Léa Jane est en vacances, son blog aussi !
21 juillet 2010Le 21 Juillet, c’est mon anniversaire !
21 juillet 2010
Eh oui, il n’y a pas longtemps, c’était l’anniversaire de mon blog. Aujourd’hui, c’est le mien ! Pourquoi je vous dis ça ? Parce que j’adoooooooooore recevoir des appels, des messages et des cadeaux ! C’est MA journée, je fais ce que je veux ! Et j’en profite pour faire une petite piqûre de rappel à mes amis qui auraient malencontreusement oublié cette date importante. Enfin, en général, je leur rebats les oreilles avec ça 15 jours avant… Donc pas d’excuse !
Non, en fait, je voulais juste vous dire que mon blog et moi même partions en congé pendant un petit mois.
Je ferme un peu plus tôt que prévu, car je veux ab-so-lu-ment rendre mon prochain roman à mon agent avant la fin de l’été ! Parce qu’à la rentrée, nouveau tournant, nouveau challenge !
Pour ceux qui suivent mes petites aventures, vous savez que j’avais pris un an pour me consacrer à l’écriture (le premier qui me parle de congé sabbatique, je le …) et malheureusement, toutes les bonnes choses ont une fin.
Je reprends donc le chemin du boulot… ou plutôt de l’école ! Je dois donc remettre le nez dans les bouquins, réviser mes cours, acheter ma trousse et mes p’tits crayons. Une rentrée normale, sauf que cette année, la prof, c’est moi !!! Et on ne rigole pas !
Je vous embrasse, vous remercie pour vos encouragements et vous donne rendez-vous le 21 août avec, peut-être, quelques bonnes nouvelles côté Mont Édition !
@ bientôt
Léa
Une petite interview de Léa Jane par Sophielit
12 juillet 2010Une fois n’est pas coutume, c’est une petite interview de votre « serviteuse » que je vous propose. Sophielit, celle qui lit beaucoup beaucoup, a décidé de donner la parole à ses amis blogueurs cet été et j’ai eu l’honneur d’y participer. Merci Sophie ! En prime, je vous présente ma vraie trombine…
Pour inaugurer cette rubrique estivale, je vous présente Léa Jane et son blog pétillant http://www.roman-a-lire.com/.
Pourquoi ai-je voulu le partager avec vous ?
Parce que Léa a osé se laisser guider par ses envies, et que cela lui réussit ; parce que son blog est une mine de trouvailles, de bons mots et d’infos ; parce qu’on peut y lire sa plume d’auteur, de lectrice, de fille, de femme, d’intervieweuse, de maman…
1. Ton blog en quelques mots ?
Mon blog est né il y a un an lorsque j’ai décidé de faire une pause dans ma carrière et de tout plaquer pour réaliser un vieux rêve un peu fou… Celui de devenir écrivain.
J’ai eu envie de partager cette aventure avec les internautes, de leur raconter mes joies, mes doutes, ce qu’était le travail d’un auteur, mon Koh-Lanta de l’édition… Mais aussi de me confronter à la critique des lecteurs en mettant des extraits de mon premier roman en ligne.
C’était aussi un moyen de réussir mon “coming out” professionnel
Je ne voulais surtout pas que ce blog devienne polémique et “tape” sur le monde de l’édition en décourageant au passage les auteurs en herbe. Je souhaite juste que les lecteurs passent un bon moment en lisant mes petits billets, qu’ils se sentent bien sur mon blog et que cela leur donne envie d’essayer de réaliser leurs rêves.
Aujourd’hui, si je devais faire un petit bilan, je dirais qu’il n’y a que du positif ! Ce que je préfère par-dessus tout, ce sont les échanges avec d’autres auteurs (édités ou en devenir, comme moi), des éditeurs ou des passionnés de littérature. Et les merveilleuses rencontres qui dépassent aujourd’hui le stade du virtuel. Certains internautes sont même devenus de véritables amis.
2. Comment créées-tu l’interactivité sur ton blog ?
En réalité, je n’ai pas vraiment cherché à créer de l’interactivité ou à mener des actions marketing pour booster l’audience de mon blog. Les choses se sont mises en place d’elles-mêmes. Devenir écrivain est le rêve de 3 Français sur 5 et nous avons vite formé une petite communauté. Mon inscription sur Facebook a quand même accéléré les choses.
Je fais également beaucoup d’interviews d’auteurs qui nous racontent leurs parcours jusqu’au Mont Edition. J’aime cette notion de partage d’expériences et mes lecteurs aussi.
Dans le même registre, j’ai lancé un appel à témoins sur le thème “patron, boulot, bobo” (le tome 2 de mon roman traite de l’univers impitoyable du monde du travail). J’ai invité les internautes à partager leurs petites aventures ou mésaventures dans leurs recherches d’emplois ou expériences professionnelles et j’ai reçu un nombre incroyable de réponses.
3. Que devient ton blog pendant les vacances ?
Vacances ou pas, l’activité sur mon blog est surtout fonction de mon rythme d’écriture sur mes romans. Il y a des jours où je me lève à 5h00 et où mes personnages s’emparent de moi et ne me lâchent plus jusqu’au soir. Dans ces moments-là, je suis incapable d’écrire sur mon blog, de répondre au téléphone ou de parler à qui que ce soit. En ce moment, je travaille sur 3 histoires en même temps et je me fais tirer les oreilles par mes amis blogueurs !
Je vais tirer le rideau quelques semaines en août pour prendre de vraies vacances. Me retirer dans dans ma tanière, un endroit reculé sans eau ni électricité (nan, je plaisante !), mais sans Internet et donc sans blog ! Mener une vie presque monacale (excepté le mojito et 2 ou 3 autres petits détails) et terminer tranquillement les livres en cours.
4. Que lis-tu pendant ces vacances ?
En ce moment, j’écris pour les enfants et les adolescents. Je suis donc montée au grenier chez mamie Jane et j’ai ressorti les livres que je dévorais étant enfant. Je redécouvre la bibliothèque verte, le club des 5, Fantômette et les autres…
Pour comparer mes vieux souvenirs avec ce que lisent les ados d’aujourd’hui, j’ai aussi mis dans ma valise :
• Un été de choc de Meg Cabot
• Si par hasard c’était l’amour de Stéphane Daniel
• Le retour de l’allumeuse de E. Lockhart
5. Quels sont tes projets de rentrée pour le blog ?
Ma bonne résolution pour la rentrée est de poster tous les jours ! Bon allez, tous les deux jours… J’ai prévu un format un peu plus court, mais quand je suis lancée, j’ai souvent du mal à m’arrêter. Je vais créer une nouvelle rubrique dans le genre “Léa les bons tuyaux”, avec une foule de conseils qui pourront servir aux auteurs en herbe, les nouvelles formes d’édition, les pièges à éviter…
Je vais également lancer un petit truc assez rigolo (enfin, j’espère), pour mettre en scène mes textes. Mais ça, vous le découvrirez à la rentrée !
Enfin, j’espère avoir l’immense joie de vous annoncer que ça y est, mon roman va être édité et vous faire partager la suite de cette belle aventure.
Je vous invite à découvrir le blog de Sophielit, une amie blogueuse et bientôt auteure…
De la publicité dans les livres… Les romans épargnés ?
7 juillet 2010Je faisais quelques petites recherches sur les moyens de faire connaître un livre lorsque je suis tombée sur un article intéressant sur le blog « Actua Litté« . Un post qui parle de l’utilisation des livres comme outil de promotion pour les entreprises.
En tant qu’ex du marketing (les erreurs de jeunesse, que voulez-vous, on en fait tous !), j’avoue que ce sujet m’a toujours intéressée.
Les livres d’entreprise ont toujours existé, notamment ceux qui retracent l’histoire d’une marque, souvent à l’occasion d’un anniversaire. Mais ce qui est plus nouveau, c’est le sponsoring d’un livre par une marque avec une mise en avant de leurs produits. Comme l’indique cet article, on trouve ce phénomène dans les livres de cuisine : Tipiak et le livre Les céréales. Prenez-en de la graine ! de Valérie Duclos ou Nestlé Dessert et le livre C’est fort en chocolat de Trish Deseine.
Mais il y a une question que je me suis toujours posée : pourquoi les romans sont-ils encore épargnés ? La pub étant présente partout, peut-on imaginer voir apparaître un logo Danone en quatrième de couv ou une pleine page L’Oréal au centre d’un livre, parce qu’il le vaut bien !
Est-ce légalement interdit ? Est-ce que les éditeurs s’y refusent ?
C’est juste une question que je me pose comme ça en passant…
Et, heu, sinon, je lance un appel au Guide du Routard et aux marques Durex et Nutella, pour qui je fais de la « pub » dans mon roman !
Myriam Chirousse « Miel et vin » et bien d’autres choses…
28 juin 2010
« Miel et vin » est sans conteste l’un des plus beaux romans que j’ai lus ces dernières années. Un de ceux qui vous transportent dans un autre univers, que vous ne pouvez plus lâcher et qu’en même temps, vous savourez, vous dégustez, page après page. Myriam Chirousse a un talent rare, une plume à la fois précise et légère. Myriam, c’est aussi une charmante auteure que j’ai eu la chance de rencontrer au Salon du livre de Paris et avec qui j’adore échanger. Nous avons quelques points communs que vous découvrirez en lisant cette petite interview…
Léa : Ton envie de devenir écrivain… Elle vient d’où, ça remonte à quand ?
Je ne crois pas que j’ai eu envie de « devenir écrivain ». Je veux dire que je n’ai pas envisagé l’écriture comme un métier, une position sociale à atteindre. Un jour, je ne sais plus quand, je me suis mise à écrire et voilà : c’était là. Ça a toujours été une pratique plutôt qu’un désir à réaliser. Je ne me souviens pas de moi en train de ne pas inventer des histoires et des personnages. Ce besoin de raconter est apparu très tôt, dans l’enfance. Je crois qu’il vient d’une incompréhension profonde du monde qui m’entourait. Pour apprivoiser la vie, les enfants ont besoin de jouer, en laissant libre cours à leur imagination. Chez moi, ce jeu de l’imagination s’est mis à utiliser les mots, les phrases… L’écriture est une incroyable salle de jeu ! Vous avez tout, vous pouvez tout construire, et surtout des univers où vos émotions trouvent refuge. C’est vital. Ça permet de respirer là où il n’y avait pas d’air. Je crois que je n’aurais pas pu grandir sans écrire.
Léa : As-tu une méthode particulière pour écrire ? Tes petits trucs d’écrivains
Une méthode, non… Mais voici quelques idées qui me guident et que j’essaie d’appliquer :
1) Travailler, travailler, travailler… Mettre une phrase après l’autre, comme les pieds pour marcher : c’est le meilleur moyen d’avancer.
2) Se souvenir que l’écriture m’est vitale : même lorsque je ne peux lui consacrer qu’une heure par semaine, être bien consciente que cette heure constitue le cœur de ma vie.
3) « Écrire vrai » ou « écrire juste » (comme on chante juste). C’est-à-dire écouter attentivement la voix du roman en soi pour la restituer le plus fidèlement possible sur le papier.
4) Ne pas comparer ce que l’on écrit à ce qu’ont écrit les autres, ou ce que l’on a écrit soi-même avant. Ne pas juger ce que l’on est en train de créer… tout en restant très exigeante, attention ! Garcia Marquez a dit que la qualité d’un écrivain ne se mesure pas à ce qu’il publie, mais à ce qu’il jette dans sa corbeille.
5) Et puis… écrire comme on prépare un petit dîner pour des amis : « avec amour » et en cherchant la saveur !
Léa : Peux-tu nous raconter ton Koh-Lanta pour trouver un éditeur ?
Je me le suis épargné ! J’ai un contrat avec un agent littéraire, Virginia Lopez-Ballesteros. C’est son métier de dénicher le bon éditeur en fonction du livre, de cibler les envois, de jauger les propositions de réécriture, de lire à la loupe les contrats… Pour Miel et vin, elle a fait une demi-douzaine d’envois et, dans le lot, il y avait Buchet Chastel, tout de suite très emballé. Virginia a donc mis quelques mois là où j’aurais mis dix ans ! Mais il faut malgré tout une sacrée dose de patience et de détachement : la confrontation avec le monde éditorial est toujours éprouvante quand on débute.
Léa : Si on parle gros sous, c’est tabou ? Peut-on vivre de l’écriture en France…
En France comme ailleurs, il n’y a que très peu d’écrivains qui vivent exclusivement de leur plume. Il faut vraiment avoir de très grosses ventes… ou de très petits besoins ! Toutefois, à côté de ses droits d’auteur, un écrivain peut arrondir ses fins de mois grâce à d’autres activités liées au monde des lettres : donner des conférences, faire des ateliers d’écriture, écrire un article de temps à autre, etc. Sans parler des bourses et des aides auxquelles on peut postuler. Je crois que la France est un pays où il y a quand même un certain budget, public ou privé, pour la vie littéraire.
Mais, au-delà de la question de la possibilité, je me demande souvent si c’est souhaitable de ne vivre que de sa plume. Si le fait de pouvoir payer ma facture d’électricité ou le crédit de ma maison reposait exclusivement sur le prochain livre que je vais écrire, j’y perdrais forcément de la liberté au moment d’écrire. L’instinct de survie se mettrait en marche et, même inconsciemment, je me sentirais alors obligée de « produire » un manuscrit dans certains délais, que le texte soit bon ou pas. Je me demande si ce ne serait pas courir à l’échec… ou au désenchantement, ce qui serait encore pire ! Non, non, quand j’imagine la possibilité de ne vivre que de ma plume, ça me fait plutôt stresser que rêver ! Pour payer mes factures, je suis heureuse d’avoir mon métier de traductrice.
Léa : Ton actu, peux-tu nous parler de ton dernier livre ?
Mon premier roman, Miel est vin, est sorti l’année dernière chez Buchet Chastel. Il a bien marché, a reçu de très chouettes critiques et s’est retrouvé 3ème finaliste du Prix des Libraires 2010. Il paraîtra au Livre de Poche l’année prochaine.
Par ailleurs, je viens d’achever un court roman pour adolescents qui s’intitule Cantique des Elfes, mais je n’ai pas encore de date de publication. Enfin, je suis d’ores et déjà en train de travailler au troisième, une histoire de pirates qui cherchent l’El Dorado et tombent dans la mer des Sargasses…
Léa : Enfin, si tu devais te réveiller demain matin et que ton plus grand rêve soit exaucé, ce serait quoi ?
Avoir des ailes ! Très grandes, mais repliables à volonté, pour pouvoir m’envoler chaque fois que j’en ai envie.
Myriam Chirousse, Miel et vin Buchet Chastel, 2009
Ecrire pour les ados : avons-nous oublié ce que c’est que d’avoir 16 ans ?
25 juin 2010
Non, je ne suis pas une grosse feignasse ! Je sais que je ne suis pas très présente sur mon blog en ce moment et que je laisse davantage la parole à d’autres auteurs. D’ailleurs, la semaine prochaine, je reçois deux nouvelles écrivaines que j’adore !
Ce n’est pas non plus que je n’ai plus rien à vous dire… C’est juste que je suis super occupée ! J’ai réécrit une partie de mon tome 1, quasi terminé un autre roman, écrit une partie de mon tome 2, fait le plan du 3, participé à un jury pour un super projet de livre dont je vous reparlerai… Plus la vraie vie, je ne m’en sors pas !
En ce moment, j’écris pour les ados… Alors, je fais comme les acteurs avant de tourner un film, je m’imprègne, je m’immerge dans ce monde que je commence à regarder d’assez loin maintenant.
Peut-on leur parler de tout ? Comment ? Doit-on avoir le même langage ?
Prenez le sexe, par exemple ! A 15, 16 ans, on a les hormones qui se réveillent… Enfin, pour certains, elles sont déjà très actives… Pourtant, si vous lisez des livres pour ados, il y a finalement assez peu de scènes « d’amour » ! Pourtant, avec ce qu’on voit à la télé…
Ce matin, j’ai donc acheté un magazine destiné aux ados. Le monsieur de la librairie m’a regardé d’un drôle d’air en me demandant si je ne m’étais pas trompée.
- Modes et travaux, c’est plus haut sur l’étagère !
Pourtant, avec mon look de teenager attardée, je pensais faire illusion. Vous croyez que c’est juste ces quelques rid(ules) ridicules qui peuvent me trahir ?
Bref, je l’ai quand même acheté et je me dis que je me pose bien des questions pour pas grand-chose ! Parce que quand on lit leur rubrique SEXO, eh bien, elles appellent un chat, un chat !
Au programme… comment pimenter son couple ? Je ne savais même pas qu’à 16 ans, on avait besoin de piment… Voici quelques exemples :
« S’offrir des sex-toys ». Alors là, je dis BRAVO ! Parce que moi, j’ai coupé une scène de mon roman qui parlait d’un joli canard Sonia Rikiel et d’un DVD du Kamasutra en 3D…
« Faire une séance photo privée ». Commencez par faire des photos soft puis attaquez dans le sensuel, le but étant tout de même de succomber à la tentation.
Ma fille ne lira jamais ça, c’est clair ! Remarquez, elle n’ a que 4 ans ! Bref, la dame du magazine ajoute tout de même « fais bien attention à conserver les photos et fais-les avec un mec qui ne s’amusera pas à les publier sur Internet« . Tu m’étonnes !
« Jouer à dada » Sur le coup, je n’étais pas bien sûre d’avoir saisi. Une histoire de cheval et d’amour bestial…
Suit tout un tas d’autres conseils que je prendrais bien pour moi, même si j’ai 36 ans…
Tout ça pour vous dire qu’on est bien loin de mon « OK podium » à moi quand j’avais leur âge…
Pourtant, côté littérature, la bibliothèque rose est restée très « rose » et je me demande bien pourquoi …
Martine Pagès : de Céanothes et Potentilles au guide de la défume…
21 juin 2010
J’ai aujourd’hui la joie de recevoir Martine Pagès. Une sensibilité à fleur de peau, un dynamisme et un enthousiasme à toute épreuve, une très jolie voix littéraire… Une actu riche puisqu’elle publie deux livres cette année : « Céanothes et Potentilles » aux éditions Volpilère et « mon guide de la défume » aux éditions Guy Tredaniel.
Léa : Ton envie de devenir écrivain… Elle vient d’où, ça remonte à quand ?
Un chien écrasé sous mes yeux. Les cris de sa petite maman, dix ans. Les murs de ma ville placardés par mes soins, j’avais tapé le récit, outrée par le comportement du conducteur qui avait pris la fuite. La mairie m’appelle, me propose un concours local. J’ai 30 ans. Je joue la carte de la « nouvelle ». Piètre texte à mes yeux. Mais tout le monde l’aime. J’écoute les conseils, je ne lâche plus ma plume. Plus jamais.
Léa : As-tu une méthode particulière pour écrire ? Tes petits trucs d’écrivain…
Eh bien, je n’en ai aucun. Euh, pardon, si… mais je les garde jalousement !
Léa : Peux-tu nous raconter ton Koh-Lanta pour trouver un éditeur ?
Oh là là, c’est assez particulier. Bon, eh bien, comme tout le monde, au départ, j’ai dépensé une petite fortune en reliures, encres, envois, etc. Puis deux concours littéraires remportés (PPDA 2007 et Volpilière 2008) ont donné du poids, de la crédibilité à mon profil. En fait, mon premier roman est une commande de l’éditrice de la maison Volpilière. Mon texte « Léa, ma vie », avait été retenu pour être publié dans le recueil « Un parfum d’enfance », suite au concours. Elisabeth Robert-Mozzanini avait été si séduite par mes écrits qu’elle m’avait demandé un roman court. « Céanothes et Potentilles » naissait. Je dois une fière chandelle à Élisabeth qui m’a fait une confiance aveugle. Je prédis une longue vie à Volpilière, qui sait aussi prendre soin comme personne de ses auteurs. Qu’elle lise ici mille mercis ! Idem pour mon fidèle ami et acteur, Philippe Leroy-Beaulieu, qui a signé une chanson, un poème magnifique, en première page…
Pratiquement dans le même temps, la journaliste scientifique et amie, Laure Pouliquen, présentait avec détermination mon ouvrage sur le sevrage tabagique aux éditions Guy Tredaniel. J’avoue que deux livres sortis la même année, c’est vraiment formidable… et c’était inespéré…
Léa : Si on parle gros sous, c’est tabou ? Peut-on vivre de l’écriture en France…
C’est une question à laquelle je répondrai en son temps, en avril 2011, quand les droits me seront versés. Non, ce n’est pas tabou et c’est important d’en parler. On est en pleine crise, je suis la première à prier pour que mes livres se vendent. Je trouverais très démago de lire des propos sur « l’Art », le « don de soi », sans un mot sur la façon dont on en vit, ou pas. Je suis d’ailleurs obligée, dans cette attente, d’être salariée dans une société et d’y remplir des tâches qui me permettent de percevoir un revenu régulier. Mon activité de photographe ne suffit pas non plus à m’assurer un train de vie correct. Cessons de nous voiler la face. Au même titre, si les droits perçus dans un an sont conséquents, je serai ravie d’annoncer la couleur. Histoire de passer un message encourageant ! ![]()
Léa : Ton actu, peux-tu nous parler de la sortie de ton dernier livre ?
