Caroline Vermalle est l’auteur du roman « L’Avant-dernière chance » (ed. Calmann-Lévy). Elle a remporté la deuxième édition du prix Nouveau Talent 2009 Fondation Bouygues Telecom / Metro.
Un prix dont la particularité est de récompenser un premier roman qui intègre le langage SMS et des messageries instantanées à la structure narrative du récit.
Attention, ce n’est pas un roman écrit en langage incompréhensible, loin de là !
Je l’ai lu, trouvé beau, doux, bien écrit et avec une dose de SMS utilisée à bon escient !
Elle me fait aujourd’hui l’honneur de répondre à quelques questions sur son parcours.
Léa : Quand vous êtes-vous dit que vous aimeriez devenir écrivain ? Y a-t-il eu un élément déclencheur ?
A 9 ans je me souviens avoir écrit un thriller passionnant dans le style d’Agatha Christie, qui devait bien faire au moins… une page ! Quelques étapes-clé comme le séminaire de dramaturgie de Robert McKee et de longues années à écrire pour la télévision britannique. Et bien entendu la découverte du concours de roman à l’initiative de la Fondation Bouygues Telecom.
Léa : Qu’est-ce qui vous a poussé à participer à ce concours ? Ecrire un roman pour un concours, c’était assez risqué, non ? Vous aviez songé à un plan B ? En tout cas, bravo, le risque a payé !
J’ai écrit “L’avant-dernière chance” spécifiquement pour le concours/Prix Nouveau Talent. C’était un défi, je voulais d’abord me prouver que j’étais capable d’écrire un roman. Etre écrivain demande un apprentissage long et rigoureux – j’étais donc à des années lumière d’imaginer que ce premier essai aurait le succès qu’il a finalement eu !
Léa : Vous pouvez nous raconter ce que vous avez ressenti à l’annonce des résultats ?
Une très grande surprise, un bonheur jubilatoire et une profonde anxiété, dans cet ordre. Le tout arrosé d’une quantité indécente de champagne.
Léa : Comment vit-on cette nouvelle vie ? La promotion, les dédicaces, la rencontre avec ses lecteurs ?
On vit la promotion d’un premier roman à peu près comme on surfe un tsunami. Les premiers mois ont été ennivrants et fous et riches et extraordinairement bruyants. Puis petit à petit tout redevient calme. Aujourd’hui c’est juste moi devant mon écran…
Je continue, en revanche, les séances de dédicace – c’est la cerise sur le gâteau. “L’avant-dernière chance” délie les langues – peut-être parce que l’histoire parle de relations grands-parents/petits-enfants ou peut-être juste parce qu’il est optimiste en ces temps de crise, qui sait. Quelques rendez-vous sont déjà pris pour 2010 : un café littéraire le 20 mars à Vendôme et le Salon du Livre à Châteauroux en avril. J’ai hâte !
Léa : Avez-vous une méthode particulière pour écrire, des petits trucs d’écrivain ?
De la rigueur dans la structure narrative. Beaucoup de recherche dans les sujets abordés pour éviter les clichés. Et le travail effectué entre 5h et 8h du matin est incontestablement le meilleur. Je le sais bien… encore faut-il pouvoir se lever ☺
Léa : Vos projets pour la suite ? Un second volet ? Je ne peux pas m’empêcher de vous demander si vous allez conserver une part de langage SMS ou si la page est tournée ?
Pour les SMS, la page est effectivement tournée. Mais certains personnages de “L’avant-dernière chance” n’ont pas tout révélé, alors ils réapparaîtront dans “Le Vent se Lève Tard”. Je peaufine encore mon manuscrit. Il y a également sur mon bureau le scénario d’une bande dessinée, des notes pour un 3ème roman, ainsi qu’une nouvelle à moitié finie.
Léa : Si on parle ventes et gros sous, c’est tabou ? Peut-on vivre de l’écriture en France ?
Question en effet délicate. Prenez le cas de “L’avant-dernière chance”. Il est publié chez Calmann-Levy et lauréat d’un prix littéraire. Les critiques sont excellentes, que ce soit sur les blogs de lecture ou sur France Culture. Il a fait également l’objet de deux autres éditions, une à gros caractères (chez les éditions A Vue d’Oeil) et une autre, à venir été 2010, en Allemagne. Bref, “L’avant-dernière chance” marche. Suis-je heureuse ? Je suis comblée ! Suis-je riche ? J’en suis très, très, très loin… Rendez-vous dans 10 ans et je pourrai peut-être vous dire si on peut vivre de la littérature !
Léa : Vous consacrez-vous uniquement à l’écriture ou exercez-vous un autre métier en parallèle ?
J’écris à plein temps mais ma “vraie” carrière est dans les documentaires TV – métier que j’ai exercé 8 ans à la BBC à Londres. Je travaille donc actuellement en tant qu’auteur et script-doctor sur des documentaires français.
Léa : Enfin, si vous deviez vous réveiller demain matin et que votre plus grand rêve soit exaucé, ce serait quoi ?
L’assurance que je pourrai garder pour le restant de mes jours ce que je possède aujourd’hui.
Merci Caroline !
Envie d’en savoir plus et de lire L’avant-dernière chance ?
http://www.amazon.fr/Lavant-dernière-chance-Caroline-Vermalle/dp/270213999X

Oui, moi aussi je l’ai lu. Un peu par curiosité au départ, je l’avoue, car j’avais envie de participer à ce concours. On s’attend, quand on parle SMS, à tomber sur une bande de jeune’s qui parle texto. Et pas du tout ! C’est un bel échange entre 2 générations, l’histoire d’un grand-père et de sa petite fille que la vie avait éloigné. Très réussi. Bravo !