Demain, c’est le jour des poubelles bleues. Ben oui, vous ne faites pas le tri sélectif, vous ?
Je feuillette donc ma pile de magazines avant de les jeter et je tombe sur un “Marie France “de 2006 (oui, mon tri laisse parfois à désirer…).

Je redécouvre donc 3 ans après, un dossier fort intéressant de Marie-Sophie Boivin : “Romancière: profession à risques”.
Vous vous souvenez de “Misery”, le roman de Stephen King où un auteur est martyrisé par sa plus fervente admiratrice ?
Ben, ça existe aussi dans la vraie vie ! Et ça fait peur !
Elles racontent…
A la sortie de son premier roman, “Truismes”, Marie Darrieussecq a reçu une montagne de lettres. Jusque-là, rien d’anormal quand on vend plus d’un million d’exemplaires (mes respects !).
La plupart anonymes (ben oui, fêlés mais pas fous !), et c’est là que ça se gâte… Car pendant plus d’un an, elle a reçu 4 à 5 lettres par semaine particulièrement haineuses et injurieuses. Elle se souvient même d’un lecteur qui lui écrivait sur du papier toilette parsemé de poils. (oupala !!!)
Moi qui viens de recevoir ma toute première lettre très très méchante (alors que je ne suis qu’une illustre inconnue !), j’peux vous dire qu’il faut être sacrément costaud pour encaisser ça !
Au delà du courrier, il y a aussi les rencontres “physiques”. Elle était si fréquemment prise à partie par des lecteurs que son éditeur lui faisait office de garde du corps sur les salons. (d’où l’importance d’en choisir un grand et fort). Bon heureusement, Marie, depuis ton deuxième roman, ta vie a l’air plus calme…
Dans le genre glauquinet, à la sortie de son livre “Viande”, Claire Legendre a reçu, je vous le donne en mille… Une barquette de viande (arrivée avariée) dans un colis ! Alors qu’il y a des gens qui meurent de faim ! Elle a également connu le côté fan-très-présent : e-mails d’abord amicaux qui virent à la déclaration, lettres, coups de fil, rencontres inopinées au détour de ruelles près de chez elle ou de son travail… Flatteur ou très pesant ? On est d’accord, flippant !
Dans le genre sournois, Lucia Etxebarria, celle qui a écrit “Amour Prozac et autres Curiosités”, a vécu une histoire de “jalousie d’auteur”. Une série de mails injurieux expédiés par trois jeunes femmes sur son blog personnel. Après enquête, il s’est avéré qu’elles n’étaient autres qu’un seul et même écrivain espagnol assez connu dont le troisième roman venait d’être rejeté. Il utilisait ces trois personnages pour critiquer systématiquement ses chroniques, l’injurier ou la descendre.
Et ben, c’est pas joli joli tout ça !
En prime, elle a dû déménager, poursuivie par les assiduités d’une jeune mannequin (oui, une femme !), qui virait au harcèlement.
T’as vraiment la poisse Lucia ! Remarquez, pour ceux qui me connaissent un peu… Vous êtes en train de vous dire…. Avec le bol qu’elle a …
Alors, la vie rêvée des écrivains… Qui n’en veut ?


Oui, la réussite suscite toujours la jalousie ! C’est comme Marc Levy ou autre que les gens critiquent sans cesse alors qu’ils ne rêvent que d’une chose : être à leur place !
Bravo pour votre blog en tout cas, j’y apprend plein de choses et je m’amuse à vous lire. J’ai aussi lu l’extrait de votre roman et j’ai hâte de le trouver en rayon à la fnac en me disant… Je la lisais quand elle n’était pas encore connue… Et sans jalousie car la réussite est méritée quand on a le talent qui va avec.
Je me demande toujours comment il se fait que des gens aient du temps à perdre à faire des trucs aussi débiles. Si je n’apprécie pas quelqu’un ou du moins son œuvre, je ne vais pas en plus perdre de l’énergie à le lui faire savoir. La belle affaire ! La littérature est pleine d’auteurs pour que chacun y trouve son compte.
Après quand on s’expose, c’est aussi à la critique mais si on n’a rien de pertinent ou constructif à dire, autant passer son chemin non ?
Bon en passant, désolée mais je n’ai pas encore eu le temps de terminer la lecture de l’extrait en ligne…
Pour quelle raison l’insulte serait t’elle moins valorisée que l’éloge? Une insulte n’est qu’un moyen d’expression démocratique comme un autre. C’est une manière puissante de dire “j’ai pas aimé”. L’insulte s’adresse en général à un être faible, souvent une femme. Ne dit t’on pas tout à fait justement “le sexe faible”? Face à un sexe fort, donc un homme, l’insultant prend des risques et préfère souvent l’esquive ou la fuite. Je pense qui si l’insulte blesse, c’est qu’elle traduit un sentiment d’infériorité de la part de celle qui la reçoit. Ce n’est pas perdre du temps que d’insulter, c’est juste une façon d’exprimer ses sentiments avec des mots forts, puissants et justes.