« Mon guide de la défume » se porte plutôt bien. Il s’agit d’une sortie assez fulgurante, l’ouvrage étant disponible chez les blockbusters et édité chez Tredaniel éditions dont la réputation n’est plus à faire. Laure Pouliquen a rédigé la préface, un bijou. J’ai de nombreux retours. Il est né en avril, c’est un peu tôt pour avoir du recul, mais je n’ai eu aucun retour négatif.
Léa : Enfin, si tu devais te réveiller demain matin et que ton plus grand rêve soit exaucé, ce serait quoi ?
Rattraper le temps perdu, dire à mon papa, de son vivant: « Je t’aime ». Mon plus grand raté…
Les livres de Martine Pagès :
- « Un parfum d’enfance », éditions Volpilère (recueil collectif) mon texte: « Léa, ma vie » 2008
- « Céanothes et Potentilles », éditions Volpilière 2010
- « Mon guide de la défume », éditions Guy Tredaniel 2010
Pour en savoir plus…
Le site de Martine Pagès: http://mondossierdepresse.free.fr/
Son blog: http://pagesma.typepad.com/blog/
Licenciée à cause d’un blog…
15 juin 2010
Ce n’est pas la première fois que je lis ce type d’histoires, mais celle-ci a particulièrement attiré mon attention… Sans doute, parce que c’est typiquement le genre de choses qui aurait pu m’arriver si je n’avais pas quitté mes patrons avant d’écrire… (Et là, je souris en imaginant la tête de ceux qui me connaissent et qui vont acquiescer comme ces petits chiens qui disent oui, ceux qu’on voit dans certaines catégories de voitures…).
Virée à cause de son blog !
Je parle de l’histoire de Jess, une blogueuse, (ex) employée dans un hôtel qui a été licenciée pour faute grave après avoir publié sur un blog des petites anecdotes liées à sa vie professionnelle.
Des billets rigolos, des photos humoristiques avec sa mascotte Winnie l’ourson, des dialogues avec ses collègues … que ses patrons, eux, n’ont pas trouvés très drôles.
Pourtant le trait est forcé, les situations romancées… La jeune femme accorde qu’elle s’est inspirée de la réalité (comme nous tous !), mais qu’elle a toujours veillé à respecter l’anonymat de ses personnages. Il n’empêche qu’on lui reproche certains détails permettant d’identifier son lieu de travail.
Je connais d’autres situations tout aussi édifiantes… Alors peut-on raconter sa vie, même de manière romancée sans courir le moindre risque ?
Hum ! Si on croise cela avec le projet de loi du sénateur, Jean-Louis Masson, visant à lever l’anonymat des blogueurs non professionnels… ça risque de devenir très difficile.
Attention, je suis la première à bondir lorsque je vois quelqu’un qui profite d’être bien à l’abri derrière son écran et son pseudo pour balancer des propos teintés de méchanceté gratuite ou carrément diffamatoires !
Mais la frontière entre la protection des uns et la censure des autres semble bien mince…
Le blog de Jess, la blonde qui dérange
Entretien avec Emmanuel Parmentier, « Mon frère »…
14 juin 2010
C’est aujourd’hui Emmanuel Parmentier qui se prête au jeu de la petite interview. Emmanuel est un jeune écrivain très prolixe que j’ai rencontré via Facebook. Un vrai passionné, ça se sent tout de suite… qui écrit aussi bien pour la jeunesse que pour les adultes. Un auteur attachant et très sympathique, ce qui ne gâche rien !
Léa : Ton envie de devenir écrivain… Elle vient d’où, ça remonte à quand ?
Emmanuel Parmentier : J’ai toujours aimé lire. Depuis tout petit… Un jour, j’ai franchi la barrière, tout simplement. Et tout naturellement… Le goût de la lecture m’a donné à mon tour envie d’écrire.
Léa : As-tu une méthode particulière pour écrire ? Tes petits trucs d’écrivain…
Je prends des notes partout. Dans la rue, dans le train, dans les endroits les plus improbables… Mais pour écrire, j’ai besoin de calme et d’isolement.
Concernant l’écriture proprement dite, je n’aime pas les recettes « toutes faites », j’ai besoin de me « mettre en danger ». J’essaie d’aborder l’écriture de chacun de mes livres différemment.
Léa : Peux-tu nous raconter ton Koh-Lanta pour trouver un éditeur ?
J’ai mis environ six ans à trouver un éditeur. J’entends par là un « vrai » éditeur, qui croit en votre livre, en votre travail, et qui assume comme il se doit tous les coûts.
J’ai reçu des dizaines et des dizaines de lettres de refus, et au moment où je n’y croyais vraiment plus, eh bien, un de mes manuscrits a été accepté…
Léa : Si on parle gros sous, c’est tabou ? Peut-on vivre de l’écriture en France…
Je ne connais pas beaucoup d’auteurs qui vivent de leur écriture. Un auteur ne gagne pas grand-chose sur un livre, 8-10 % du prix hors taxe en moyenne, et il suffit de faire le calcul… Ça représente déjà un paquet de livres pour se faire un salaire.
Personnellement, je commence à bien vendre pour un « jeune » auteur. Mais de là à en vivre…
Léa : Ton actu, peux-tu nous parler de la sortie de ton dernier livre ?
Mon dernier livre, qui vient juste de paraître, est un roman ado-adulte, Mon frère. L’histoire d’un ado qui perd son grand frère dans un accident de voiture et qui va devoir faire face… Un roman qui parle de la mort, mais paradoxalement plein de vie, plein d’entrain… Un roman où il est aussi beaucoup question de cinéma. Mais je n’en dirai pas plus…
Léa : Enfin, si tu devais te réveiller demain matin et que ton plus grand rêve soit exaucé, ce serait quoi ?
Le mot « guerre » aurait disparu du dictionnaire.
Les livres d’Emmanuel Parmentier :
- Solitudes (nouvelles, éditions Les Nouveaux Auteurs, 2008)
- Mon copain Antoine (roman jeunesse, éditions Edilivre Aparis, 2008)
- C’est quoi un bon livre ? (album jeunesse, éditions Grrr…Art, 2009)
- Eclairs de lune (poésie, éditions Edilivre Aparis, 2010)
- Mon frère (roman, éditions Grrr…Art, 2010)
Pour an savoir plus, retrouvez-le sur son blog :
Over the rainbow : la musique a des mots que les mots ne connaissent pas
10 juin 2010Lorsque j’écris, chaque livre est toujours associé à une musique qui danse dans ma tête.
Pour le tome 1 des aventures de Léa Jane, c’était « Lost in love » de Legend B
Pour le tome 2, « Heavy cross » de Gossip
Et aujourd’hui, c’est « Over the Rainbow » qui m’accompagne dans les aventures de Benjamin. Une de mes versions préférées est celle d’Israel Kamakawiwoʻole, même si j’adore la version originale de Judy Garland dans le magicien d’Oz.
Monde du travail : que c’est bon d’être blonde…
9 juin 2010
Désolée si je ne suis pas très présente en ce moment, mais je suis au coeur d’une aventure qui m’accapare entièrement ! Non, je n’ai pas un autre homme dans ma vie… Enfin si, il s’appelle Benjamin, mais n’existe que dans ma tête et sous ma plume.
Le tome 2 des aventures de Léa Jane est toujours en gestation lui aussi et comme vous le savez, je m’intéresse au monde du travail et à ses petits travers.
On savait déjà qu’à poste égal, un homme gagne entre 10 et 30 % de plus, cette différence s’accentuant au fil de la carrière ! Ben oui, c’est normal, une femme, une fois qu’elle a des enfants, évite de terminer à 20 heures tous les soirs et devient moins « corvéable ». En bref, vous devenez une grosse feignasse ! Et ça, en général, le gentil patron n’apprécie guère… Alors forcément, les promotions diminuent !
Mais ce qu’on sait moins, c’est que les blondes sont mieux payées que les autres (selon une étude menée par des chercheurs de l’université de Queensland)! Eh oui… 7 % de différence tout de même ! ça vaut le coup d’investir dans une petite teinture capillaire, non ?
Enfin, moi je dis ça, en même temps, je suis blonde !
Bon, la même étude a montré que les blondes seraient plus nombreuses à épouser des hommes riches.
Plus vénales les blondes ? Mah non ! Pure coïncidence…
Ce que ne dit pas l’étude, c’est s’il y a plus de femmes blondes écrivain(e)s… Une petite idée sur la question ?
Bonne fête maman ! Attention, séquence émotion…
30 mai 2010
En ce jour de fête des mères, je voulais en profiter pour remercier la maîtresse de Loupichat, qui nous a épargné le magnifique collier de nouilles, le vase tube à médicaments ou la boîte à bijoux camembert et coquillages ! Non, cette année, j’ai eu le droit à un super truc à poser sur mon bureau pour mettre mes trombones et punaises avec une tête de vache et une photo de fifille. C’est de toute beauté…
J’en profite aussi pour dire à ma môman à moi que je l’aime.
Et pour revenir 4 ans en arrière, le jour de la naissance de celle qui allait faire de moi une mère…
Je vous livre le seul pseudo poème que j’ai écrit de ma vie, kitchissime à souhait, mais à replacer dans son contexte. J’ai écrit cette bafouille la nuit de mon accouchement, dans ma petite chambre d’hôpital. Fallait bien occuper le temps ! Et, je précise que c’était avant la péridurale !
Une nuit un peu particulière s’annonce
Un peu longue certainement
Un peu angoissante
Mais aussi un peu excitante
La dernière avec mon gros ventre
La dernière sans ce nouveau membre
Une journée un peu particulière s’annonce
Un peu longue certainement
Un peu angoissante
Mais aussi très émouvante
Le plus beau jour de notre vie se prépare
Cadeau tant attendu qui viendra combler nos espérances
J’ai peur de l’inconnu, mais hâte de faire sa connaissance
Hâte de croiser son regard
De voir ton regard croiser son regard
J’espère qu’elle tiendra beaucoup de toi
En ayant un petit brin de moi
Qu’elle soit un petit nous
Que nous aimerons comme nous aimons chaque morceau de nous
Comme j’aime chaque morceau de toi
je te dis donc à demain pour cette nouvelle vie à trois
Et interdit de rigoler !!!!!! Ah Ah Ah ah ah
Promis, depuis, j’ai définitivement arrêté la poésie…
My Major Company Books : qui sera le Grégoire de l’édition ?
27 mai 2010
Toi, plus moi, plus eux, plus tous ceux qui le veulent,
Plus lui, plus elle, et tous ceux qui sont seuls,
Allez venez et entrez dans la danse,
Allez venez, laissez faire l’insouciance.
Tout le monde connaît Grégoire et la façon dont les producteurs internautes de My Major Company l’ont propulsé en tête des hits !
Celui qui est derrière tout ça est le fils Goldman. Oh là là, ce qu’il ressemble à Jean-Jacques !
La grande nouveauté, c’est qu’ils se lancent dans le domaine de l’édition en s’associant avec XO.
Même principe participatif : les internautes peuvent devenir coéditeurs et participer au lancement du livre en misant des sous sur un auteur.
Dès que vous avez récolté 20000 euros, vous signez un contrat chez XO avec un tirage minimum de 10000 exemplaires. Sympa !
Bon, 20000 euros, c’est une belle somme et il vaut mieux avoir pas mal d’amis ou une grande famille…
Le site vient tout juste d’être lancé et une auteure a déjà récolté plus de 10000 euros !
Certains auteurs sont mis en avant avec présentation, extraits du livre, vidéo et photos (très pros) et une mention spéciale « sélection MMC Books ». Kesako ? Voici ce qu’on trouve sur leur FAQ :
L’équipe de MMCBooks lit tous les textes postés sur le site et sélectionne les livres qui obtiennent une jauge et sur lesquels les internautes peuvent miser : c’est la Sélection MMC Books.
Je trouve le concept plutôt sympathique, même si j’émets quelques réserves quant à sa déclinaison dans le monde de l’édition. Écouter une chanson prend 3 ou 4 minutes, alors qu’un livre… je ne sais pas vous, mais moi, j’ai besoin de le lire en entier pour savoir s’il me plaît !
Mais comme je suis joueuse et que le monde de l’édition est très très difficile, ça pourrait me tenter…
Allez, faites 4 chèques de 5000 pour Léa Jane et on n’en parle plus !!!
En savoir plus : MyMajorCompagnyBooks
Bientôt la coupe du monde de foot ! La France perd et gagne…
20 mai 2010Bientôt la coupe du monde ! J’ai Hâââââte !
Mah non, je rigole, je DÉTESTE le foot !
J’ai eu une petite lueur d’espoir en me disant que l’Afrique du Sud, c’est très très loin et qu’il serait difficile pour mon jules de siéger toute la soirée devant la télé, zapette en main. Tu parles ! Avec la technologie actuelle, à part moi, tout le monde s’en fiche du décalage horaire !
Autre frémissement qui m’a redonné le sourire : TF1 a cédé une partie de ses droits de retransmission à Canal+ et à France Télévision. Et nous, on n’a pas Canal+ !
Mais bon, je n’ai pas rigolé longtemps : tous les matchs diffusés sur Canal sont en doublon sur France 2 ou 3, par respect pour le footballer moyen de moins de 50 ans (celui qui boit de la Heineken en mangeant des Mc Cain) !
Le seul espoir qu’il me reste (et j’ai conscience que ce que je vais dire peut heurter la sensibilité des plus fous de foot d’entre vous), c’est que l’équipe de France soit éliminée le plus rapidement possible ! Comme ça, hop-là, on zappe jusqu’à la finale, qu’on regarde quand même, pour la beauté du jeu !
Woooooooooooooooouuuuuuuuuuuuuuuuuuuuu
Mais non, je ne suis pas comme ça …
N’empêche que la chaîne de magasin qui t’offre ta télé si la France gagne la coupe du monde croise aussi les doigts !
Bon, si on les regarde sous un autre angle, et notamment lorsqu’ils posent nus (enfin, torses nus, ce ne sont pas des femmes, hein !) pour Vanity Fair, ils ne sont pas si mal ces joueurs de foot ! Le port altier, des p’tites fesses bien rebondies, de jolies tablettes de chocolat qu’on peut admirer sans prendre un gramme… Peut-être que si on organisait les matchs différemment. On a bien le foot de rue, pourquoi pas le foot tout nu… Après tout, ce genre de campagne sert à attirer les femmes dans les stades, non ?
Allez, je vous taquine… Mais je crois que j’ai gardé une petite dent contre la coupe du monde !
Revenons 4 ans en arrière, coupe du monde 2006…
On est en finale, on est en finale, on est, on est, on est en finale !
Tout va bien, mon jules est aux anges comme des millions de Français !
Sauf que moi, j’ai eu la bonne idée de mettre au monde la chair de notre chair pendant un match important ! Alors quand vous vous tordez de douleur et que vous suppliez gynéco chéri de calmer un peu le jeu, qu’il passe la tête à travers la porte pour demander à son collègue : « on en est où ? », et qu’il revient vers vous en disant : «ma p’tite dame, va falloir accélérer le travail parce que vous allez me faire louper tous les buts !» Grrrrrrrrrrrr, je hais le foot !
Photo : Annie Leibovitz
Comment sont-ils devenus écrivains : le mythe JK Rowling
10 mai 2010
Dans la série, « avant d’être célèbres, ils ont tous essuyé des refus », on ne peut pas passer à côté de l’incontournable JK Rowling…
Même si j’entends déjà certains me dire : »ouais, l’argent, la gloire, c’est surfait ! », qui n’aurait pas envie de connaître un tel succès ?!
En 1990, l’idée de Harry Potter germe dans la tête de Joanne Kathleen.
C’est dans un train bondé qui la ramène vers Londres qu’elle imagine ce petit monde. L’image me fait sourire quand on pense aux millions de gens qui se sont ensuite laissés bercer par ses aventures dans leur propre wagon.
De la petite graine qui mûrit à l’achèvement du manuscrit, quelques années passent…
La légende dit qu’elle a écrit son livre à la terrasse d’un café. Quand même, 5 ans, ça fait long sur une terrasse. Non, sans rire, il paraît qu’elle y courait vraiment dès que sa fille était endormie dans sa poussette.
En 1995, elle envoie enfin son manuscrit à un agent littéraire qui lui renvoie illico presto le paquet. Puis à un second, Chritopher Little, qui sera le bon.
Mais les maisons d’édition sont nombreuses à refuser notre ami Harry. Il faudra un an à son agent pour trouver la bonne et signer un contrat avec Bloomsburry.
Je lisais une interview de Barry Cunningham, l’éditeur en question, et voici ce qu’il en dit :
Je n’avais aucun a priori, j’ignorais que mes confrères l’avaient décliné. Je n’ai pas rechigné sur la longueur, j’ai jaugé la capacité à capter l’attention. Je l’ai acheté une bouchée de pain, 2 000 £, pour publication immédiate. Je me souviens de ma rencontre avec Jo, elle était vraiment nerveuse! On devait déjeuner ensemble. Alors que je ne pensais qu’à passer la commande, elle est entrée dans le vif du sujet en me demandant mon avis sur les suites. Elle m’a exposé le plan des sept tomes qu’elle comptait rédiger. Elle avait une confiance inébranlable. Je m’inquiétais, car j’avais devant moi une jeune mère, sans aucun soutien. Même quand un livre pour enfants a du succès, on ne gagne pas des mille et des cents. Je lui ai conseillé de se prendre un petit boulot pour arrondir ses fins de mois.
La suite de l’histoire, tout le monde la connaît…
Quelques 300 millions d’exemplaires vendus, traduits dans 62 langues.
JK Rowling est aujourd’hui plus riche que la reine Élisabeth, avec une fortune estimée, selon le Times, à 280 millions de livres (400 millions d’euros).
Un joli conte de fées !
Sources :
Site officiel de JK Rowling
Interview Barry Cunningham
Photo JK Rowling
Le blog de Léa Jane souffle sa première bougie !
4 mai 2010Comme le temps passe vite… Cette semaine, c’est l’anniversaire de mon petit blog qui souffle sa première bougie ! Alors, joyeux anniversaire my blog !
Il y a un an, je décidais donc de faire un break pour me consacrer à l’écriture et d’ouvrir ce blog pour partager cette aventure.
L’heure du premier bilan a sonné :
- Le premier tome des aventures de Léa Jane « Fiche-moi la paix Cupidon! » est bouclé.
Une histoire d’amour, de ruptures, d’infidélités, mais avant tout une histoire d’humour…
Sur ce point, je suis assez contente, car la première partie de ma mission est accomplie. Au départ, lorsque vous couchez les premiers mots, les premières lignes, les premiers chapitres, vous avez des doutes… Car vous ne pouvez pas savoir si vous serez capable d’écrire toute une histoire.
Donc, expérience très positive sur ce point !
- Le second volume est en cours d’écriture. Léa Jane découvre que dans le monde professionnel, il y a toujours pire ailleurs ! Chercher un emploi, apprendre à déjouer les pièges de ses collègues et patrons… Bienvenue dans l’univers impitoyable du monde du travail !
Est-ce que c’est plus facile d’écrire un tome 2 ? Oui et non. Réponse de Breton(ne) !
Oui, parce que si on en a déjà écrit un…
Et non, parce qu’on se demande s’il sera aussi bien, mieux, moins bien… Et surtout parce qu’en parallèle, on attend que le tome 1 soit édité…
- Un troisième roman (top secret) est également en cours d’écriture. Oui, je suis tombée dedans et je n’arrive plus à m’arrêter !
