Chick lit or not chick lit ou de la littérature de poulette et fière de l’être

C’est de la chick lit ton truc !

chicklitEst une petite phrase qui ressort parfois. Surtout chez les hommes … Ou chez ceux qui ne savent pas comment me dire qu’ils n’ont pas aimé…
Ton condescendant, moqueur, déçu de voir que vous n’écrivez pas de la grande littérature avec au moins un mot par page que personne n’utilise voire ne connaît …

Un ami éditeur me disait l’autre jour (et oui, j’ai des amis éditeurs !): “c’est pas mal ton truc à lire le soir avec une tisane !” . Moi je préfère “à lire l’après-midi au bord de l’eau avec un p’tit cocktail de fruits frais vitaminés parce que ça donne la pêche ” ! Mais ça c’est personnel…

Le même ami éditeur: “t’es sur une niche, tout le monde ne t’éditera pas et ne te lira pas !”.
Ben ouais, je suis sur une niche ! Mais une grosse niche si on considère le nombre de femmes en France (et d’ hommes qui ont de l’humour) et les chiffres des ventes de la littérature de poulettes (c’est pas beau, hein !) en Angleterre, aux États-Unis ou même en France car paradoxalement les auteurs britanniques s’exportent super bien chez nous.

Chick lit ou chicken literature : définition

Est-ce que j’écris vraiment de la chick lit ? Je n’en sais trop rien… Si on se réfère à la définition de notre ami wikipedia, voici ce que ça donne :

La chick lit se caractérise sur le plan thématique : elle raconte l’histoire d’une jeune citadine, âgée d’une vingtaine d’années, souvent blanche, célibataire, branchée, et généralement issue de la classe moyenne. Elle est habituellement aux prises avec un travail harassant ou inintéressant dans le monde des médias (magazine de mode, maison d’édition, émission télévisée etc.). À la recherche de l’homme de sa vie et souvent en désaccord avec sa famille (le plus souvent avec sa mère) ou minée par un besoin compulsif (celui d’acheter des vêtements par exemple) visant à calmer ses anxiétés, l’héroïne est obsédée par l’apparence et a une passion pour le shopping. Les aventures sont toujours saupoudrée d’humour et de dérision, spécificités essentielles de la chick lit.

Le ton est très spécifique : désinvolte, désabusé, bourré d’humour (noir).

Bien que des éléments romantiques soient souvent présents dans la littérature féminine, ils ne sont généralement pas considérés comme faisant partie intégrante du genre, car les relations de l’héroïne avec sa famille, ses amis sont peut-être aussi importantes que ses relations avec l’Homme.

Hé hé ! Ma léa à moi n’est pas célibataire, ne cherche pas l’homme de sa vie et n’a pas de besoins compulsifs … Enfin, pas tant que ça !
Par contre, pour le ton, ça me fait vraiment très plaisir de savoir que mon petit livre est bourré d’humour (noir) !
Et de ce côté, je serais très heureuse d’appartenir à la famille des écrivains qui caquettent, gloussent voire crétèlent (et oui moi aussi je connais des mots !)

Bon, on ne peut pas plaire à tout le monde et après tout, vous croyez que Musso ou Levy sont vexés quand on leur dit qu’ils revisitent le genre Harlequin ?
Moi je dis qu’Helen Fielding (Bridget Jones) doit bien se marrer en lisant ça !

La chick-lit en France (toujours selon notre ami Wikipedia)

Harlequin a réagi dès 2003 en lançant la collection Red Dress Ink. Les éditions Jean-Claude Lattès, sans avoir créé de collection spécifique, suivent également le phénomène en publiant les romans d’Isabel Wolf. Les éditeurs soutiennent ce genre vu son potentiel économique.

Aujourd’hui, les romans de chick-lit sont facilement reconnaissables, quelle que soit la collection, à leur couverture girly rose et flashy.

Le format de ces livres est à mi-chemin entre le livre de poche et le Beau Livre : pratique à emporter et financièrement abordable, le livre reste malgré tout un objet de plaisir.

Alix Girod de l’Ain, journaliste au magazine Elle, signe De l’autre côté du lit en 2004 (adapté au cinéma en 2008 sous le même titre). Sainte-Futile sort en 2006. Les thèmes abordés sont récurrents : amour, mariage, sexe, etc. Ces romans sont parfois perçus comme, au choix, superficiels ou hilarants.

Les auteurs français ne semblent pas s’adapter à l’écriture anglo-saxonne. Si certaines parviennent à faire rire, beaucoup sont juste moins mordantes.

Mouais, mouais…

2 réponses à Chick lit or not chick lit ou de la littérature de poulette et fière de l’être

  1. Solange dit :

    Bonjour,

    Perso, ce que j’en ai lu ne m’a pas semblé être de la chick lit du moins dans le sens péjoratif du terme. On rit beaucoup et ça c’est vrai qu’on le trouve peu dans la littérature française. Dommage parce que le monde est déjà assez triste comme ça et les infos anxiogènes. Alors quand je lis, c’est pour me détendre et non pour me prendre la tête davantage. Sans doute que votre blog (très joli d’ailleurs)fait girly mais après tout vous êtes une fille ! Merci pour ce très bon moment ! Au delà de votre roman, j’apprécie beaucoup également le ton que vous donnez à votre blog avec du cynisme là où il faut !
    merci et bravo

  2. laisse dit :

    j’aime bien mais la plupart son assez plat…

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