Là, je crois que je peux me préparer à attendre vos insultes.
Hummmm…. J’avais dit gentil macho de service…
Soit vous aimez vous faire taper sur les doigts, soit vous avez un sens aigu de la provocation.
Petit 1, je ne vois pas bien quel plaisir personnel on peut prendre à insulter les autres … Ne peut-on pas dire simplement “j’aime”, “je n’aime pas”…
Petit 2, je ne suis pas d’accord avec vous sur le fait que si l’insulte vous touche, vous vous sentez en position d’infériorité. Je pense plutôt que la personne insultante le fait pour se “soulager” de ses propres frustrations ou déceptions.
Petit 3, je ne vois pas comment on peut mélanger dans une même phrase les mots “insulter” et “justes”. Cela reviendrait à dire que dans la vie, c’est celui qui hurle le plus ou tape le plus fort qui a raison.
Petit 4, les insultes sont punies par le code pénal même si ces mêmes lois sont elles aussi issues de notre démocratie.
On encoure une contravention de première classe pour les insultes “privées” et les peines sont plus lourdes pour les insultes “publiques”en fonction de leur “gravité” laissée à l’appréciation des juges.
Et au final,je ne rentrerai pas dans le débat sexiste du sexe faible et fort parce que c’est bien connu, les femmes sont bien plus intelligentes (et ça, je le précise s’il en est besoin, c’est une blague !)
Voyez-vous chère Léa, ce petit texte sur l’insulte, sans en prononcer une seule, vous l’auriez remarqué, s’appelle en dramaturgie, générer du conflit. Ce fut, je le reconnais, un exercice facile qui ne pouvait que fonctionner. Beaucoup de manuscrits (on devrait dire ordiscrits) sont faibles en teneur parce qu’ils ne créent pas de conflit. Ce sont le plus souvent ceux qui ne sont pas publiés. Un auteur ne doit pas hésiter à faire souffrir son héros. Il n’en sera que plus attachant.
Les insultes sont dans notre monde des sources de bien des conflits. Elles ont donc forcément toute leur place dans un roman ou dans un film, tout en sachant les manipuler avec brio. C’est tout le travail d’un auteur, se détacher de sa propre opinion, de ses propres sentiments et de sa vision édulcorée de la vie, les véritables parfums de la vie, qu’ils sentent bon ou mauvais.
Je vous le concède, c’était de la provocation, voire de la manipulation. Heureusement que l’on est pas comma ça dans la vraie vie, n’est ce pas?
Pourquoi dites-vous que les femmes ne sont pas plus intelligentes que les hommes? Vous vous sous estimez Léa.
J’avais effectivement opté pour l’option 2 : maître ès provoc…
D’où une réponse qui ne faisait pas grimper l’insulte jusqu’au balcon. ça monte vite ces petites bêtes ! Surtout dans la vraie vie…
Alors, qu’écrivez-vous en ce moment ?
A vous lire, j’avais imaginé que votre rêve à vous s’était déjà réalisé…
Très perspicace en plus. Vous êtes sûr d’être blonde?
Oui je sais, c’est lourd grave mais que voulez-vous, on est comme on est.
Une partie s’est déjà réalisée, au sens propre. Et au passé.
Et vous avez raison (décidemment, faut que je reprenne l’entraînement en intelligence si je veux faire le poids), je fais comme vous, pas dans le même genre mais avec les mêmes objectifs.
Je vous passerai bien volontiers le lien où vous pourrez consulter en ligne mes modestes œuvres mais malheureusement pas en public, il y a certes des droits déposés mais la protection est si peu efficace.
Philbret, y’a-t-il un souci avec les blondes sinon ?
Pas de souci chères bulles. Un auteur se perd parfois dans ses propres délires.
Mais lorsque la sincérité revient, le coeur parle et au delà des apparences, il y a souvent beaucoup de tendresse, de générosité et d’intelligence. Quelque soit la couleur des cheveux.
Mais bon, à Marseille, les blondes sont surnomées “les cagoles”. Savez-vous pourquoi?
PROGRAMME 2010 “LES EDITIONS DU BORD DU LOT” avec ses voeux de réussite pour la nouvelle année.
Concours de romans*
Thème libre
de janvier à juin 2010 – résultats décembre
Concours de correspondances*
Thème libre
de janvier à mars 2010 – résultats juin
Concours de Printemps de Nouvelles
Thème libre mais chute impérativement optimiste, gaie, tendre…
de mars à juin 2010 – résultats septembre
Concours d’Automne de Nouvelles
Thème “Le Temps qui passe…
de septembre 2010 à décembre 2011 – résultats mars 2011
*Le règlement de ces concours est à votre disposition sur le site
http://www.bordulot.fr
Une interview sur le Concours de roman peut être vue sur CT2E TV en cliquant sur le lien suivant
http://www.dailymotion.com/video/xbibiy_talk-ct2e-15122009_news
Pour tous renseignements : contact@bordulot.fr
Bien à vous
Marcel GILLET