Et côté édition…
Côté édition, comme certains le savent, j’ai trouvé un agent littéraire : Virginia López-Ballesteros. Et pour moi, c’est déjà un grand pas. Certains y sont hostiles, d’autres ont peur de je ne sais quoi, ont des à priori…
Moi, c’était mon choix et j’en suis ravie. D’abord, parce qu’elle connaît bien mieux que moi le monde de l’édition et ensuite, parce que ça me permet de me concentrer uniquement sur l’écriture.
Et maintenant ? On adopte la position du lotus et on croise les doigts. Remarquez, faut être souple ! J’essaie (je dis bien « j’essaie ») de la laisser travailler tranquillement.
Ça paraît super long pour celui qui attend (en l’occurrence moi) ! Et pour les autres aussi, à en juger par le nombre de : »Alors, c’est quand que tu vas être éditée ? » que je reçois chaque semaine.
C’est un monde où il faut être patient. Très patient. J’ai gagné au moins 2 échelons sur l’échelle de la zénitude avec tout ça.
Et côté blog…
Je remercie du fond du cœur les personnes qui ont pris le temps de parcourir ce blog, celles qui m’accompagnent et qui m’envoient plein de petits messages d’encouragements.
J’ai également fait de très belles rencontres, des auteurs, des blogueurs, des éditeurs (un merci particulier à Laura Mare et Élisabeth Robert de La Volpilière).
En tout cas, je ne regrette rien, c’est une très belle aventure…
Et la suite…
Administrer un blog demande quand même un peu (beaucoup) de temps, de travail et de rigueur…
C’est parfois difficile à concilier avec l’écriture d’un roman. Alors avec deux, je ne vous dis pas !
Parce que je suis concentrée sur mes histoires et que je ne peux pas vous dévoiler tout ce qui passe dans ma p’tite tête…
Je vais donc légèrement modifier le format de ce blog. Enfin, vous verrez…
Allez, c’est parti pour une deuxième année ! Qui m’aime me suive. À l’attaque du Mont Édition, plus motivée que jamais !
Avant d’être célèbres, les écrivains ont tous essuyé des refus !
4 mai 2010Je m’interroge en ce moment sur les débuts des écrivains. Ceux qui jouissent aujourd’hui d’une certaine notoriété. Difficile de trouver des infos, même pour Léa la fouine ! On a souvent l’impression qu’ils ont envoyé leur manuscrit à un seul éditeur (un des plus grands de préférence), qui devant tant de génie, est tombé à genoux et a prononcé la formule magique : abracadabra, gratte-toi le bras, écrivain célèbre tu deviendras !
Comme j’adore les contes de fées, je m’intéresse aujourd’hui à Didier Van Cauwelaert. Simplement parce que j’ai bien aimé la façon dont il raconte son parcours. Même si l’histoire semble un peu romancée, on sent que ses marraines ont mis un peu de temps avant de se pencher sur son berceau !
Didier Van Cauwelaert est né à Nice en 1960. À huit ans, pour devenir indépendant et nourrir sa famille, il décide de publier des romans. Face aux refus des éditeurs (une demi-douzaine par mois) et aux menaces de ses parents, il est sur le point d’abandonner la littérature à dix ans et demi, lorsqu’il croise Greta Garbo dans un restaurant.
Du hasard de cette rencontre naît l’idée d’un entretien imaginaire. De larges extraits paraîtront dans le courrier des lecteurs de Télé 7 Jours. Cette première publication inespérée sauve ses ambitions d’écrivain. Il reprend donc son stylo, ses enveloppes et le fichier des éditeurs parisiens.
Après quelques années consacrées au théâtre (il joue Sartre, met en scène Beckett, Anouilh, lonesco) et une brève carrière de critique littéraire pour enfants à FR3 Côte-d’Azur, il finit par trouver un éditeur qui s’intéresse à lui, en 1981, après treize ans de traversée du désert. On comprend donc son agacement lorsqu’on lui attribue une réussite rapide.
D’après ce que j’ai pu trouver sur Internet, l’éditeur en question serait François Nourrissier, des éditions du Seuil, qu’il quittera ensuite pour Albin Michel.
Son premier roman « Vingt ans et des poussières » se verra attribuer le prix de la fondation Del Duca. Bien d’autres suivront… Le prix Roger Nimier en 1984 pour « Poisson d’amour », le prix Gutenberg en 1987 pour « Les vacances du fantôme » et le prix Goncourt en 1994 pour « Un aller simple ».
Joli parcours ! La morale de l’histoire est toujours la même : persévérance et patience sont les qualités essentielles d’un écrivain ! Ouh, c’que c’est dur !
Salons du livre : un écrivain, ça mord ou pas ?
27 avril 2010Ce week-end, j’ai profité du Salon du livre de Châteauroux pour rendre visite à quelques auteurs rencontrés sur la toile. De jolies rencontres comme je les aime…
Mais je me suis rendu compte que la vie d’auteur n’est pas si facile (enfin ça, je le savais déjà, mais j’en découvre tous les jours !).
Un salon du livre, c’est une centaine d’auteurs avec des centaines de livres à découvrir.
Un salon du livre, ce sont des écrivains que vous ne connaissez pas forcément, assis derrière de petites tables avec leurs petits noms.
On s’approche, ça mord ou pas ?
Vous passez nonchalamment, jetez un coup oeil insistant-mais-pas-trop à la couverture du livre, n’osez pas le toucher, de peur… qu’il ne vous morde ?
Peut-être vous dites-vous qu’une fois dans vos petites mains, vous n’allez jamais oser le reposer sans l’acheter, juste sous le nez de l’auteur !
Mais rassurez-vous, un écrivain comprend très bien que vous ne pouvez pas acheter TOUS les livres !
Et souvenez-vous d’une chose : un auteur n’est pas un vendeur ! Même s’il est bien entendu ravi que vous achetiez son livre et que vous l’aimiez, c’est avant tout un être passionné ! Alors, n’ayez pas peur, approchez-vous et discutez avec eux… Ce sont des gens adorables qui n’ont qu’une envie : partager cette passion !
Ils vous expliqueront pourquoi ils ont choisi tel ou tel thème, les messages qu’ils ont voulu faire passer ou leur parcours d’auteur… Et ça, c’est très intéressant !
J’ai essayé de me projeter 5 minutes de l’autre côté de la table et je me suis dit que ce n’était pas si simple…
Regarder les gens qui passent, sourire mais pas trop, engager ou non la conversation avec les personnes qui s’attardent devant vous, séduire sans agresser… Pfiou, tout un métier auquel l’auteur n’est pas forcément préparé ! Enfin, tout dépend de votre caractère. Certains auteurs sont très à l’aise dans la phase promotion, d’autres sont plus timides ou réservés. En clair, ce n’est pas parce que vous écrivez de bons livres que vous êtes un grand communicant prêt à haranguer les foules…
J’aurais deux ou trois petites suggestions à faire aux organisateurs de salons :
La première (soufflée par ma cop Caro) serait d’installer les auteurs sur des tables et chaises hautes, genre tabouret de bar ? Pas pour boire un godet… encore que ! Mais comme vous êtes observateur, vous avez noté que le visiteur se tient debout alors que l’auteur est assis et que l’un regarde l’autre de haut et vice et versa. Ça n’a peut-être l’air de rien, mais être au même niveau facilite l’échange. Faites donc l’essai, du haut de vos 1m60, discutez avec un champion de basket (et sans talons s’il vous plait !), et vous verrez ce que je veux dire…
La seconde serait de placer devant les auteurs des petits papiers avec la quatrième de couv du livre. Le lecteur intéressé pourrait faire tranquillement son choix et acheter l’ouvrage, non pas directement à l’auteur, mais à la boutique du salon.
Bon, ok, ça obligerait le lecteur à faire un deuxième tour de salon pour la petite dédicace et au niveau logistique, que tout le monde s’y retrouve sur qui a vendu quoi ! Je ne suis pas organisatrice de salons… N’empêche que ce serait plus agréable pour tout le monde.
Quoi qu’il en soit, un salon du livre, c’est avant tout une fête. Un plaisir partagé entre auteurs et lecteurs. Et ça, c’est à ne manquer sous aucun prétexte. En tout cas, moi j’ai hâte !
* photos : jolies rencontres Nicole Voilhes et Marie-Laure Bigand (Laura Mare), Caroline Vermalle (Calmann Levy) et Elisabeth Robert (La Volpilière)
Même pas peur ! coquilles et autres grosses bourdes…
22 avril 2010Vous l’avez certainement vu circuler sur vos réseaux sociaux, mais je n’ai pas pu résister !
J’espère qu’il ne s’agit que d’une (énorme) coquille et qu’il n’y a pas eu de victime…
Je fouinais pour trouver l’explication (sans la trouver), lorsque je suis tombée sur un florilège qui vaut lui aussi son pesant de cacahuètes :
M. Jean C. remercie chaleureusement les personnes qui ont pris part au décès de son épouse.
(La Voix du Nord)
L’église étant en travaux, ses obsèques ont été célébrées à la salle des fêtes.
(Midi Libre)
Comme il s’agissait d’un sourd, la police dut pour l’interroger avoir recours à l’alphabet braille.
(Le Parisien)
Détail navrant, cette personne avait déjà été victime l’an dernier d’un accident mortel.
(L ’Alsace)
A aucun moment le Christ n’a baissé les bras.
(Le Paroissien de Lamballe)
Le syndicat des inséminateurs fait appel à la vigueur de ses membres..
(Ouest France)
Les kinés se sont massés contre les grilles de la préfecture.
(Presse Océan)
Visiblement, la victime a été étranglée à coups de couteau.
(Journal du Dimanche)
Journée du sang : s’inscrire à la boucherie.
(Var Matin)
C’est la foire des veaux et des porcs : venez nombreux !
(La Vie Corrézienne)
Le rapport de la gendarmerie révèle que Alain P. se serait suicidé lui-même.
(Nord Eclair)
La conférence sur la constipation sera suivie d’un pot amical.
(Ouest-France)
Ses hémorroïdes l’empêchaient de fermer l’œil.
(Charente Libre)
Mise au point aux Etats-Unis d’une méthode qui permet de déterminer avec 100% d’exactitude le sexe d’un bébé dès le dixième mois de grossesse.
(Midi Libre)
Il y aura un appareil de réanimation dernier cri.
(Le Courrier picard)
Deux conducteurs étaient interpellés par les gendarmes en état d’ivresse.
(Var Matin)
Source (non vérifiée par mes soins) : Groupe Facebook bêtisier de la presse française
Tous les trucs fous que je rêve de faire et que je ne ferai jamais…
20 avril 2010
Je ne sais pas si c’est le soleil qui pointe le bout de son nez ou une réaction purement hormonale, mais j’ai envie de mettre un grain de folie dans ma vie. Mais quoi, comment et avec qui le faire ?
Partir pour un tour du monde à vélo ? Sachant que Loupichat a encore des petites roues…
Trouver de faux papiers et m’enfuir au Mexique ? Hum, pas franchement le meilleur plan pour assurer la promo de mon livre…
Vendre tout ce que nous possédons, moi et (surtout) mon chéri et nous laisser guider par un moine tibétain dans la quête de notre surmoi très intérieur, vers une vie meilleure. Enfin, je garde quand même mon ordinateur et une connexion haut débit, sinon je ne vais nulle part !
En manque d’inspiration, je suis allée faire un petit tour sur Internet pour voir ce que mes congénères font de fou dans la vie…
Passons sur les premiers résultats du moteur de recherche : « les 30 trucs pour rendre fou un mec », « je me suis fait tatouer le prénom de tous mes ex, car plus on est de fous, plus on rit… » ou « Ragoutoutou, le ragout de mon toutou, j’en suis fou »…
En creusant un peu plus, ce qu’on trouve est assez surprenant.
À la question : « Quelle est la chose la plus folle que vous ayez faite dans votre vie ? » Voici un petit florilège des réponses…
- En 1989, j’ai tenu tête pour la première fois à mon père et lui ai dit que j’allais me marier. J’avais 37 ans.
- J’ai envoyé un poème anonyme à mon mari, qui a remercié sa secrétaire. Ils ont aujourd’hui 2 enfants.
- Je me suis mariée une première fois, une deuxième fois et jamais deux sans trois.
- Il y avait plein de monde aux caisses du supermarché. J’ai pris mon gilet, je l’ai roulé en boule et mis sous mon débardeur pour faire croire que j’étais enceinte.
- Je me suis envolé vers le Canada pour rejoindre une fille que je pensais être amoureuse de moi. Enfin, c’est ce que je pensais jusqu’à ce que je rencontre son mari…
- J’ai arrêté d’avoir peur de tout et j’ai affronté la vie.
- J’ai volé des cartes postales pour les revendre au nom de ma paroisse.
- Un matin, je suis entrée dans une agence de voyages et je leur ai demandé le premier avion, pour n’importe où. Je ne suis jamais revenue.
Mis à part la dernière réponse, il n’y a pas grand-chose qui me tente… Et je dois dire que je m’attendais à des choses beaucoup plus « fun » !
J’ai donc orienté mes recherches vers les grands rêves des Français. Et là, nouvelle surprise en découvrant ce sondage du CSA (novembre 2009) !
Français : à quoi rêvez-vous ?
1 : avoir une maison à la campagne
2 : gagner au loto
3 : vivre le grand amour
4 : vieillir en forme
5 : devenir célèbre, ex æquo avec devenir fonctionnaire (j’avoue que c’est ce qui m’a fait le plus rire).
À choisir…
6 : avoir des enfants
7 : vaincre les maladies
8 : un monde plus bio
9 : avoir du temps
Des aspirations très réalistes (au loto et à la célébrité près)…
Peut-être est-ce parce que 75% des gens déclarent vivre la vie dont ils rêvaient (toujours selon le même sondage).
Que les gens se contentent de ce qu’ils ont. Hum, pas très français, ça !
Ou peut-être est-ce parce que le monde est déjà assez fou…
Et vous, qu’en pensez-vous ?
Terminé le baby blues. Léa jane est à nouveau enceinte … Mais de quoi ?
16 avril 2010
Et voilà, je suis de retour !
Après un bon bain de foule dans notre chère capitale, salon du livre oblige…
Comment c’était ? Super !
Bon, je n’ai pas fait 1 heure 1/2 de queue pour avoir un petit autographe de Musso, Werber ou Anna Gavalda…
Mais j’ai fait de très belles rencontres. A commencer par mon agent(e), venue de Madrid pour l’occasion, mais aussi des éditeurs (mon futur éditeur ?) et des auteurs adorables (Myriam Chirousse, Sarah Farri et j’en passe…).
Et je vous dis pas la fierté d’arborer mon premier pass « auteur ».
D’accord, un rien me met en joie !
Ce qui est amusant, c’est de voir la tête des gens qui scrutent votre petit sésame et tournent les talons en voyant votre nom : pffff, même pas connue celle-là !
N’empêche que c’est génial pour éviter la cohue à l’entrée du salon ou sortir faire une petite pause sandwich chez Momo (quoi, vous ne connaissez pas Momo ?).
Sauf que du coup, avec ces allées et venues, j’ai perdu Monsieur Jane et Loupichat et on a dû faire un appel au micro, mais bon, je vous passe les détails…
Et après ?
Ben après… vacances, Bretagne, soleil (si !), plage (j’vous jure), fruits de mer… Le pied ? Ben non !
La tête n’y était pas ! Je me sentais bizarre, passant du rire aux larmes, envie de tout mais envie de rien, oppressée, pressée, stressée, avec une drôle de sensation qui me retournait le bidon…
Je me suis dit, tiens tiens, ça me rappelle quelque chose, tu ne serais pas enceinte ma fille ?!
Mais non, rien dans le tiroir. Monsieur le test a été formel : Loupichat n’aura pas de petit frère. Enfin, pas cette fois !
Pourtant, je sentais qu’il y avait quelque chose à l’intérieur de moi qui grandissait et qui n’avait qu’une envie : SOR-TIR de mon corps !
Et j’ai fini par comprendre… Je suis tout simplement enceinte de mon deuxième roman !
Ces derniers mois, j’ai connu une petite période de baby blues après avoir confié roman numéro 1 à sa nounou. Tout ce que j’écrivais finissait dans la corbeille et je ne faisais que penser à ce qu’allait devenir mon premier bébé, si j’allais être une bonne mère… Mais heureusement, la nature est bien faite et je suis aujourd’hui prête pour ce second accouchement !
Alors, je me déclare officiellement en congé maternité !
On en profite, on se concentre, on s’enferme dans sa bulle, on laisse agir les hormones et on écrit…
Et si c’était des jumeaux ?
Vendre ses livres d’occasion : et le droit d’auteur dans tout ça ?
16 mars 2010
Je suis interdite de librairies !
Pour certains, ce sont les casinos, pour d’autres les bistros…
Ben, moi, ce sont les librairies, ou tout rayon culturel où on trouve des petites choses à feuilles.
Pourquoi ? Parce qu’il paraît qu’il y en a 70 cartons au grenier et que je prends trop de place avec mes livres !
Qui a décidé ça ? L’odieux père de mes enfants (pardon chéri) !
Alors, l’autre jour, pleine de bonne volonté, je me suis dit que j’allais essayer d’en vendre quelques-uns…
Des places de marchés pour vendre ses livres d’occasion, il en existe beaucoup sur Internet.
J’ai donc décidé de faire un petit test sur l’une d’entre elles avec un livre de Katherine Pancol, « Les Yeux jaunes des crocodiles ». Snifff !
Côté fonctionnement, c’est très simple. En quelques clics, j’ai ouvert un compte et rempli ma petite fiche de vente.
État du livre : bon (mais j’adore corner les pages ), prix : 4 euros (je me suis alignée sur les autres vendeurs parce qu’il y avait déjà 25 exemplaires des « yeux jaunes » en vente).
Côté tarif, le site prend entre 8 et 14% de commission sur la vente et vous donne une somme forfaitaire pour les frais d’envoi (payés par l’acheteur). Je n’ai pas pu en savoir plus à ce stade, car la page du site était « temporairement indisponible ».
24 heures plus tard, petit message, mon livre est vendu !
Chouette, je vais donc recevoir mes 4€ et 2,39 € de frais de port et pouvoir enfin m’acheter un livre pour me récompenser d’avoir fait un peu le vide dans la maison.
Je file donc à La Poste et après une heure de queue, je paie 3,02€ de frais de port et 0,50€ pour l’enveloppe. ça y est, je suis en train de bouffer ma marge !
Je rentre confirmer que j’ai bien expédié ma commande et regarde ma facture de plus près. En fait, la commission du site est de 2,06 euros ! Glups ! Je n’ai pas fait math sup, mais j’ai du mal à comprendre comment 14% de 4 euros font 2,06€.
En fouinant bien dans les conditions générales de vente, j’ai fini par comprendre. Le site prend bien une commission de 14% sur le prix de vente du livre, mais aussi sur les frais de port (???). A laquelle s’ajoute de la TVA à 19,6 (je ne suis pas fiscaliste, mais il y a un truc qui me turlupine dans cette histoire de TVA supportée par le « particulier » vendeur sur les produits d’occasion)… Et aussi des frais de gestion de 1 euro par vente.
Bilan de l’opération:
Gain réel pour le vendeur ci-après dénommé Miss Jane, c’est à dire moi : 0,81€
Gain de place dans la maison : néant
Chagrin lié à la perte de ce livre : Enooooorrrrrrrme
Quant à l’acheteur, par rapport au prix du livre neuf et en incluant les frais de port, son économie réelle aura été de 91 centimes. Bon d’accord, elle aura le plaisir de lire MON livre. Mais, c’est pas folichon, nos petites affaires…
Permettre à ceux qui ont de petits moyens d’accéder aux produits culturels qu’ils disent… Hum !
Alors, moralité de cette histoire :
Le seul à se frotter les mains dans cette affaire est le site en question qui a empoché une commission de 32% sans gérer ni achat, ni stockage, ni logistique d’envoi.
En faisant ce petit test, je me suis rendu compte que décidément, vendre des livres et gagner des sous, ce n’est pas simple ! Enfin, pas pour tout le monde…
81 centimes par livre, c’est très peu ! Mais c’est aussi, à peu de chose près, ce que gagne un écrivain sur la vente d’un de ses livres… Sur le marché du livre neuf uniquement !
Et là, j’ai une petite pensée pour Katherine (Pancol).
