
J’imagine la difficulté d’écrire des spectacles pour un humoriste par exemple.
ça doit être effectivement fort, dense mais pas lourd.
Pas si simple !
je ne connais pas pour l instant de livres à faire pleurer de rire….et pourtant…j’adorerai ça!!!! ton article me fait penser à mon dernier fou rire….pas si loin que ça ..mardi matin 9 h!!! me lève tôt comme d hab , plonge avec mon cafe matinal sur mon ordi pour régler mes différents dossiers boulot..( oui je bosse à domicile..).et décide à 9 h qu il est temps que j aille me doucher…remonte donc d un pas alerte dans la chambre ou dort encore ma moitié ( oui on a pas le même rythme …il bosse le soir).l énergie débordante, et la tête dans mes dossiers je suis entrée un peu brusquement dans la chambre ( et zut en t écrivant mon fou rire me reprend)et…..mon homme d amour s ‘est réveillé brusquement assis dans le lit l air ahuri, la bouche en cul de poule et les cheveux ( très fin le cheveu )dressés à la iroquoise sur le dessus et à la rabbi Jacob sur les cotés….me disant » heu heu qu est ce qui se passe? « avant de replonger dans un sommeil…je crois presque profond…et là …..moi qui était pressée suis parti dans un fou rire …incontrôlable…(la seule pensée encore ce jour de sa jolie tête très inspirée de ce matin là me remet en transe…)qui a duré plus de trois quart d heure..!!! plus le temps passait , plus ma moitié était partagé entre me maudire de l avoir réveillé et de prendre à son compte ma bonne humeur du matin…finalement cela s ‘est terminé par une bataille d ‘oreillers…à presque 11 h !!! moralité: le fou rire n est pas bon pour la mémoire!!! ai raté mon rendez vous!!!!!
Perso, j’écris plus facilement quand j’ai un coup de blues ou un besoin de rêver… Quand j’ai envie de rire, je veux être avec les gens que j’aime… Cela me plairait énormément de rire devant un livre, le rire comme tu le dis si bien est extraordinairement libérateur mais je ne crois pas qu’un jour j’aurais envie d’écrire un livre entièrement drôle. Peut-être a-t-on tendance à considérer l’écriture comme quelque chose de permanent alors que le rire appartient à l’instant et est donc très difficile à enfermer dans un livre. D’ailleurs les choses qui nous font généralement rire sont des situations cocasses difficilement racontables à moins de faire appel au vécu des lecteurs (moi aussi mon homme s’est réveillé au milieu de la nuit en cherchant partout du regard d’où venait le bruit qui l’avait réveillé, c’était son ronflement, la petite histoire racontée au dessus m’a donc fait sourire)sinon il reste les jeux de mots et les blagues mais là encore il s’agit de choses ponctuelles.
Voilà, je ne suis pas sûre d’avoir fait avancer le débat et je n’ai malheureusement pas de livres en tête à te conseiller mais une chose est certaine, rire, c’est le pied !
Nicole de Buron ?
Je me vois encore rire à la lecture de ses lignes (bon, je ne sais plus lequel de ses romans, je devais avoir une quinzaine d’années, donc dans les années 90) où elle mêle humour et vie quotidienne (tiens, cela me rappelle quelqu’un
! )
Mon dernier fou rire ? Heuuuuuuu… hier ?
Ben oui, je pratique déjà au quotidien ! Dommage que cela ne fasse pas maigrir aussi ! (houaa, juste un peu, pas trop !
)
@ Flo Ah ma Nicole !!!! Moi je les range dans un carton pas trop loin de moi (j’ai environ 70 cartons de livres non déballés, faute de place, depuis mon dernier déménagement), et je les ressors tous les 2 ans et je rigole encore.
))
@ Lilyrature Alors, moi, j’écris bien quand il fait beau, que je suis de bonne humeur, qu’il n’y a pas d’enfant malade à la maison, ni trois tonnes de factures dans la boite aux lettres et que je suis n’amoureuse du papa des enfants non malades. Donc voilà, j’écris bien tous les jours