Katherine, je suis désolée, à cause de moi, sur cette vente, tu ne toucheras aucun droit d’auteur ! Et je m’en veux ! Tu ne peux pas savoir à quel point !
Pour ceux qui me connaissent, ce n’est pas mon genre de râler (ou si peu !)…
Mais aujourd’hui, nous sommes bien loin de l’atmosphère « troc et puces » dans lesquels on pouvait dénicher ou vendre une poignée de CD ou de bouquins. Les plus grands vendeurs se sont lancés sur ce marché considérable et il est possible de trouver des exemplaires d’occasion dès le lendemain de la parution d’un livre en librairie.
Certains réclament un « droit de suite » perçu sur les livres d’occasion revendus sur Internet pour les reverser aux différents ayant droits, auteurs et éditeurs.
Je vote pour !
Juste parce que j’ai envie que les écrivains aient encore envie d’écrire de belles histoires et que les éditeurs aient encore envie de donner vie à ces livres…
Laissez-moi rire ! Cherche livres drôles désespérément…
11 mars 2010
L’autre soir, je préparais la popotte, la télé en sourdine, un verre de vin à la main (pour mon lapin), lorsque j’ai été prise d’une envie irrépressible de rire. Un de ces fous rires incontrôlables qui finissent par vous faire pleurer et vous laissent délicieusement détendue, comme si vous aviez évacué ce trop-plein de je-ne-sais-quoi bloqué à l’intérieur de votre petit corps.
Le pire, c’est que je ne savais même pas pourquoi je riais toute seule…
J’ai fini par identifier la cause à la deuxième vague de soubresauts en entendant l’écho sortir de mon petit écran.
Ma télé rigole ! Alors, moi je rigole ! On est comme ça chez les Jane !
C’est bien connu, le rire est communicatif. Tout comme la morosité…
Bref, revenons à ma télé et cette émission sur la rigologie.
Kesako ? La rigologie ® est un ensemble de techniques psycho-corporelles d’éducation émotionnelle destiné à stimuler la joie de vivre, l’optimisme, la créativité et d’une manière plus générale la bonne santé mentale et physique.
Vous saviez qu’un enfant rit en moyenne 400 fois par jour et un adulte seulement 15 fois ! Et encore, il paraît que 15% des gens ne rigolent jamais ! Si, si, on en connait tous (notre patron, le monsieur des impôts ou celui en combinaison bleue sur sa moto).
Le médecin de la télé nous explique qu’à l’âge adulte, le rire est socialement réprimé.
Pourquoi ? Je ne sais pas ! Ce n’est pas parce qu’on est adulte qu’on sait tout.
Dès les premières années, sur les bancs de l’école, on nous apprend à nous tenir tranquille, bien droit, impassible, à travailler l’expression parfaite, celle qui fait mine de boire les paroles de la maitresse, sans sourire, sans frémir pendant 6 heures d’affilée. Sinon, c’est la colle assurée ! Ben oui, on est là pour apprendre, pas pour rigoler ! C’est bien connu, il y a un temps pour tout… Devenir adulte, c’est devenir responsable, sérieux…
Sauf que souvent, avec tout ça, on oublie de prendre le temps de rire ! Certains sont même obligés de réapprendre à rire en adhérant à des clubs où on se bidonne pendant une heure. On a essayé à la maison. Bon, les cinq premières minutes, on se sent légèrement ridicule, mais après, ça fait un bien fou. Et rire, c’est super bon pour la santé !
Outre ses vertus relaxantes, l’effet du rire crée une sorte de massage interne qui agirait sur les poumons, les organes abdominaux et sur le système cardio-vasculaire.
Une étude récente, menée à l’université du Maryland à Baltimore montrerait même que le rire et le sens de l’humour sont efficaces pour prévenir la survenue des crises cardiaques. Alors, à consommer sans modération !
N’empêche que ! On a beau être motivé, on n’a pas tous les jours envie de rire lorsqu’on est pris par son quotidien, son boulot ou les infos.
La solution : un film comique ou un bon livre plein d’humour ?
Ça y est, vous voyez où je veux en venir ! Mais non, je ne vais pas vous prescrire mon futur livre bourré d’humour (:-)) Enfin, pas pour le moment…
Mais quand on y pense, on trouve énormément de films ou de livres sombres, émouvants, poignants, qui parviennent à vous tirer une petite larme… Mais combien de livres vous font sourire et vous offrent une bonne tranche de rire ?
Même en cherchant bien ? Assez peu …
Pourquoi ? C’est une question que je me pose souvent… Est-ce que ça vient des auteurs qui préfèrent écrire des choses plus sérieuses ? Est-ce que ça vient des lecteurs qui finalement n’ont pas envie de rire ? Le rire est-il artistiquement réprimé ?
Le débat est ouvert chers amis… Et je suis preneuse de listes de livres qui vont ont fait mourir de rire !
Appel à témoins : patron, boulot, bobo…
1 mars 2010
Vous tremblez, car votre boss fait de votre vie un enfer ?
Vous vous demandez chaque matin ce que votre supérieur hiérarchique a encore bien pu inventer pour que vous coltiniez son boulot en plus du vôtre ?
Miss 90C a obtenu le poste que vous convoitiez et vous vous demandez pourquoi ?
Non, je ne prépare pas la prochaine émission de Delarue ! Je travaille juste sur le tome 2 des aventures de Léa Jane… C’est encore top secret, mais Miss Jane va connaître bien des déboires sur le plan professionnel. Et vous allez en rire, à ses dépens… Quelle ingratitude !
Pour l’inspiration, je dirais que j’ai eu la chance dans mon parcours, de rencontrer quelques beaux spécimens de la gent patronale.
J’ouvre le journal, je regarde les infos, je pige les arrêts des prud’hommes, j’appelle mes meilleurs amis… Tout le monde a une petite anecdote à raconter. OK, sur le coup, ce n’est pas forcément drôle pour la personne qui le vit, mais colorier les petites scènes du quotidien pour les rendre croustillantes… C’est mon truc !
Alors, si vous avez envie de partager vos petites aventures ou mésaventures dans vos recherches d’emplois ou expériences professionnelles, n’hésitez pas ! Je vous prête une oreille compatissante et peut-être aurez-vous la surprise de découvrir comment mon héroïne s’est royalement sortie de cette situation . Ou pas…
Pour me contacter : lea (at) roman-a-lire.fr
News from Mont Edition : Vous avez dit agent littéraire ?
26 février 2010
Quand Monsieur le gendarme me dit « Papiers », j’ai toujours envie de lui répondre « Ciseaux ». Je sais… ce que je peux être puérile des fois ! En plus, ce n’est pas le sujet…
Mais quand on me dit « agent littéraire », j’ai envie de vous répondre, « c’est ma tournée ! »
Vous vous souvenez, il y a quelque temps, j’avais fait un post sur les agents littéraires dont on parle en France : Susanna Léa, Samuelson, Pierre Astier, Virginia López Ballesteros et Marie-Sophie Dumontant. Je me demandais comment on les approchait …
En fait, j’ai fait ma petite cachotière ces derniers temps. Oui, je sais, ce n’est pas très gentil…
Allez, je vous le dis, mais c’est bien parce que c’est vous… C’est officiel, j’ai un agent.
Virginia López Ballesteros, une femme adorable au petit accent espagnol délicieux. Et moi, je l’aime déjà !
Comment tout ceci est arrivé ?
La réponse est toute simple. Je l’ai contactée en suivant les instructions sur son site Internet. Je lui ai envoyé un CV, un synopsis et les premiers chapitres de mon manuscrit. Elle m’a dit qu’elle avait envie de lire la suite. J’ai relu ce mail 217 fois. Je le lui ai envoyé et ai patienté en relevant mes mails toutes les 7 secondes. Lorsque j’ai reçu ce OUI tant attendu, je suis restée le regarder sans trop y croire, j’ai sauté au plafond et j’ai ouvert une petite bouteille de champ. Juste une coupette, me promettant de la finir lorsque nous aurons signé avec un éditeur. Mais bon, vous savez ce que c’est, le champagne, quand ça trainaille, ça perd ses bulles et c’est moins bon !
Alors voilà, le chemin est encore long pour atteindre le Mont Edition, mais ça avance, ça avance…
Dans ce parcours, j’ai rencontré deux autres femmes merveilleuses dont je vous parlerai plus tard… Deux éditrices que je remercie sincèrement, du fond du cœur.
Voyante, ma belle voyante, dis-moi si je vais éditer mon roman ?
22 février 2010Qui n’a jamais été tenté d’aller voir Madame Irma pour qu’elle vous dise : « Ma p’tite dame, je n’ai jamais vu un tirage aussi bon ! Vous allez rencontrer le prince charmant, il vous prêtera sa carte Gold, vous aurez deux merveilleux petits lardons et lorsque vous divorcerez, vous rencontrerez un autre prince encore plus charmant. »
Si on en sort léger et plein d’envies, moi je dis, c’est mieux qu’une séance chez le psy !
Ne rigolez pas ! Beaucoup d’hommes politiques et autres célébrités y courent lorsqu’ils doivent prendre une grande décision genre, est-ce que je dépose une motion de censure ou dois-je adopter un cinquième enfant ?
Bref, depuis un moment, je suis spammée par les sites de tirage de cartes en ligne. Le mot gratuit a attiré mon attention et, bonne comme je suis, j’ai décidé de me dévouer et de tester pour vous.
En arrivant sur le site, on vous demande votre petit nom, votre date de naissance et on vous propose tout un choix de tirages : le tarot de l’amour, le tarot de la chance, magie blanche (?!)…
Une fenêtre s’ouvre avec sa photo et on vous annonce que Madame la grande voyante va s’occuper de vous dès qu’elle aura terminé sa consultation avec sa patiente, enfin, sa cliente.
Alors, moi, j’ai opté pour le tirage : « Votre voeu le plus cher va-t-il se réaliser ? »
Bon, mon vœu, vous savez ce que c’est ! Pas elle, mais elle se débrouille bien !
ELLE me pose tout un tas de questions en m’ appelant par mon prénom (oui, c’est vrai, je le lui ai donné en entrant. N’empêche que ça crée des liens !)
- Léa, votre voeu concerne un amour parti, mais que vous voudriez voir revenir ? Non
- Léa, votre voeu concerne un travail que vous voudriez obtenir ? Ben, non, pas vraiment !
- Chère Léa, votre voeu concerne la chance et votre désir de gagner une importante somme d’argent à un jeu de hasard ? Heu, encore raté, même si ça me tente aussi…
Comme, je ne rentre pas dans les cases, ELLE finit par me demander ce que c’est. Je lui livre donc mon secret : je voudrais éditer mon livre, mais chut, parce que normalement si on le dit, ça ne se réalise pas !
ELLE me dit que c’est drôle, c’est justement ce qu’elle avait ressenti…
ELLE me demande de me concentrer très fort et de cliquer sur 3 cartes du tarot de Marseille qu’ELLE étale devant moi. ELLE me rassure de suite en me disant qu’elle sent une chance incroyable, qu’elle doit travailler pour étudier mon jeu, mais que dans une demi-heure, j’aurai la réponse dans ma boîte mail. Quel stress !!!
Le temps s’égraine lentement mais l’étude tant attendue finit par arriver (30 minutes précises. Ponctuelle Madame la voyante !).
Bilan : Yes ! Yes ! Yes ! Mon voeu le plus cher va se réaliser. Mon livre va être édité. Si, si, c’est écrit noir sur blanc ! Dans les prochaines semaines, les bonnes nouvelles vont tomber.
ELLE me dit aussi qu’elle sent se tisser entre elle et moi des liens spirituels très spéciaux , qu’elle sait des choses dont elle doit absolument me parler si je veux vraiment que mon rêve se réalise…
Mais pour cela, il faut que j’aille tirer 4 autres cartes. Et là, il faut que je me serve de la carte Gold du prince charmant !
Depuis, ELLE m’envoie chaque jour un petit mail de relance… Il faut vraiment qu’elle me parle, elle a vu des choses, ce serait vraiment trop bête de passer à côté pour une histoire de code à 4 chiffres…
Enfin, quand je dis ELLE, je ne voudrais pas briser le rêve de ceux qui croient au père Noël, mais dans un de mes anciens jobs, j’ai participé à la création d’un site de voyants…
ELLE n’est pas vraiment une dame. ELLE, c’est juste une base de données, un programme informatique bien goupillé, qui vous sort une étude en fonction des cartes que vous avez tirées. Et encore… ELLE m’a fait une étude sur ces 3 cartes : « la Tour, l’Hermite et le Pape », alors que moi, je sais bien que j’ai tiré « l’Etoile, le Monde et le Mat ». ELLE ferait bien de changer de lunettes !
Sinon, perso, je crois qu’il existe vraiment des gens qui ont un don. Il m’est arrivé d’en consulter, en vrai, dans leur cabinet, et de voir leurs prédictions se réaliser. Si, si ! Des choses très précises en plus.
On m’a même prédit que je deviendrai écrivain, t’as qu’à voir !
Que mon premier roman serait bien accueilli et le second, un succès. Alors, ça tombe bien, parce que je suis justement en train de l’écrire !
Alors, gentil éditeur, voilà de quoi achever de te rassurer, non ?
Florence Dell’aiera Morey : jeune auteure cherche éditeur
19 février 2010
Depuis un petit moment déjà, je m’intéresse au parcours de jeunes auteurs : comment ont-ils réussi à se faire éditer, ce qui les motive, leurs petits trucs d’écrivains…
Grâce à ce blog, j’ai fait de très belles rencontres. Des gens passionnés par l’écriture et qui partagent ce rêve de devenir écrivain. Florence Dell’aiera Morey en fait partie. Florence, c’est un peu une copine de galère avec qui on échange et partage nos petits trucs sur le monde de l’édition. On se soutient, on se remonte le moral en se disant qu’un jour c’est sûr, on y arrivera !
Elle me fait aujourd’hui un grand plaisir en se prêtant au jeu d’une petite interview…
Léa : Qu’est-ce qui t’a donné envie de devenir écrivain ? Te souviens-tu d’un élément déclencheur précis ou as-tu toujours eu ce désir en toi ?
Florence : Plusieurs choses ! Dans le désordre : mon mari, que j’ai poussé à écrire. Mes traumas de l’enfance, dont j’aimerais témoigner, mais les romans commencés à l’adolescence sont encore au fond d’un tiroir. Mon premier enfant, qui m’a fait comprendre que je n’étais pas le centre du monde ! Du coup, j’ai laissé mes rêves de scène et de cinéma. J’ai écrit des scénarios de courts et un long métrage (qui ont rejoint les précédents au fond du tiroir) et j’ai participé à des concours de nouvelles avec mon mari Michaël Morey… Pour résumer, je dirais que j’ai toujours eu ce besoin d’écrire et dès le départ, ce fut dans un contexte de réalisme mêlé à du fantastique.
Léa : Comme tu es décidément mon double, tu as aussi décidé de faire une pause dans ta carrière pour te consacrer à l’écriture et réaliser ton rêve (oui, on est folllllllles à lier !). Comment le vis-tu aujourd’hui ?
C’est à mon mari qu’il faudrait poser cette question ! Il travaille la nuit et écrit le jour. Il m’a donc dans les pattes maintenant ! Ce n’est pas simple de se retrouver en permanence chez soi du jour au lendemain et de s’astreindre à un travail quotidien. Mais en se fixant des dates butoirs, en se donnant des objectifs à atteindre (notamment avec des concours de roman), j’y arrive. À mon plus grand étonnement d’ailleurs.
Je n’ai pas le temps de m’ennuyer, car j’écris mes propres romans et je participe à ceux de Michaël. Je m’occupe aussi de toute la partie communication et démarche commerciale, c’est-à-dire la recherche d’éditeur, pour lui et pour moi.
Léa : As-tu une méthode particulière pour écrire ? Plan, notes ou au fil de tes pensées… Régulièrement ou uniquement lorsque tu sens l’inspiration ?
Il y a deux choses : l’inspiration, les idées. Je les ai en permanence ! J’en ai bien pour quinze ans !
Et puis, il y a la construction (ce qui comprend tout le reste ! Et l’écriture à proprement parler) avec la psychologie des personnages, les lieux, la réflexion sur l’intrigue et comment faire en sorte qu’elle fonctionne le mieux possible.
J’ai une façon de travailler qui est très « scénaristique » (pour les scenarii, je fonctionnais sous forme de fiches). Ce peut être à double tranchant, car la forme très structurée dont j’ai besoin (sinon je partirai dans tous les sens alors que je dois gérer plusieurs personnages, intrigue et sous-intrigue… ) m’enchaîne aussi ! Mais pour moi, un roman (souvent de plus de 400 pages) est une partition de musique. Il y a la portée, les notes et la composition que l’on crée en assemblant le tout : une symphonie, un opéra, une fantaisie… Personnellement, j’estime écrire des œuvres populaires. Je me laisse emporter par les personnages, la « musique » de l’histoire, bien sûr, mais sans jamais oublier mes plans que je restructure lorsqu’il le faut.
Léa : Peux-tu nous parler du roman que tu es en train d’écrire ?
Il s’agit de Catharsis. La saga de Zaphir & Salomé dont les vies se trouvent transformées du jour au lendemain à cause du plus cruel des inquisiteurs ayant vécu au Moyen-Age : Robert le Bougre. Sous couvert de récit fantastique et d’actions, l’histoire parle de la transformation chez l’adolescent et le jeune adulte, de la recherche de soi, de son identité. Tout individu a d’abord été un enfant et un adolescent, et ce n’est pas parce qu’un jour la société le reconnaît comme adulte qu’il ne se pose plus de questions ou qu’il a oublié celles qu’il s’est posées alors !
Tout nous ramène toujours à notre histoire familiale, à nos ancêtres, à nos traumas et à la façon que l’on a d’y répondre. Le titre de ce roman est donc un jeu de mot entre cathare (pour la partie touchant au personnage de Cyrielle, jeune cathare brûlée vive pour ses croyances, ce qui, je trouve, est toujours d’actualité) et la « catharsis », la transformation. Chacun des personnages du livre est voué à se transformer, que cela soit en fantôme, en immortel ou en passant de l’état adolescent à celui d’adulte. C’est ce que j’aimerai explorer au fil de leurs aventures ésotérico-fantastiques.
Léa : Tu as une autre petite “particularité”, ou plutôt vous… Ton mari, Michaël Morey partage la même passion et écrit lui-même des romans. Comment ça se passe à la maison ? Chacun relit le manuscrit de l’autre ? Vous travaillez ensemble ?
Comme tu l’as compris en lisant les premières réponses, je ne peux pas parler d’écriture sans parler de Michaël ! Nous avons la même passion. Nous avons évolué avec l’écriture dans notre couple. Nous avons tenu bon et depuis quinze ans nous écrivons ensemble et depuis peu, chacun de notre côté. Nous n’avons pas la même façon d’appréhender l’écriture. Michaël est bien plus libre que moi. Nos idées, nos thèmes nous rapprochent. Mais une fois passée la phase de recherche, la phase d’écriture est différente. Michaël écrit chaque jour de manière linéaire. Pour ma part, je travaille tout en amont en fonction de mes personnages et des grilles. Je fais très attention au rythme, c’est pour cela que je travaille sur les romans de Michaël. Pour le moment du moins.
Léa : Tu es en quête d’un gentil éditeur. Tu peux nous raconter comment tu t’y prends ? Comment tu les cibles…
Attention, cela risque d’être long ! Je regarde tout d’abord en librairie, en bibliothèque, sur les sites de vente… quels sont les auteurs publiés dans un genre similaire au nôtre et chez quel éditeur ils sont édités. Je créer un fichier par éditeur sur lequel se trouve tous les renseignements glanés sur Internet. Les plus importants étant les mails des directeurs éditoriaux ou de leur assistant (voire stagiaire si j’y arrive) au service manuscrit. J’envoie par mail une présentation avec photo et résumé du livre afin d’accrocher mon interlocuteur et de lui envoyer le manuscrit en son nom propre. Lorsque j’envoie le manuscrit, je réitère en joignant une lettre d’accompagnement avec photo et tout ce qui peut me mettre en valeur ainsi que le manuscrit. Mon but est de marquer ma différence et de sortir du lot, comme le ferait un agent littéraire pour son auteur. Il doit le placer. Je dois donc faire de même avec Michaël et moi ! Je fonctionne toujours du plus gros au plus petit (sauf que je ne suis encore jamais passé ni à l’éditeur moyen ni au petit puisque dès le premier envoi nous avons été appelés par les éditions Albin Michel et qu’ensuite je n’ai pas pu démarcher comme je le souhaitais pour des raisons personnelles et professionnelles).
Léa : On dit que vivre de l’écriture en France est mission impossible. Tu en penses quoi, toi ?
Je pense qu’effectivement, il ne faut pas se leurrer, nous sommes dans un pays ou les auteurs (sans qui il n’y aurait pas de livres) sont les derniers maillons de la chaîne, ce qui est assez paradoxal ! Il faut donc avoir un ou plusieurs boulots à côté de l’écriture pour la plupart d’entre nous…
Mais je suis une rêveuse ! Je vis aussi sur mes rêves et il paraît qu’il font avancer !
Je pense donc qu’il est possible de vivre un jour de cette passion et que les aventures de nos héros plaisent au plus grand nombre de lecteurs. En terme de vente (parce que c’est bien de cela qu’il s’agit), cela veut dire que ça peut exploser !
Pourquoi Michaël et moi ne serions-nous pas les futurs Werber, Chattam, Loevenbruck ou Levy ? Quand on veut, on peut. Voilà ce que je pense. Ensuite, cela appartient aux Dieux… et aux lecteurs !
Léa : Tu l’imagines comment ta future vie d’écrivain ?
Je ne l’imagine pas souvent ! Mais lorsque je le fais, toute seule dans mon coin, j’entraperçois ce que vivent les auteurs cités plus haut ! En vérité, je ne sais rien de leur vie, si ce n’est qu’ils sont lus. Donc j’espère que nous serons lus à notre tour. Le monde appartient peut-être à ceux qui se lèvent tôt, mais il appartient aussi et surtout à ceux qui croient en eux ! Il n’y a rien de présomptueux à cela. Je crois en moi et en Michaël. Cela me motive pour écrire chaque jour. Je peux enfin le faire sans me cacher, sans être frustrée à cause d’un travail alimentaire, je ne vais pas me priver.
Léa : Enfin, si je te prête ma baguette magique, qu’en feras-tu ?
Je multiplierai les ventes des livres de Michaël afin qu’il puisse laisser son travail alimentaire pour pouvoir se consacrer exclusivement à l’écriture et ne plus le voir partir le soir pour travailler dans le froid de l’hiver.
Pour découvrir l’univers de Florence Dell’aiera Morey, rendez-vous sur son blog
Merci de nous avoir fait entrer dans ton petit monde. On te souhaite de trouver très vite un éditeur, une belle rencontre avec les lecteurs et tout le succès qui va avec…
Identité remarquable : vous avez dit auteure au foyer
17 février 2010Je traverse une petite crise identitaire en ce moment…
Je tombe souvent sur Madame Bobotte en faisant mes courses. Passées les questions existentielles sur le temps qu’il fait (quel froid aujourd’hui, oh ce vent, marre de cette pluie, il fait trop lourd, ça va craquer !), elle me demande ce que je fais…
- Et bien, heu… j’ai une boîte.
- Si ça marche ?
- Ben là, je fais un break. Non, pas pour élever mes enfants. J’ai écrit un roman.
- Chez qui je suis éditée ?
- Ben, c’est que je ne suis pas encore éditée…
- Quand est-ce que je reprends un vrai travail ?
- Mais, c’est beaucoup de travail !
- Si je suis femme au foyer ?
- Mais noooonnnnnn !
- Comme ça, au moins, vous avez le temps de bien vous occuper de votre mari et de vos enfants. D’ailleurs, il lui faudrait un p’tit frère à votre Loupichat.
- Grrrrrrrrrrrr, elle ne m’a jamais vue aux fourneaux celle-là.
Ah, ces petites cases ! Rien ne va plus quand on ne rentre plus dedans…
Avant, c’était simple, j’étais une de ces « desperate business wife » qui n’arrive pas à jongler pour caser sa fille, qui travaille le dimanche et annule ses vacances parce qu’un petit client a décidé qu’une fois tous les deux ans, c’est amplement suffisant.
Madame Bobotte disait de moi (derrière mon dos) : Pfffffff, c’est bien la peine de faire des gosses si c’est pour dépenser ses sous à payer des nounous !
Et aujourd’hui ?
Aujourd’hui, je travaille dur sept heures par jour pour donner vie à mes petits personnages. Je regarde grandir Loupichat, prends le temps de faire ce que j’aime avec ceux que j’aime. Bon d’accord, je fais aussi la lessive, les courses, le ménage et la popotte…
Madame Bobotte dit de moi (toujours derrière mon dos) : c’est bien beau tout ça, mais ça ne nourrit pas son homme ! C’est bien la peine de faire des gosses si on ne gagne pas de sous pour pouvoir leur offrir tout ce qu’ils veulent !
Alors, je me suis dit qu’il fallait absolument que je me trouve une nouvelle case pour lui rabattre le caquet. Auteur au foyer ? Oui, ce statut provisoire me plaît assez. Avant de devenir auteur édité, bien sûr !
Mais Madame Bobotte, qu’est-ce qu’elle va en penser ?
C’est la Saint-Valentin, haut les coeurs !
11 février 2010
C’est un peu comme Noël ou la fête des Mères… Nul ne peut ignorer que le grand jour où tout le monde s’aime, j’ai nommé la Saint-Valentin, approche à grands pas (heu, pour mon jules, c’est dimanche !!!).
La Saint-Valentin, c’est quoi ? C’est le jour où tous les messieurs font la queue chez le fleuriste pour acheter des roses rouges_une valeur sure_, le jour où les restaurants sont bourrés de ces petits couples si mignons qui se caressent la main et se regardent dans le blanc des yeux. Elle est bonne ta quiche, mon coeur ? Oui chérie, passe-moi la salade !
C’est le jour où tout ce qui se vend prend la forme d’un coeur.
C’est aussi le jour où les célibataires jurent que c’est le dernier qu’ils passent sous leur couette à regarder Bridget Jones (sinon sur Canal +, y a le match de foot Bordeaux/Saint-Étienne. Et ça, c’est vraiment trop de la loose pour la Saint-Valentin !). L’année prochaine, c’est sûr, ils auront eux aussi droit à leur morceau de quiche, même s’ils doivent revoir un peu à la baisse leurs prétentions !
Bref, on peut clamer haut et fort qu’on déteste la Saint-Valentin, qu’il n’y a pas besoin d’attendre ce jour-là pour dire à l’autre combien on l’aime, que c’est une fête commerciale et tout et tout…
Mais, mais, mais …
Si je n’ai pas mon petit bouquet de fleurs ou mon pendentif en forme de coeur, si mon jules oublie de me souhaiter cette fête que je dis détester… Qu’est-ce que je vais faire d’après vous ? Ben, je vais râler ! Et me dire que s’il n’est même pas capable d’y penser avec tout ce tapage, c’est vraiment pas la peine de me dire qu’il m’aime le reste de l’année ! Pffffffffffffffffffff, la com-plex-ité de cette petite bonne femme ! Pourtant cette femme, c’est vous, c’est moi, c’est p’t'être même votre femme !
L’année dernière, monsieur Jane m’a emmenée dans un charmant petit village qui s’appelle… Saint-Valentin, le village des amoureux. Il y a le jardin des amoureux avec des arbres à coeur où graver vos petits noms, le kiosque des amoureux pour le petit baiser romantique, le coeur des amoureux où glisser vos trombines pour la photo souvenir, la maison du sentiment amoureux, La Poste des amoureux (avec les timbres coeur, bien entendu !), la boutique des valentins sans oublier le restaurant « Au 14 février ». Leur slogan : la table des amoureux qui séduit les amoureux de la table. ça ne s’invente pas !
Sans rire, les gens viennent du monde entier y déclarer leur femme, enfin, leur flamme ! Kitch à souhait, super mimi, tout ce que j’aime !
Bon, et moi, qu’est-ce que je vais lui offrir à mon amoureux cette année ? Ben rien ! Parce que c’est une fête commerciale ! Et oui, je suis comme ça… Mais lui, j’espère qu’il n’est pas à court d’idées sinon ça va chauffer !
La musique a des mots que les mots ne connaissent pas
9 février 2010Vous vous souvenez, je vous avais fait partager la musique qui m’accompagnait lors de l’écriture du premier tome des aventures de Léa Jane.
Pour le tome 2, c’est radicalement différent mais toujours aussi pêchu…
Cet opus nous transporte dans l’univers impitoyable du monde du travail et dieu sait qu’on a besoin de prendre des forces pour y survivre !
Et oui, chers amis, le monde est parfois cruel…
Écoutez et savourez !
La boulette de Bernard-Henry Levy ou comment dans la vie, on vous attend au tournant…
9 février 2010
Depuis hier, pas moyen de cliquer quelque part, d’ouvrir un journal, de tourner le bouton du poste radio ou de télévision sans tomber sur cette histoire de boulette de BHL. Non, je ne parle pas de substance illicite !
Pour ceux qui vivent sur une île déserte, sont actuellement privés de télé ou n’en auraient pas entendu parler, voici la petite histoire…
Pour faire court, dans son dernier livre, BHL s’en prend au philosophe Kant, s’appuyant (notamment) sur un ouvrage intitulé « La vie sexuelle d’Emmanuel Kant ».
Jean-Baptiste Botul, l’auteur de ce livre, aurait définitivement démontré « au lendemain de la seconde guerre mondiale, dans sa série de conférences aux néokantiens du Paraguay, que leur héros était un faux abstrait, un pur esprit de pure apparence ». Vous n’avez pas tout compris ? Moi non plus. C’est pas grave…
Le souci, et ce qui crée ce buzz, c’est que ce Monsieur Botul n’existe pas vraiment.
Il s’agit d’une blagounette très sérieuse de Frédéric Pagès, agrégé de philo et journaliste au Canard Enchaîné.
La vie sexuelle d’Emmanuel Kant raconte l’histoire farfelue d’une communauté d’Allemands de Königsberg (devenu Kaliningrad) ayant fui au Paraguay pour constituer une colonie strictement régie par la philosophie kantienne. C’est sûr, ça aurait dû faire tilt chez le philosophe. Le titre de l’ouvrage peut-être aussi … (il faut savoir que Kant est réputé puceau).
En tout cas, on ne le redira jamais assez, en toute circonstance, vérifiez vos sources !
N’empêche que !
BHL, moi, je le connais peu. Je n’ai jamais lu un de ses livres. Je n’ai rien contre (ni pour).
Le personnage m’intrigue un peu … C’est le seul philosophe vivant que je connaisse et je me demande comment il a réussi à faire ça…
Mais je ne peux pas m’empêcher de m’interroger sur le plaisir qu’ont les gens à vous attendre au tournant, à guetter le moindre de vos faux pas et d’en faire une affaire d’état.
Enfin, quand je dis vous, je parle surtout des personnes qui ont une certaine notoriété.
Quoique …
Dans le monde professionnel, il y a toujours quelqu’un pour se réjouir de cette présentation hyppppper importante que vous avez lamentablement plantée devant le comité de direction , de cette promotion que vous n’avez pas obtenue, toujours quelqu’un pour faire circuler la rumeur que Mr Le Tyran, le responsable RH, couche avec son assistante…
Dans la vie de tous les jours aussi, il y a toujours quelqu’un pour se moquer de vos rondeurs trop prononcées, de vos oreilles trop décollées, de vos chaussettes dépareillées…
Bref, je me demande pourquoi il y a tant d’Oranginas rouges !!!! Pourquoi les gens sont si méchants !
Pour en revenir à BHL, passé ce petit moment de solitude, ça lui offre un joli coup de pub…
Pour Monsieur Botul/Pagès, c’est assez flatteur qu’un philosophe ait pris sa thèse au sérieux…
Et pour moi, le comportement humain reste une source d’inspiration inépuisable !
Je lisais ce matin dans mon petit magasine Cosmo cette petite phrase : Ce sont les faiblesses des autres qui font notre force.
Alors, méditons…
Et les bonnes résolutions dans tout ça ?
27 janvier 2010Avec ce début d’année un peu mouvementé, je me suis rendu compte que je n’avais même pas pris de bonnes résolutions pour 2010 !
Mais franchement, cette année, je ne suis pas inspirée…
Je suis donc allée regarder parmi les bonnes résolutions que prennent les autres Français :
En tête, faire plus de sport.
Alors, le sport et moi c’est une longue histoire… Championne de dispense de gym de la maternelle à la terminale. Deux genoux cassés (en même temps ! chute de poney), triple fracture des poignets, fissure de la clavicule et j’en passe…
Alors le sport, je ne suis pas sure que ce soit me rendre un grand service ! J’ai bien pensé à une Wii Fit…
Faire un régime.
Alors là, je vous arrête tout de suite. Parce que pour moi, les fêtes ont rimé avec bouillon de poule et antiviraux. Alors, les abus et les kilos en trop, connais pas. Faut bien qu’il y ait quelques points positifs à tout ça !
Pour ce qui est des 5 fruits et légumes par jour, j’vous jure que j’essaie ! Ne jurez pas Léa Jane !
Trouver un meilleur équilibre entre sa vie familiale et professionnelle.
Mon jules a opté pour ça. Il a tenu deux jours, avant de rentrer à 20h30 !
Pour moi, l’équilibre familial, ça marche pas mal depuis que je fais un break pour écrire.
Maintenant, va falloir trouver un équilibre artistico-professionnel.
P’t'être que je pourrais cocher ça comme grande résolution pour 2010 ?
Pour ceux, qui sont comme moi, un peu en panne d’idées (à ma décharge, ça fait déjà 35 ans que j’en prends et que je ne les tiens pas), vous saviez qu’ils avaient lancé des kits « bonnes résolutions » à offrir ?
A l’image des Smartbox, une collection propose notamment un coffret « Arrête de fumer ! » avec un séminaire de quatre heures suivi d’un soutien personnalisé de deux mois, le tout sous forme d’une carte prépayée. Une offre inédite en effet. On prend de bonnes résolutions pour vous ! Y a des jours, on se demande pourquoi on se creuse la tête…
Et sinon, le kit « Édite ton roman en 2010″, ça existe ?
Calamity day chez les Jane, entre réalité et fiction.
24 janvier 2010
Vous ne vous dites jamais que vous auriez mieux fait de rester couché ?
Moi, ce matin, quand le réveil n’a pas sonné, j’aurais déjà dû me méfier…
Le papa de Loupichat bondit, allume la lumière (pléonasme, je sais, mais ça fait tellement mal aux yeux !), ouvre les volets, vous demande s’il a une chemise de repassée : « Dépêche-toi, t’es en retard, tu ne t’es pas réveillée ! ». Ben ça, je sais, merci !
Vous posez doucement un pied à terre, mais même en prenant toutes les précautions du monde, c’est le pied gauche qui a été le plus rapide. Ça y est, vous êtes réveillée. Mais de mauvais poil !
Vous vous ruez dans la chambre de Loupichat, allumez, ouvrez les volets, songez qu’elle n’a rien de repassé : « Dépêche-toi, on va être en retard à l’école ! ». Elle se met à pleurer. Vous vous énervez.
Vous appuyez machinalement sur le bouton de la cafetière et courez pour être la prem’s dans la salle de bain. Loupé !
Loupichat pleurniche encore parce qu’il n’y a plus de Chocopops . Son papa aussi, car vous avez oublié de mettre l’eau avec le café, alors forcément, c’est moins bon…
Ah le p’tit dej de la famille Ricoré…
Vous finissez par embarquer tout le monde dans la voiture et déposez vos petits paquets devant leurs bureaux avec leurs cartables. Flute, vous avez oublié leurs gouters.
Vous filez chez L’clerc avant que la horde de retraités ne se rue sur les rayons. (c’est effroyable de voir comme ils se battent pour un rosbif !). Vous remplissez votre chariot le plus vite possible_ on verra bien ce qu’on peut faire à manger avec tout ça_ et arrivez à la caisse à bout de souffle.
Vous fourragez dans votre sac à la recherche de votre porte-monnaie. Ouiiiiiiiiin ! Vous vous souvenez que vous l’avez laissé bien en évidence sur la table de la cuisine avec le gouter pour ne pas l’oublier. « Vous voulez que je vous garde tout ça ? » vous demande la caissière visiblement agacée. Vous regardez votre pile de surgelés en train de suer et remontez les allées du supermarché pour tout remettre en rayon.
Vous rentrez chez vous, attrapez votre petite carte toute bleue, songez que sans elle vous êtes bien peu de choses et refaites le tour des rayons que vous connaissez par coeur. Bon, y a plus de rosbif, vous arrivez après la bataille.
Vous sortez enfin, soulagée, et voyez un attroupement sur le parking.
AH ah ah, y a une voiture qui recule toute seule. La couleur vous rappelle vaguement quelque chose. Heureusement, un gentil poteau la stoppe dans sa course. Merdasserie ! Vous la reconnaissez, c’est la vôtre de voiture !!! Enfin, celle du papa de Loupichat.
Vous prenez votre voix la plus enjouée : « Heu, ça va mon chéri ? Oui, moi aussi, juste un petit accrochage, trois fois rien ! Heu… comment fait-on un constat avec un poteau ? Non, ce n’est pas moi, je n’étais même pas dans la voiture ! ». Vous ne comprenez pas trop ses explications derrière ses cris d’orang-outan. Belle soirée en perspective…
Vous rentrez enfin à l’abri dans votre nid douillet. Vous vous préparez un bon plat de lasagnes pour vous remettre de vos émotions (1 minutes 30 au micro-ondes, merci Marie !) . Le téléphone sonne. C’est l’école. Vous avez oublié qu’il y a grève de cantine aujourd’hui. Loupichat vous attend toute seule, en pleurs derrière la vitre . Vous baissez les yeux, prenez votre air de mère repentie et récupérez votre progéniture, vous confondant d’excuses auprès de la maîtresse. Vous avez l’impression d’avoir 5 ans.
Il est 13h30 et vous n’avez qu’une envie, vous coucher… Qui sait ce qui va bien pouvoir se passer dans les 6 heures à venir ! Dans un cas extrême comme celui-là, mieux vaut trouver une activité calme et sans danger. Écrire un petit chapitre de votre roman ? Mouais. Est-ce bien raisonnable ?
Oui, je sais ce que vous pensez : la vie est une vraie source d’inspiration, profitons-en ! Vous avez raison. C’est justement là où je voulais en venir.
On dit souvent que la qualité première d’un écrivain est une grande imagination. Certes. Ce n’est sûrement pas en faisant ses courses que JK Rowling a créé l’univers de Harry Potter. Remarquez, il parait que c’est à la terrasse d’un café.
Mais en observant attentivement ce qui se passe chez vous, autour de vous, les choses, les gens, leurs réactions, petites manies, vous trouverez une super mine à exploiter.
Bon, il ne s’agit pas de tomber dans le récit (c’est un autre genre). C’est là que l’imaginaire entre en scène… le style, la structure du récit… Avant que votre vie ne devienne un roman qui intéresse le lecteur, il y a quand même un peu (beaucoup) de boulot !
Mais en tout cas, avant, votre vie à la Pierrette Richard vous agaçait profondément !
Maintenant, vous ouvrez simplement votre carnet et notez, notez, notez…
Nouveau talent : entretien avec Caroline Vermalle
18 janvier 2010
Caroline Vermalle est l’auteur du roman « L’Avant-dernière chance » (ed. Calmann-Lévy). Elle a remporté la deuxième édition du prix Nouveau Talent 2009 Fondation Bouygues Telecom / Metro.
Un prix dont la particularité est de récompenser un premier roman qui intègre le langage SMS et des messageries instantanées à la structure narrative du récit.
Attention, ce n’est pas un roman écrit en langage incompréhensible, loin de là !
Je l’ai lu, trouvé beau, doux, bien écrit et avec une dose de SMS utilisée à bon escient !
Elle me fait aujourd’hui l’honneur de répondre à quelques questions sur son parcours.
Léa : Quand vous êtes-vous dit que vous aimeriez devenir écrivain ? Y a-t-il eu un élément déclencheur ?
A 9 ans je me souviens avoir écrit un thriller passionnant dans le style d’Agatha Christie, qui devait bien faire au moins… une page ! Quelques étapes-clé comme le séminaire de dramaturgie de Robert McKee et de longues années à écrire pour la télévision britannique. Et bien entendu la découverte du concours de roman à l’initiative de la Fondation Bouygues Telecom.
Léa : Qu’est-ce qui vous a poussé à participer à ce concours ? Ecrire un roman pour un concours, c’était assez risqué, non ? Vous aviez songé à un plan B ? En tout cas, bravo, le risque a payé !
J’ai écrit “L’avant-dernière chance” spécifiquement pour le concours/Prix Nouveau Talent. C’était un défi, je voulais d’abord me prouver que j’étais capable d’écrire un roman. Etre écrivain demande un apprentissage long et rigoureux – j’étais donc à des années lumière d’imaginer que ce premier essai aurait le succès qu’il a finalement eu !
Léa : Vous pouvez nous raconter ce que vous avez ressenti à l’annonce des résultats ?
Une très grande surprise, un bonheur jubilatoire et une profonde anxiété, dans cet ordre. Le tout arrosé d’une quantité indécente de champagne.
Léa : Comment vit-on cette nouvelle vie ? La promotion, les dédicaces, la rencontre avec ses lecteurs ?
On vit la promotion d’un premier roman à peu près comme on surfe un tsunami. Les premiers mois ont été ennivrants et fous et riches et extraordinairement bruyants. Puis petit à petit tout redevient calme. Aujourd’hui c’est juste moi devant mon écran…
Je continue, en revanche, les séances de dédicace – c’est la cerise sur le gâteau. “L’avant-dernière chance” délie les langues – peut-être parce que l’histoire parle de relations grands-parents/petits-enfants ou peut-être juste parce qu’il est optimiste en ces temps de crise, qui sait. Quelques rendez-vous sont déjà pris pour 2010 : un café littéraire le 20 mars à Vendôme et le Salon du Livre à Châteauroux en avril. J’ai hâte !
Léa : Avez-vous une méthode particulière pour écrire, des petits trucs d’écrivain ?
De la rigueur dans la structure narrative. Beaucoup de recherche dans les sujets abordés pour éviter les clichés. Et le travail effectué entre 5h et 8h du matin est incontestablement le meilleur. Je le sais bien… encore faut-il pouvoir se lever ☺
Léa : Vos projets pour la suite ? Un second volet ? Je ne peux pas m’empêcher de vous demander si vous allez conserver une part de langage SMS ou si la page est tournée ?
Pour les SMS, la page est effectivement tournée. Mais certains personnages de “L’avant-dernière chance” n’ont pas tout révélé, alors ils réapparaîtront dans “Le Vent se Lève Tard”. Je peaufine encore mon manuscrit. Il y a également sur mon bureau le scénario d’une bande dessinée, des notes pour un 3ème roman, ainsi qu’une nouvelle à moitié finie.
Léa : Si on parle ventes et gros sous, c’est tabou ? Peut-on vivre de l’écriture en France ?
Question en effet délicate. Prenez le cas de “L’avant-dernière chance”. Il est publié chez Calmann-Levy et lauréat d’un prix littéraire. Les critiques sont excellentes, que ce soit sur les blogs de lecture ou sur France Culture. Il a fait également l’objet de deux autres éditions, une à gros caractères (chez les éditions A Vue d’Oeil) et une autre, à venir été 2010, en Allemagne. Bref, “L’avant-dernière chance” marche. Suis-je heureuse ? Je suis comblée ! Suis-je riche ? J’en suis très, très, très loin… Rendez-vous dans 10 ans et je pourrai peut-être vous dire si on peut vivre de la littérature !
Léa : Vous consacrez-vous uniquement à l’écriture ou exercez-vous un autre métier en parallèle ?
J’écris à plein temps mais ma “vraie” carrière est dans les documentaires TV – métier que j’ai exercé 8 ans à la BBC à Londres. Je travaille donc actuellement en tant qu’auteur et script-doctor sur des documentaires français.
Léa : Enfin, si vous deviez vous réveiller demain matin et que votre plus grand rêve soit exaucé, ce serait quoi ?
L’assurance que je pourrai garder pour le restant de mes jours ce que je possède aujourd’hui.
Merci Caroline !
Envie d’en savoir plus et de lire L’avant-dernière chance ?
http://www.amazon.fr/Lavant-dernière-chance-Caroline-Vermalle/dp/270213999X
Ce qui fait le prix d’un livre…
11 janvier 2010Le prix de vente d’un livre se situe généralement entre 15 et 25 euros. Trop cher, râlent certains… Pas assez rentable, disent les autres !
Mais contrairement à certaines idées reçues, ce ne sont ni les auteurs, ni les éditeurs qui mangent la plus belle part du gâteau.
Il y a d’abord la fabrication du livre à proprement parlé. Et le papier, ça coûte cher ! Puis viennent les distributeurs et les diffuseurs. Alors, pour info, le diffuseur est le « représentant » ou le commercial qui présente les nouveautés aux libraires, grandes surfaces et autres détaillants, celui qui enregistre les commandes et les réassorts.
Le distributeur, c’est celui qui assume les tâches liées à la circulation physique du livre (stockage, transport) et à la gestion des flux financiers qui en sont la contrepartie : traitement des commandes et des retours, facturation et recouvrement.
Puis vient le détaillant, celui chez qui vous achetez vos livres, qui est de loin, le plus gourmand !
Et la bougie sur le gâteau, c’est la TVA, réduite pour le livre…
Quand on regarde ça de plus près, on comprend aisément pourquoi certains se livrent une guerre sans merci pour s’imposer sur le marché de la vente en ligne et de l’e-book. Economie de structure pour l’un et de coûts de fabrication pour l’autre…
Dans 10 ou 15 ans, le livre sera-t-il un objet électronique exclusivement vendu en ligne ?
Si on parle gros sous, l’économie pourrait varier entre 10 et 40% sur le prix des livres … A moins qu’on ne répartisse ce gain en donnant plus de crème chantilly à l’auteur ? Personnellement, je vote pour cette mesure ! Adoptée à l’unanimité, ok !
Non, sans rire, un livre c’est aussi un objet magnifique, fait avec beaucoup d’amour par de véritables passionnés juste pour vous… Alors, il ne doit pas disparaître !
D’abord, parce que j’adore corner les pages et ensuite parce que je passe déjà mes journées derrière un écran ! Alors sortir ma petite liseuse le soir, pas question !
D’autant qu’aujourd’hui, mes petits yeux sont relativement en bon état, mais dans un avenir pas si lointain, c’est la presbytie qui me guettera !
Et rien ne doit perturber ce délicieux moment de détente. Celui où je m’ immerge complètement sous la couette (sauf la mimine qui tourne la page) et dans une merveilleuse histoire, avant de sombrer dans un profond sommeil, accompagnée de ces nouveaux amis imaginaires.
Enfin, tout ceci n’engage que moi ! Au secouuuuuurs ! Je deviens complètement réac !
Bon, si ça donne le goût de la lecture à certains, aux ados par exemple, je trouve ça très bien ! Et si ça permet de rendre ces formats accessibles à toutes les bourses, c’est encore mieux ! Tout ce que je souhaite, c’est que les deux cohabitent ! Parce qu’on m’a déjà fait le coup avec ma collection de 45 ou 33 tours que je ne peux plus écouter faute de platine. Bon d’accord, ce parallèle est un peut tiré par les cheveux parce qu’il me restera toujours des yeux (certes presbytés comme on l’a souligné) pour les lire, mais bon…
De toute façon, lorsque Loupichat aura 20 ans, ça la fera bien marrer de voir sa vieille mère tourner les pages de son livre alors qu’un gentil Monsieur lui lira la même histoire dans son iPhone en lui demandant : « Si vous voulez lire le tome 3127 des aventures de Léa Jane, tapez 1. Sinon, tapez 2 ! »
Ben oui, faut vivre avec son temps …
Source SNE
Dur dur d’être un adulte ou quand chacun cherche midi
9 janvier 2010
Épiphanie oblige, je suis allée acheter une belle galette toute dorée chez mon petit boulanger. Loupichat adore la galette !
Madame la boulangère me dit : “Pour que votre Loupichat tombe sur la fève, rien de plus simple, il y en a une à midi et l’autre à trois heures.” Hummmm… Vous savez comment on trouve le midi d’une galette, vous ? Sans la saccager à coup de couteaux ! Passons…
Mais cette petite phrase, innocente au premier abord, me turlupine depuis…
Pourquoi Loupichat a-elle toujours la fève ? Pourquoi le monsieur du manège lui donne-t-il toujours le pompon ? Pourquoi gagne-t-elle toutes les parties d’Hippoglouton ?
Sans passer pour une mère indigne, je me demande pourquoi on leur apprend qu’on gagne à tous les coups alors que dans la vraie vie d’adulte, ça ne marche pas tout à fait comme ça !
Je me demande aussi pourquoi mon buraliste ne me dit pas : « Il y a un Tacotac gagnant à six heures et un autre à Dix », « Jouez les 6, 9, 39, 13, 44 et 14, ce sont les numéros gagnants du loto de demain » !!!
Pffffffffffffff, devenir adulte, pour ceux qui ont conservé leur âme d’enfant, c’est vraiment pas drôle !
Profite Loupichat, profite !
Comment démarrer l’année en beauté : défense de rire !
4 janvier 2010
Avant d’entrer complètement en 2010, revenons quelques jours en arrière…
Vous voici fin prête, la maison fermée, les bagages entassés, les factures réglées… Prête à rentrer dans votre chère région natale pour profiter de ces instants de trêve en famille !
Vous regardez Loupichat et pensez qu’elle est un peu jeune pour avoir de l’acné. Petit arrêt chez le médecin. Dame Varicelle a décidé de partir en vacances avec vous ! Qu’à cela ne tienne, en regardant les photos de Noël 2009, dans quelques années, vous en rigolerez !
Noël se passe dans la joie et la bonne humeur, le père Noël a dit a Loupichat de ne pas se gratter et ça a marché ! Le réveillon du nouvel an se profile à l’horizon… Le grand match a lieu chez vous cette année et votre Jules s’active devant les fourneaux… Cannelloni de crabe farci, mousse saumon et foie gras, homard grillé et son beurre de crevette. Hummmmm ! Quand il reçoit, il ne rigole pas !
Vous, vous ne faites rien parce que vous vous sentez un brin fatiguée et fiévreuse. C’est bien connu, les vacances de Noël sont hypppper crevantes ! On mange trop, on boit trop, on veille trop, et trop c’est trop ! Vous restez enroulée dans votre couette, l’encourageant de vos « Tu salis toute ma cuisine ! », « On voit que ce n’est pas toi qui fait le ménage ! », « Ouais c’est bon, mais ce ne serait pas un peu gras ! »…
Oui, ça aussi c’est bien connu, quand vous êtes fatiguée, vous êtes grognon !
Vous vous trainez jusqu’à la douche histoire de vous réveiller un peu et là, horreur, vous êtes couverte de petits points rouges !!! Sûrement, une intoxication alimentaire ! Il faut dire qu’hier, vous avez dîné chez belle-maman (oups !). Vous filez chez le médecin. Un 31 décembre à 18 heures !
Et le verdict tombe : Va-ri-celle !!!
- Mais c’est pas possible, c’est noté là, noir sur blanc, sur mon carnet de santé ! La petite Léa Jane a eu la varicelle en 1976 ! Pffffffff maladie à immunité permanente, mon œil !
Le gentil médecin, mort de rire, me répond que c’est extrêmement rare mais que ça arrive. Et que je vais en baver pendant au moins 10 jours parce que chez l’adulte, c’est coton comme maladie !
- Merci M’sieur !
Bon effectivement, je suis clouée au lit avec 39 de fièvre, incapable de poser un pied par terre. J’ai compté les boutons : environ 250 (sur une face). Sur l’autre, je ne sais pas, mais le papa de Loupichat pousse des cris d’horreur en me badigeonnant de l’éosine dans le dos et dit qu’on gagnerait du temps à me tremper dans le pot.
Mais le plus terrible, c’est d’annoncer à la dernière minute à vos invités que la grande et incontournable soirée strass et paillettes est annulée et que pour le baiser sous le gui, on repassera !
- Oui, Clara, je sais que tu avais acheté une robe juste pour l’occasion ! Oui, on sert quand même les repas mais uniquement à emporter !
Et ce qu’il y a de terrible aussi, c’est votre Loupichat qui regarde en rigolant ses p’tits boutons disparaitre et sauter sur vous.
- Tu grattes pas maman, hein !
GRRRRRRRRRRRRRRRRRRRR
En tout cas, en regardant les photos de cette fin d’année 2009, vous n’êtes plus très sûre que vous aurez envie de rigoler ! Et de toute façon, vous avez toujours trouvé ça très surfait le réveillon !
Ce que vous comptez faire l’année prochaine ? Heu… les oreillons ?
Léa Jane est en vacances et vous souhaite de joyeuses fêtes
30 décembre 2009Je vous souhaite à tous d`excellentes fêtes de fin d`année ! Que tous vos souhaits se réalisent en 2010 ! On se retrouve l’année prochaine avec quelques nouvelles croustillantes !!!
Je vous remercie pour votre soutien et les nombreux messages d’encouragement !
À très bientôt !
Léa
Il paraît que c’est bientôt Noël…
21 décembre 2009
Difficile de l’ignorer … Avec tous ces hommes à barbe habillés en rouge qui se baladent dans les rues en criant HO HO HO… On se doute bien que quelque chose se prépare !
Loupichat, 3 ans 1/2, en perd un peu son latin !
C’est vrai, on lui raconte que le père Noël est un homme hyper booké qui ne sort de sa tanière qu’une fois l’an, qu’il fait sa tournée de Noël en quelques heures à peine grâce au traineau super sonic et ses rennes qui carburent aux piles Wonder …
Et dès qu’on met un pied dehors, on tombe sur un père Noël !
Des petits, des gros, des frisottants, des myopes à lunettes… Il y en a même qui font de la pub pour le nouveau forfait de chez XFR et d’autres qui vous offrent une photo pour l’achat d’un big mac ! Pffffffffff, il devrait y avoir une loi pour protéger les rêves des enfants !
Sinon, niveau course aux cadeaux, vous en êtes où ? Moi, je ne sais pas comment je fais mon compte ! Chaque année, j’ai l’impression d’être super bien organisée et je me retrouve toujours le 24 décembre à 18h30 dans les rayons de la FNAC à hésiter entre le dernier Marc Levy ou le dernier Musso pour la tante Huguette que j’oublie systématiquement. Allez savoir pourquoi ! P’t'être parce que chaque année, elle arrive en ronchonnant contre cette fête devenue trop COM-MER-CIALE, qu’elle n’a prévu de cadeaux pour personne et espère qu’on a fait de même !
Cadeaux qu’elle prend tout de même, sans dire merci et critiquant le phénomène LevyMusso, mais bon, on respire un bon coup et on trouve la dinde délicieuse. C’est Noël !
Parce que Noël c’est aussi le moment où des milliers d’étoiles éclairent les yeux de Loupichat ! Lorsqu’elle descend à cinq heures du mat vérifier que les petits gâteaux et le verre de lait ont disparu et laissé place aux joujoux tant convoités. Noël, c’est aussi un moment magique où on offre un présent juste pour dire je t’aime à ceux qui nous sont chers. Un moment de fête que l’on aime partager en famille.
Et quand je dis famille, je pense aussi aux familles d’auteurs et aux charmantes mères Noël rencontrées en cette fin d’année. 3 femmes adorables qui ont croisé mon chemin et que je voudrais remercier.
Et un merci particulier à celle qui voudra bien m’adopter !
Joyeux Noël à vous tous !
Léa
C’est au pied du mur qu’on mange des merles : rencontre avec Luc Doyelle
18 décembre 2009Auteur des « liaisons presque dangereuses« , son nouveau roman « C’est au pied du mur qu’on mange des merles« sort aujourd’hui !
Luc m’a fait le plaisir de répondre à quelques questions, à sa façon, toujours avec humour… Tout ce que j’aime, quoi !
Léa : Quel a été l’élément déclencheur, ce qui t’a poussé à écrire un premier roman ?
Tout a commencé un soir de brume, alors que je cherchais un raccourci que jamais je ne trouvai. J’avais entrepris l’ascension de l’Annapurna par la face nord des grandes Jorasses, accompagné d’un sherpa pas cher. Arrivé au sommet, je m’écriai : « Je serai écrivain, ou rien ! ». Comme je mets un point d’honneur à accomplir mes propres prophéties, et que je n’aspirais pas à m’engager vers le néant, il ne me restait qu’une solution : écrire.
Léa: As-tu une méthode particulière pour écrire ? Tes petits trucs d’écrivain…
Je fais trois fois le tour de mon jardin à cloche-pied, puis j’ouvre une page Word (c’est une étape obligatoire = pas moyen de trouver un stylo qui fonctionne, dans cette satané baraque !). Je vide mon esprit, et je me place en mode « écriture automatique ».
A chaque page noircie, je joue « La dispute d’Amélie Poulain » au piano. Ensuite, je reçois la visite des flics qui viennent constater le tapage nocture (ou diurne, car j’écris aussi dans la journée).
Un plan précis ? J’ai oublié ce qu’était un plan depuis le bac philo.
J’écris parfois 15 pages par jour, puis je laisse décanter pendant des mois, tandis que l’histoire continue à se construire dans ma tête…
Léa : Peux-tu nous raconter ton Koh-Lanta de l’édition ?
Après avoir écrit mon premier roman, je me suis écrié, du haut de la tour Montparnasse : « Ce sera Albin Michel, ou rien ! »
J’ai donc pris rendez-vous avec Albin Michel, au Fouquet’s, un mardi du mois de novembre à midi, mais curieusement, il n’est pas venu. Je me suis consolé en dévorant une salade de raviolis à la langoustine.
J’ai procédé de la même manière avec tous les grands éditeurs. Pour mettre toutes les chances de mon côté, j’ai même tenté le coup auprès d’Edith Cresson, Edith Piaf, sans résultat.
Je me suis dit alors qu’il me fallait une couverture médiatique. Je me suis inscrit à « Des chiffres et des lettres » et à « Questions pour un champion », où j’ai gagné une encyclopédie sur les Papous.
J’ai été recalé à « Fort Boyard », parce que j’avais les pieds plats, et aussi parce que j’avais tiré la barbe du père Fouras, parce que j’avais un doute sur son authenticité.
Léa : Petits et grands éditeurs : ça évoque quoi pour toi ? Quelles différences ?
Un grand éditeur, c’est un type bourré aux as, qui peut diffuser sur RTL une pub pour un roman calibré, programmé pour cartonner au box office.
Un petit éditeur, c’est un autre type qui risque sa vie à chaque instant pour faire connaître un auteur qu’il a aimé (pas d’amour tendre. Juste professionnellement parlant).
Léa : Si on parle gros sous, c’est tabou ? Peut-on vivre de l’écriture en France ?
Oui, on peut en vivre, si on est expert comptable, mais c’est rébarbatif. Vivre en écrivant des romans ? Oui, je crois qu’on peut aussi, tout comme on peut ressusciter après avoir été cloué sur une croix, ou comme on peut ouvrir la Mer Rouge en deux pour laisser passer ses copains en revenant d’une croisière sur le Nil.
Léa : Ton actu, peux-tu nous parler de la sortie de ton dernier livre ?
Oui, il sort aujourd’hui ! (le 18 décembre 2009, pour ceux qui liront cet article dans six mois). Son titre ? « C’est au pied du mur qu’on mange des merles ».
C’est mon deuxième roman. Le premier a rencontré un accueil chaleureux (incandescent, devrais-je préciser). Ce nouvel opus, disponible sur le marché du même nom, n’est pas une suite, mais il reprend les personnages (attachants, précisons le) que mes lecteurs ont tant aimés (ce sont eux qui le prétendent !).
Un petit pitch ? D’accord, à la demande générale.
Lucius (le héros) découvre que les placards de sa maison sont pourvus d’une fonction non prévue dans les plans initiaux de l’architecte. Au point de bouleverser des pans entiers de son existence. Lucius se verra dans l’obligation de faire des choix… cornéliens.
Léa : Enfin, si tu devais te réveiller demain matin et que ton plus grand rêve soit exaucé, ce serait quoi ?
J’aimerais que Benoit XVI se réveille dans la peau d’un aborigène bouddhiste, qu’il reconnaisse que Jésus a certes marché sur l’eau, mais c’était en plein hiver et il avait des patins à glace.
Pour en savoir plus ou commander « c’est au pied du mur qu’on mange des merles « , rendez vous sur le site de Laura Mare Editions
Laurent Boyet : un roman beau à en mourir
15 décembre 2009
Une fois n’est pas coutume, je vous conseille un livre à mettre sous votre sapin.
Le nouveau roman de Laurent Boyet « Perpignan, mon amour »…
Une belle surprise dans un genre où on ne l’attendait pas et un roman qui, à coup sûr, fera parler de lui !
Toi, une jeune femme de vingt ans, doit déjà affronter l’idée de sa mort qu’elle sait si proche. Ultime contretemps, elle rencontre Moi, un jeune homme un peu plus âgé qu’elle. Tous deux découvrent ensemble la signification du mot aimer…
Toi hésite entre le désir de vivre cette passion et le choix légitime de la solitude.
Moi, devine l’existence d’un lourd secret et voudrait accompagner la femme qu’il aime.
Depuis «Perpignan, mon amour…» jusqu’à Barcelone se poursuit ce voyage intime entre une femme et un homme, l’un comme l’autre impuissants face aux incohérences de la mort.
Alors, conseil de Léa, courrez l’acheter en exclusivité sur le site de l’éditeur !!!!
Hey Léa Jane, tu dors ou quoi ?
15 décembre 2009
Mais non, je ne dors pas ! Enfin si ! J’étais MA-LA-DE !
Oh, rien de méchant ! Juste le nez aussi rouge que mon bonnet et le cerveau droit tellement bouché que plus aucune petite phrase ne voulait en sortir.
Et quand je suis malade, je suis pire que mon jules, faut pas me parler !
Mais bon, ça va mieux, alors on s’y remet ! J’ai un peu de retard dans mes préparatifs de Noël et il va falloir mettre les bouchées doubles. Mais bon, ça c’est 3615 my life !
Et côté édition ? Pfffffffffffff, j’étais sûre que vous alliez me demander ça !
Et bien, ça fait pile 1 mois 1/2 que les premiers manuscrits sont partis…
A moi, ça me parait une éternité !
Alors, j’ai quand même eu quelques réponses … négatives.
« Malgré les qualités blabla, blabla, vous ne correspondez pas exactement à la nouvelle orientation que nous souhaitons donner à notre ligne éditoriale. » Pfiou ! C’est pas du jeu ça !
C’est déjà quelquefois compliqué de s’y retrouver et de cerner la ligne de certaines maisons mais si en plus il faut anticiper… Vous n’avez plus qu’à vous transformer en madame Irma !!!
Bon, sinon, j’ai eu aussi « désolé mais nous ne publions pas d’auteurs français dans cette catégorie« . Heu, je ne comprends pas trop la logique mais je pensais qu’avec mon nom (en prononçant bien, Léa Jayyyyyyyyyyyyne !), ça pouvait le faire !
Enfin, j’ai eu aussi quelques OUI et OUI peut-être…
Affaire à suivre très prochainement !!!
Obsédée textuelle !
1 décembre 2009
Le mot est tombé hier ! Le papa de Loupichat parlait, j’écoutais d’une oreille distraite, il a dit à la prunelle de ses yeux : « Mouche ton nez ! », ça n’a fait ni une ni deux, j’ai dégainé mon super carnet, je tenais le nom du héros de mon conte pour enfants : Benjamin Moucheboeuf ! De fil en aiguille, j’ai pensé à autre chose, je me suis mise à griffonner… Loupichat pouvait toujours renifler et son papa râler, je ne pouvais plus m’arrêter !
Tu n’es qu’une obsédée textuelle !!! Je suis restée sans voix … Moi, une obsédée textuelle ?
D’accord, d’accord ! Je m’excuse à plates coutures mais quand les idées jaillissent, il faut savoir les saisir… C’est comme si un petit être maléfique s’emparait de mon corps et agissait à ma place. Il ouvre les vannes, me bouche les oreilles, me ferme le clapet, me tend une feuille et un crayon et hop, débrouille-toi mais ponds quelque chose de bon ! Si au moins, il pouvait corriger les fautes !
Bon, trêve de plaisanterie ! Pour écrire, chacun a sa petite méthode et ses petits trucs ! Pour ma part, il y a d’abord une longue période de « construction mentale ». Je pense le fil de mon histoire, imagine les personnages, leur trouve des noms (très important pour moi car c’est comme ça qu’ils prennent vie), compose leurs caractères et comme un marionnettiste, commence à jouer avec les fils pour décider ce qui va leur arriver. Je noircis vraiment des tonnes de petits carnets. J’en ai partout à portée de mains et à défaut, il y a le frigo ou les tickets de caisse sur lesquels je gribouille.
Avant de démarrer vraiment la phase d’écriture, il me faut aussi un titre. Et une idée assez précise de la scène de début et de fin.
Et seulement lorsque tout est relativement clair dans ma p’tite tête, je peux vraiment poser les mains sur le clavier et tout jeter. Et c’est parti mon kiki ! 6 heures par jour en général… Une écriture plutôt frénétique, peu de temps morts où je regarde les mouches voler…
Je n’écris pas d’un jet, reviens souvent en arrière, relis, corrige et rature au fur et à mesure sans attendre d’y mettre le point final !
Et la fin ? Ben, c’est clair, ce n’est jamais celle que j’avais imaginée au départ ! Parce que la plupart du temps, mes personnages n’en font qu’à leur tête et je me laisse porter par leur histoire.
Enfin, quand je dis JE… Vous avez bien compris que tout ça, ce n’est pas vraiment de ma faute !
Ce qu’il y a de merveilleux dans le roman…
30 novembre 2009
« Ce qu’il y a de merveilleux dans le roman, c’est qu’on peut y parler de soi en ayant l’air de parler des autres. »
Est une des petites phrases que j’aime de Catherine Rihoit… Mais on peut aussi parler des autres en ayant l’air de parler de soi !
Dans le même esprit, j’aime aussi celle de Mario Varga Llosa : « Il n’y a rien de mieux qu’un roman, pour faire comprendre que la réalité est mal faite, qu’elle n’est pas suffisante pour satisfaire les désirs, les appétits, les rêves humains. »
Mais bon, c’est compliqué tout ça pour un lundi… On y reviendra !
Un concours de nouvelles… orgasmiques
26 novembre 2009
A la recherche de concours d’écriture auxquels je pourrais prêter ma plume, je suis tombée sur celui-ci : Laissez vos pensées vagabonder, trempez votre plume et donnez vie à votre fantasme que vous nous décrirez sous forme d’une nouvelle. Jusqu’ici, rien d’étonnant… Une nouvelle érotique, pourquoi pas ! J’aime me frotter à tous les styles !
D’autant que l’organisateur réunira début janvier un jury prestigieux, composé d’artistes, d’écrivains et de personnalités pour sélectionner la nouvelle la plus exaltante.
Et qu’est-ce qu’on gagne ? Ben, c’est là que j’ai fait un bond ! Pas de publication dans un recueil de nouvelles ou une quelconque revue ! Non, non, non !
On vous offre la réalisation de votre fantasme, rien que ça…
Rien que d’imaginer ce que ça pourrait donner, ça m’a bien fait rire ! Oui, je sais, ce n’est pas le but !
Passer une nuit extravagante dans un palace, s’exposer sur la scène d’un cabaret prestigieux pour offrir un strip-tease mémorable, partager un moment de haute sensualité au hammam, s’offrir un massage à deux, faire l’amour sur une plage déserte ou devant l’objectif d’une caméra, exprimer sa gourmandise dans tous les sens du terme… Débridez votre imagination et votre créativité et réalisez peut-être le fantasme de votre vie. Oupala !
D’un point de vue marketing (et oui, on ne se refait pas !), je trouve ça super fort ! La preuve, on est en train d’en parler !
Perso, j’ai envie de raconter de « vraies histoires », pas de raconter mes fantasmes à tout le monde. Déjà que beaucoup de gens pensent qu’on a vécu ce qu’on raconte dans nos romans… Alors, là, c’est sûr, le papa de Loupichat, il va me tirer les oreilles !
Je ne mets pas de lien à cause des tits enfants qui pourraient cliquer, mais vous le trouverez sans problème grâce à l’ami Google. Un petit indice au cas où… Sophie Bramly est la créatrice du site Internet en question !
Editer un roman : quelques chiffres…
24 novembre 2009
Lorsqu’on livre un match difficile, il faut toujours s’intéresser au terrain sur lequel on va jouer…
Dans le monde de l’édition, voici quelques chiffres intéressants que j’ai pu glaner ici ou là (et notamment sur le site de Marc Autret) :
Qui veut écrire un roman ?
On dit qu’1,5 millions de Français auraient au moins un manuscrit dans leur tiroir ! Et qu’un Français sur 5 rêve de devenir écrivain.
Alors 1) Je suis déçue parce que je ne pensais pas avoir le rêve de Madame toute le monde !
Et 2) Quand je pense au regard dédaigneux des gens lorsque gamine, j’annonçais que j’allais passer un bac Littéraire et non le sacro-saint bac scientifique, c’est assez rigolo !
Combien de manuscrits reçoivent les éditeurs ?
Un éditeur peut recevoir entre 100 et 8000 manuscrits par an. Bon, plus un éditeur est grand et plus il en reçoit… La moyenne étant de 1300 par an.
On comprend mieux que certains ne lisent pas tout, même si c’est regrettable, on est bien d’accord !
Le taux de rejet ? C’est là que vous allez hurler : 98% (chez les grands éditeurs)
Et oui, les futurs écrivains sont des fous !
Quel est le tirage d’un premier roman ?
Les chiffres sont très disparates en fonction des maisons et du potentiel de vente que représente votre livre. Aujourd’hui le premier tirage moyen chez un grand éditeur semble tourner autour de 3000 exemplaires. Il tombe à 300 ou 500 chez un petit éditeur. Trouver votre livre dans toutes les bonnes librairies devient alors très compliqué !
En plus, il ne faut pas confondre tirage et ventes réelles ! Et oui, les invendus de votre chef-d’œuvre reviendront à la case départ voire au pilon. La mise à mort, quoi !
Il n’empêche qu’avec un bon accueil de la presse et un buzz du tonnerre, votre petit livre peut connaitre de nombreux retirages…
Combien gagne un écrivain ?
Les droits d’auteurs sont d’environ 10% du prix de vente hors taxes du livre. (soit entre 1 et 1,5 euros par livre). Pour atteindre le smic, vous devez donc vendre entre 8000 et 12000 livres par an.
Bon, c’est sûr, si vous sortez un best-seller vendu à 1 million d’exemplaires, vous êtes à l’abri pour un moment… Sinon, on comprend pourquoi il est effectivement difficile de vivre de sa plume !
Heureusement que le père-Noël existe…
Et que certains chiffres vont rêver !
Marc Levy, toujours en tête, avec 1,5 millions d’exemplaires (chiffres 2008)
Guillaume Musso : 1, 3 millions d’exemplaires
Fred vargas : 1 million d’exemplaires
Anna Gavalda : 1 million d’exemplaires
Amélie Nothomb : 734000 exemplaires
Katherine Pancol : 696000 exemplaires
Eric-Emmanuel Schmitt : 496000 exemplaires
Muriel Barbery : 400000 exemplaires
Alors dans ma lettre au père-Noël, je commande un best-seller pour cette année, un autre pour 2012, puis 2015… Et après, on verra !
Fiche-moi la paix Cupidon ou comment chacun cherche son signe
22 novembre 2009
On dit qu’on y croit pas et pourtant…
Vous avez remarqué, lorsque vous lancez votre Cosmo préféré ou votre programme télé, il tombe automatiquement sur la page horoscope ! C’est un peu comme l’histoire du pain et de la confiture…
Alors, au programme cette semaine :
1) Je vais être pétée de tunes
Avec les efforts que vous avez déployés, l’argent finira par rentrer, et ne soyez pas étonné s’il coule à flots. Méfiez-vous cependant des dépenses impulsives : vous ne savez pas toujours résister… Bon, là, bof, je coupe, c’est pas intéressant !
2) Je vais avoir une chance insolente
La période vous sera bénéfique et vous attirera toutes les bienveillances. Sachez profiter de la situation avec tact et diplomatie, ne perdez pas votre temps en bavardages inutiles. C’est maintenant que vous devrez lancer vos projets ; ils vous permettront une belle expansion de carrière grâce aux appuis obtenus et à des coups de chance propices. Vavavoum ! J’adore !
Mais le vrai signe est venu d’Élisabeth (Teissier pour les intimes). Voici, ce qu’elle m’a dit:
Le 26, Cupidon vous décochera des flèches exquises (TV magazine, page 94 si vous ne me croyez pas !)
Une simple petite phrase… Elle est super fortiche cette Elisabeth quand même ! Pas la peine d’agiter mes neurones très longtemps pour comprendre ce que ça signifie. Quoi, vous ne comprenez pas ?
1) Le 26, c’est jeudi.
2) Inutile de vous rappeler que le titre de mon roman est « Fiche-moi la paix Cupidon ! »
3) Conclusion : jeudi, il va se passer un truc énooooorrrrrrrrrrme dans ma vie !
Et avec votre logique implacable, vous avez bien compris ce que ça signifie : l’horoscope, c’est pas juste un piège à filles pour vendre des magazines. C’est la vérité vraie ! Ça marche !
Faut juste trouver le bon !
On écrit un roman… Et après ?
20 novembre 2009
J’ai donc terminé mon roman il y a un peu plus de 15 jours. Et alors ?
Ben, il faut bien l’avouer, j’ai eu un petit coup de mou ! Une sorte de baby blues…
L’euphorie a laissé place à un drôle de sentiment.
Depuis 15 jours, je regarde tendrement mes petits manuscrits, soigneusement alignés, pressés de rejoindre le royaume de l’édition. Je cible les maisons d’édition qui peuvent être intéressées par mon roman. Là, premières déceptions ! Fleuve noir, une de mes cibles préférées, ne prend plus de manuscrit ! C’est du moins ce qui est indiqué sur leur site Internet : « Les éditions Fleuve Noir n’acceptent pas de manuscrits, quelle que soit la forme sous laquelle ils sont envoyés. »
Pfiou ! Ils ne veulent pas faire une petite exception même pour moi ? Ils ne savent pas ce qu’ils ratent…
Ce ne sont pas les seuls à afficher clairement cette politique. Michel Lafon, par exemple, adresse un gentil petit mot aux auteurs qui voudraient leur envoyer leur prose :« La maison d’édition fonctionnant uniquement avec son propre service éditorial et ses directeurs de collection extérieurs, nous ne pouvons pas recevoir et étudier les manuscrits nous arrivant par la poste. Nous vous souhaitons bon courage dans vos recherches. »
Pour d’autres, c’est moins clair, mais comme chacun le sait, vous aimez vous transformer en Léa la fouine et disséquer les informations et interviews que l’on trouve à foison sur le net. Vous apprenez ainsi à identifier ceux qui préfèrent un «réseau de complicités littéraires et de recommandations d’amis qui connaissent leurs goûts et leur catalogue». Malheureusement, je ne connais pas leurs amis !
Qu’à cela ne tienne … Je ne suis pas la fille cachée de Marc Lévy ou de Nicolas Sarkozy, et alors ?
Quand on veut, on peut ! me disait toujours mamie Lucette.
J’ai donc fait un ciblage le plus fin possible et hop, quelques exemplaires sont en route pour l’aventure !
En référence à mon post précédent, ce qui m’a mis le moral dans les chaussettes, c’est d’être allée lire les blogs de tous ces auteurs qui cherchent en vain une maison d’édition depuis des mois voire des années.
Tous disent qu’avant de réussir à être édité, il faudrait déjà réussir à être lu ! Et qu’avec le manuscrit, vous pouvez fournir la poubelle dans laquelle il va inmanquablement atterrir.
Là, vous avez deux solutions. Soit, vous vous planquez sous votre couette et chouinez toutes les larmes de votre corps, soit vous vous concentrez uniquement sur votre objectif et vous accrochez de toute vos forces à votre bonne étoile.
J’ai bien sûr choisi l’option B ! Et je vais vous révéler un secret… J’ai la preuve qu’il y a de gentils éditeurs et agents littéraires qui lisent vos manuscrits… voire plus… mais chut, parce en plus d’être adepte de la méthode Coué, je suis un brin superstitieuse !
Tout ça pour vous dire que le baby blues est terminé, que j’ai une frite incroyable, et que je me plonge avec délice dans l’écriture du tome 2 …
Les éditeurs lisent-ils les manuscrits ?
3 novembre 2009
Petit conseil aux âmes sensibles titillées par l’envie d’écrire l’œuvre de leur vie…
Ne lisez pas les blogs d’auteurs qui cherchent un éditeur !
Oui, je sais ce que vous êtes en train de vous dire : ben, qu’est-ce qu’on fait là alors ?
Ce que je veux dire, c’est qu’il vaut mieux avoir pondu votre chef-d’œuvre avant, et aller lire le témoignage de ces potentiels primo-romanciers après…
Primo-romancier, c’est rigolo comme terme, je trouve ! Ça me fait penser à ma grossesse, lorsque la sage-femme m’a demandé si j’étais une primipare. Remarquez, il y a des similitudes entre les deux. Une longue gestation, une sortie qui peut être douloureuse mais la magie de l’instant qui fait oublier le reste.
Bref, si on ne suit pas ce conseil, le risque est tout simplement d’être découragé avant d’avoir écrit une seule ligne (ça vaut aussi pour l’accouchement !).
Les éditeurs lisent-ils les manuscrits envoyés par la poste ?
Est la question qui revient le plus souvent sur les blogs des presque futurs auteurs.
Et la réponse qui tombe inexorablement est NON.
Que doit-on en penser ?
Que les auteurs qui se sont vu refuser un manuscrit préfèrent se dire qu’ils n’ont pas été lu plutôt que de penser qu’ils sont tout simplement « mauvais » ?
Qu’ils ne rentrent pas dans la ligne éditoriale de la maison d’édition ?
Que les éditeurs savent en un coup d’oeil, ce qui sera ou ne sera pas le best-seller de l’année, juste en regardant l’enveloppe, en la passant sous un pendule ou dans les mains d’une extralucide ?
Je ne vous donnerai pas la réponse : je suis quasi vierge dans ce domaine et ne connais absolument pas les pratiques de ce milieu !
Mon optimisme légendaire me fait dire que sans doute, comme partout, il y a certaines dérives, mais qu’il doit bien exister des éditeurs qui font sérieusement leur métier !
Je travaille souvent dans le domaine du recrutement. Pour le parallèle, c’est un peu comme si je jetais tous les CV des candidats ! Mais, sans toutes ces heures passées à dépouiller des candidatures qui ne correspondent pas au poste, à lire des lettres de motivation sans aucune originalité et truffées de fautes, comment puis-je trouver la perle rare ?
Bon, ça c’est mon p’tit côté idéaliste…
Dans la réalité, il y a aussi une présentation et un manuscrit que j’ai envoyé samedi 31 Octobre 2010…
Et la réponse que j’ai reçu par mail lundi 2 Novembre 2010…
Vous nous avez envoyé un manuscrit il y a un mois. (OUPS !)
Nous avons le regret de vous informer que nous n’avons pu le retenir, et ceci en dépit de ses qualités. Je pense, comme vous le souligniez dans votre présentation, que l’emploi de la deuxième personne alourdit le propos, ce qui est dommage.
En vous remerciant par avance de votre confiance et de votre patience.
Bon, pour la patience, ça ira ! Réponse dans les 24h00 pour une grande maison, c’est pas mal … Qui a dit qu’il y avait des tonnes de manuscrits en attente ?
Pour le reste, j’aurai appris une chose de cette première expérience : n’indiquez rien dans votre présentation qui puisse permettre de vous envoyer une réponse « personnalisée » sans vous avoir lu.
Léa Jane, le retour !!!
30 octobre 2009
Bonjour, bonjour !
Et bien, me revoilà… Fidèle au poste !
J’espère que vous allez bien et que je ne vous ai pas trop manqué !
Alors YESSSSSSSSSSSSS, j’ai mis un point final à mon roman. Enfin, jusqu’à ce que je trouve un éditeur et que commence la ronde des corrections !
Comment je me sens ?
Ben, d’abord super fière d’être arrivée au bout. Pas genre je suis la meilleure et tout et tout… Non, juste heureuse de voir que toutes ces petites idées enfouies dans ma caboche ont pris forme et sont devenues une vraie histoire avec un vrai début et une vraie fin !
Ensuite, un peu excitée de savoir que la phase 2 peut démarrer. Gentil éditeur, tiens-toi bien, je vais t’at-tra-per !
Et enfin, comme j’avais peur de me sentir trop triste ou trop vide sans mes petits personnages (attention au baby blues m’a-t-on dit), j’ai entamé le tome 2 dans la foulée…
Ainsi qu’un petit conte de Noël pour enfants et plus grands. Oui je sais, je suis foutue, je suis tombée dedans, je n’en sortirai plus jamais ! C’est pas grave ! J’aime ça !
Sinon, ça va …
Ah si, j’ai un peu la trouille aussi ! Ben oui, et s’il ne se passait rien ?
Alors sinon, on fait quoi maintenant ?
Et bien, on cible les gentils éditeurs qui publient ce types d’histoires.
On dépense un budget colossal en photocopies, reliures et frais postaux (y pourraient faire des remises aux pauvres auteurs !).
On envoie le manuscrit aux gentils éditeurs !
Et… on ATTEND !
Houlà, c’est pas trop mon genre ça ! On va trouver d’autres idées…
Grève des posts
5 octobre 2009
J’attaque la dernière ligne droite, le sprint décisif pour mettre un point final à mon premier roman.
A la fois, ça me stresse parce que, zut, on est pas au boulot et on a le droit d’avancer à son rythme !
Mais en même temps, je trouve ça bien d’avoir des échéances à tenir. Ça m’évite de papillonner et de partir dans tous les sens. Je tiens le cap et me concentre sur l’essentiel. (pour l’échéance en question, je vous expliquerai plus tard, là j’ai pas le temps, faut que je scribouille !)
En tout cas, il faut que je rende ma copie fin Octobre. Glups ! Léa Jane va-t-elle gagner cette course contre la montre ?
Bref, tout ça pour vous dire que je me retire dans mon donjon ces 4 prochaines semaines et que je vais vous abandonner un peu. Oui je sais, vous aussi vous allez me manquer !
Promis, quoi qu’il arrive, je vous donne rendez-vous le 1er novembre, de bonne heure et de bonne humeur … (enfin pas trop tôt quand même, parce que c’est dimanche et c’est férié et moi avec tout ça, je risque d’être assez crevée !)
@ très bientôt
Léa
Dans la vie, c’est fou ce qu’on dépense comme énergie…
2 octobre 2009Dans la série « j’ai testé pour vous », j’ai dernièrement déménagé et me suis trouvée face à un choix cornélien. Où vais-je dépenser mes sous pour m’éclairer et chauffer mon nid douillet ? Ben oui, vous savez, désormais vous avez le choix, grâce à l’ouverture des marchés, la libre concurrence et tout et tout…
Bon, ça veut dire aussi libre choix des tarifs donc mieux vaut tout comparer : le coût de l’abonnement, de l’énergie principale, de l’énergie secondaire si vous la prenez chez le vendeur d’énergie principale, les forfaits si vous vous engagez pendant 2 ans…
Franchement, ils n’ont pas pitié des blondes, j’ai trouvé que c’était un vrai casse-tête ce truc.
j’ai fini par demander son avis au conseiller que j’avais au bout du fil qui m’a dit que son concurrent était moins cher. Merci M’sieur !
Nous l’appellerons XDF, pour conserver son anonymat. Je ne suis pas trop pour le principe du prélèvement automatique mais pour l’inscription, vous devez obligatoirement fournir un RIB. Soit…
Je n’y pense plus… Les mois passent et je me dis « ben dis donc, y sont sympatoches chez XDF, ils ne m’envoient même pas de facture ! ».
Au bout de 6 mois, je commence quand même à m’inquiéter et leur passe un petit coup de fil (25 minutes d’attente, coût de l’appel en fonction de votre opérateur téléphonique. Que vient faire France Telecom chez XDF !). Bref, la charmante conseillère au bout du fil me dit qu’il y a un souci. Mon inscription n’est pas enregistrée. Y paraît que j’habite toujours à mon ancien domicile. Ben moi, je sais bien que non !
Quelques mois plus tard, toujours rien ! Un matin, sous ma douche, je me retrouve dans le noir sous le jet glacé. J’appelle XDF qui me fait croire que je suis une quiche et que c’est sûrement un plomb qui a sauté. Après quelques manipulations infructueuses, il apparaît que c’est XDF qui a coupé le jus.
Monsieur XDF : « Ben oui, c’est normal, vous n’avez pas payé votre facture madame ! »
Moi: « ARGGGGGGG ! Ben, oui, c’est ce que je me tue à vous dire. J’en ai jamais reçu ! «
Je chouine un bon coup et ils finissent par me croire.
Je vous passe les 4 mois qui suivent. La charmante conseillère et moi, on est devenue copine parce que je les appelle tous les 15 jours. Mais rien n’y fait, toujours pas le moindre signe d’une petite facture !
Ayant encore en mémoire l’épisode de mes cheveux stalagmités, je leur envoie un recommandé les sommant de m’envoyer cette P…. de facture. Sinon, je leur coupe… Heu, sinon je ne paie pas, tiens !
Un super-conseiller finit par m’appeler et me dit que la seule solution pour débloquer mon dossier est de passer en mensualisation. Ne me demandez pas pourquoi ! Comme ça fait déjà un an que je n’ai rien payé et que la note risque d’être salée, il faut partir sur de grosses mensualités: 350 euros par mois.
Le lendemain, je reçois enfin toute une série de petits courriers de mon fournisseur. Wahou ! Quelle réactivité.
Bon, heureusement que j’étais assise parce que XDF m’annonce que je serai prélevée demain de 1650 euros et à partir de ce mois-ci des 350 euros convenus. ARGRRRRRRRRRRRRRRRRRRR
J’appelle une nouvelle fois ma copine conseillère pour lui dire que je ne veux pas payer cette somme d’un coup et que je souhaite un plan d’étalement de ma créance. Trop tard, on ne peut plus rien faire, le prélèvement est lancé.
Moi: « Et si je n’ai pas de sous sur mon compte ? »
La copine conseillère : « Et bien, le prélèvement sera rejeté et on pourra vous proposer un plan d’étalement de votre créance. Par contre, vous allez avoir des problèmes avec votre banque ! »
Bon,heureusement que j’avais un peu d’sous sur mon livret A pour régler les 1650 € mais depuis, je reçois chaque mois le même courrier.
Madame,
Un de nos conseillers vous a proposé un plan d’étalement de votre créance de 1650 euros. Il semble toutefois que vous n’ayez à ce jour réglé aucune mensualité. Nous vous rappelons qu’en cas de non règlement, vous vous exposez à des poursuites…
OUUUINNN ! je vais porter plainte pour harcèlement ! Et ça fait peur toute cette énergie dépensée… Allez la prochaine fois, je vous raconte mon changement de banque qui vaut aussi son pesant de cacahuètes !
PS: Cet article fait partie d’un « speedwriting » que nous organisons régulièrement entre geekwriters. L’objectif était de faire partager (en 30 minutes) une situation désagréable voire horripilante tout en gardant une note d’humour. Le tout en utilisant les mots « énergie », « harcèlement », « manipulations » et « cacahuètes ».
Pour moi, le compte est bon…
Abraracourcix , coupures et autres ratures
28 septembre 2009
Ça n’aura pas échappé à la vigilance des plus perspicaces : l’extrait de mon roman a été kidnappé ! Par un petit esprit malveillant qui se serait introduit sur mon blog ? Non, non ! By myself !
Mais pourquoi donc ? Chutttttt ! Vous n’en saurez pas plus pour le moment ! Toujours est-il qu’il est de la plus haute importance que je retravaille certains passages.
Alors je suis désolée, je sais que je vous avais fait cadeau d’un petit bout d’suite pour la rentrée et que donner c’est donner et reprendre c’est voler ! Mais si je reprends quelque chose qui m’appartient pour vous offrir un truc plus chouette, vous ne m’en voudrez pas, hein ?
Allez au boulot !
Loupichat a des amies, les ennuis commencent…
28 septembre 2009Bon, il était temps ! Ce n’est pas parce que je suis sa môman qu’on doit tout partager… A 3 ans, Loupichat a enfin ses propres amies et ça, c’est cool dans la vie d’une mère.
Les mercredis pluvieux, enfermées à la maison à jouer à hippos gloutons, au docteur et à la poupée Barbie, « Mammman, tu fais le chien !!!! « , c’est bien mais ça va un temps !
Alors mercredi dernier, j’ai vécu un pur moment de bonheur. Loupichat était invitée chez ses copines en pension complète ! A moi la séance shampoing-coupe-brushing chez le coiffeur, expulsion de comédons chez l’esthéticienne et petit thé vert sur une terrasse en rendez-vous avec moi-même (c’est important les rendez-vous avec soi-même !).
Je l’ai récupérée à moins une (l’autre maman avait dit entre 17h00 et 17h30. Avec le quart d’heure de politesse habituel plus le fait que je n’ai pas le sens de l’orientation, ça fait 17h59 … ) dans un état d’excitation avancé !
Mais là où je n’ai pas senti tout de suite le piège se refermer sur moi, c’est sur le coup du-samedi-suivant…
Parce que LES amies (ce sont des triplées) de Loupichat ont débarqué à la maison, armées jusqu’aux dents et bien décidées à passer une excellente journée !
Loupichat n’a pas voulu prêter ses jouets et une des triplées n’a semble-t-il, pas digéré la mousse au chocolat. On a un canapé blanc…
L’autre maman est venue les récupérer à 18h15 et m’a trouvée dans un état d’énervement avancé …
Je vous passe aussi les 2 heures de rangement du champ de bataille, la peinture sur les murs et les p’tits bouts de pâte à modeler qui se collent sournoisement sous vos chaussons.
J’ai décidé que finalement, j’allais encore tout partager avec ma fille quelques temps. Mercredi prochain, nous irons toutes les 2, en amoureuses, prendre le thé chez une amie commune qui n’a ni chien, ni enfant !
Les pissotières c’est pas fait pour les chiens
25 septembre 2009
Et bien voilà, une semaine de plus qui se tire ! C’est donc le post du vendredi, celui où tout est… PERMIS !
Je ne sais pas vous mais moi, l’hiver quand il pleut, j’ai une de ces flemmes d’aller sortir Roxetrouky (mon chien).
Heureusement, y a des gens qui pensent pour vous ! Et qui inventent de ces choses dont on n’aurait même pas osé rêver…
Ma trouvaille du jour ( dans mon magazine TV de la semaine. Quelquefois, faut pas chercher bien loin): des toilettes pour chiens !
Ça se présente sous forme d’une petite valise. Vous pouvez donc vous en servir chez vous, dans votre salon, ou à l’extérieur quand vous invitez par exemple votre chien au restaurant…
Sur la notice il est écrit : » Le chien fait sur une lingette jetable ultra-absorbante. Le mâle peut lever la patte sur la partie verticale et la femelle, s’accroupir sur la partie horizontale. »
Hum, hum… Mon chien est pourtant d’une intelligence remarquable (y ressemble à sa môman) mais le côté horizontal/vertical, c’est pas encore acquis. Heu, la différence entre « faire » sur sa lingette absorbante et mon tapis, non plus !
Sur ces belles paroles, passez un excellent week-end !
Romancière profession à hauts risques
23 septembre 2009Demain, c’est le jour des poubelles bleues. Ben oui, vous ne faites pas le tri sélectif, vous ?
Je feuillette donc ma pile de magazines avant de les jeter et je tombe sur un « Marie France « de 2006 (oui, mon tri laisse parfois à désirer…).

Je redécouvre donc 3 ans après, un dossier fort intéressant de Marie-Sophie Boivin : « Romancière: profession à risques ».
Vous vous souvenez de « Misery », le roman de Stephen King où un auteur est martyrisé par sa plus fervente admiratrice ?
Ben, ça existe aussi dans la vraie vie ! Et ça fait peur !
Elles racontent…
A la sortie de son premier roman, « Truismes », Marie Darrieussecq a reçu une montagne de lettres. Jusque-là, rien d’anormal quand on vend plus d’un million d’exemplaires (mes respects !).
La plupart anonymes (ben oui, fêlés mais pas fous !), et c’est là que ça se gâte… Car pendant plus d’un an, elle a reçu 4 à 5 lettres par semaine particulièrement haineuses et injurieuses. Elle se souvient même d’un lecteur qui lui écrivait sur du papier toilette parsemé de poils. (oupala !!!)
Moi qui viens de recevoir ma toute première lettre très très méchante (alors que je ne suis qu’une illustre inconnue !), j’peux vous dire qu’il faut être sacrément costaud pour encaisser ça !
Au delà du courrier, il y a aussi les rencontres « physiques ». Elle était si fréquemment prise à partie par des lecteurs que son éditeur lui faisait office de garde du corps sur les salons. (d’où l’importance d’en choisir un grand et fort). Bon heureusement, Marie, depuis ton deuxième roman, ta vie a l’air plus calme…
Dans le genre glauquinet, à la sortie de son livre « Viande », Claire Legendre a reçu, je vous le donne en mille… Une barquette de viande (arrivée avariée) dans un colis ! Alors qu’il y a des gens qui meurent de faim ! Elle a également connu le côté fan-très-présent : e-mails d’abord amicaux qui virent à la déclaration, lettres, coups de fil, rencontres inopinées au détour de ruelles près de chez elle ou de son travail… Flatteur ou très pesant ? On est d’accord, flippant !
Dans le genre sournois, Lucia Etxebarria, celle qui a écrit « Amour Prozac et autres Curiosités », a vécu une histoire de « jalousie d’auteur ». Une série de mails injurieux expédiés par trois jeunes femmes sur son blog personnel. Après enquête, il s’est avéré qu’elles n’étaient autres qu’un seul et même écrivain espagnol assez connu dont le troisième roman venait d’être rejeté. Il utilisait ces trois personnages pour critiquer systématiquement ses chroniques, l’injurier ou la descendre.
Et ben, c’est pas joli joli tout ça !
En prime, elle a dû déménager, poursuivie par les assiduités d’une jeune mannequin (oui, une femme !), qui virait au harcèlement.
T’as vraiment la poisse Lucia ! Remarquez, pour ceux qui me connaissent un peu… Vous êtes en train de vous dire…. Avec le bol qu’elle a …
Alors, la vie rêvée des écrivains… Qui n’en veut ?
La musique a des mots que les mots ne connaissent pas
22 septembre 2009Parfois, pour écrire certains passages de mon livre, j’ai besoin de ressentir les notes de musique pour retrouver des émotions.
Et aujourd’hui, accrochez-vous ! Qu’est-ce que j’ai pu m’agiter, frétiller, sauter, me déchaîner sur cette musique !
Si je pouvais revenir en arrière et choisir un point sur mon échelle de vie, je choisirais exactement ce moment-là (oups ! Après la naissance de ma fille…).
Allez, je vous laisse écouter… Et savourer !
Surprenant, non ?
Ecrivains : des débuts difficiles au brillant avenir de Catherine Cusset
21 septembre 2009Vous avez remarqué, je ne parle presque jamais de livres, sauf du « futur mien », bien sûr !
Pourquoi ?
1) Parce qu’il y a de nombreux blogs littéraires qui en parlent merveilleusement bien… Au hasard, la lettrine…
2) Parce que parler des livres que j’aime, entraînerait inévitablement une dérive vers ceux que je n’aime pas…
3) Et sachant désormais le boulot que ça représente, je n’oserais jamais critiquer le travail des autres même si j’ai détesté (bon, je serai peut-être mauvaise langue une fois ou deux, on ne se refait pas ! Ce jour-là, vous aurez le droit de me taper sur les doigts !).
Mais ce qui m’intéresse, c’est de fouiner un peu pour connaître le parcours de ces écrivains parce que contrairement à ce que pensent les gens, ce n’est pas aussi simple que de s’inscrire à qui veut gagner des millions !
C’est vrai que certains ont le « bol » ou le talent d’écrire un best-seller du premier coup mais pour beaucoup, le chemin est un brin plus sinueux…
Les choses étant dites, mon double, Léa la fouine, s’intéresse aujourd’hui à Catherine Cusset…
Bon, là, pas de danger, je ne risque pas de critiquer. Catherine fait partie des auteur(e)s que j’adore et pas uniquement parce qu’elle a des origines bretonnes …
Du « problème avec Jane » (c’est pô moi), en passant par « confessions d’une radine » (encore moins, je suis un panier percé), « jouir » (hum, hum !) et le dernier, « un brillant avenir » (si vous insistez), j’ai -TOUT-aimé !
Mais on parle moins de son premier roman, qu’elle a écrit à 25 ans, à la suite d’un grand chagrin d’amour (ah, les mecs, ça nous fait faire de ces choses ! ).
Au départ, tout va bien puisqu’elle trouve rapidement un gentil éditeur. On imagine sa joie !
Puis rien… Le conte de fée s’écroule comme un soufflé au fromage sorti trop tôt du four !
Pas de critiques (bonnes ou mauvaises) dans la presse, la rencontre n’a pas lieu, à peine 200 exemplaires vendus.
Et encore, Catherine soupçonne sa mère d’en avoir acheté 199. L’autre, c’est moi !
En aparté: petit message personnel pour ma mère.
Maman,
j’espère que tu commences à mettre un peu de sous de côté parce qu’après un rapide calcul , si je veux vendre 500 exemplaires (histoire de ne pas être trop ridicule par rapport à Catherine), ça nous fait:
19€ X 500=9500€
Oui, je sais c’est une somme rondelette ! Rassure-moi… Tu ferais bien ça pour ta fille chérie ?
Ce message vaut aussi pour mes amis ! Si vous voulez un exemplaire dédicacé, il faudra vous le payer !
Fin de l’aparté
Bref, elle a mis 5 ans à se remettre de tout ça et à publier un autre roman… Beaucoup auraient jeté l’éponge et un rien aigris, seraient devenus critiques littéraires (oups ! oui, j’ai senti la tape sur les doigts).
Mais quand on imagine ce à côté de quoi elle aurait pu passer, ben… C’eût été trop bête !
Morale de l’histoire …
Primo : la persévérance ça paie !
Secundo : mieux vaut que je me colle au tome 2 dans la foulée, parce que dans cinq ans, je me connais, j’aurai perdu le fil…
Tertio : les grandes qualités que doit posséder un écrivain (bien avant le talent et tout et tout) sont un moral d’acier, une patience à toute épreuve et … P’t'être avoir un peu de sous de côté …
Auteur cherche éditeur « dead or alive »
18 septembre 2009
Allez, juste pour rire, juste parce que j’aime les nouvelles expériences, juste parce que c’est vendredi et que le vendredi, tout est permis (oui Cécile, c’est aussi ravioli !), je lance une autre bouteille à la mer-du-net !
Souvenez-vous… Hier, au petit matin, je me trouve nez à nez avec un problème de « guillemets typographiques de fermeture ».
Mon blog se sent mal ! Affolée, je lance un SOS !
Et pof, deux heures plus tard, je reçois un gentil message de Madame WordPress qui m’indique qu’elle a résolu le bug.
Après ce petit miracle, mes neurones ont frétillé dans leur lit et je me suis dit, après tout, si je n’avais rien demandé, je n’aurais rien obtenu, d’où le fameux « qui ne tente rien n’a rien ! »…
Comme j’étais particulièrement en forme cette nuit, j’en suis même devenue polyglotte (et non pas polygame ! ). Bref, j’aime bien savoir comment les choses se disent dans toutes les langues.
Alors « qui ne tente rien n’a rien », ça donne :
En allemand : wer nicht wagt, der nicht gewinnt (qui ne risque pas ne gagne pas)
En anglais : nothing ventured, nothing gained (rien d’entrepris, rien de gagné)
En italien : chi non risica, non rosica (qui ne risque pas ne grignote pas)
En espéranto : kiu ne riskas, tiu ne gajnas (qui ne risque pas, ne gagne pas)
Et grande classe, en japonais : 虎穴に入らずんば虎児を得ず (こけつにいらずんばこじおえず) (koketsu ni irazunba koji o ezu)
Soit « si l’on n’entre pas dans la tanière du tigre, on ne peut atteindre ses petits »
Bon, je ne cherche pas forcément un éditeur japonais. Par contre, j’adore les sushis …
Et loin de moi l’idée de comparer le monde de l’édition à une jungle (même si le tigre est le plus grand et sans doute le plus beau des félins) ! Mais le défi est lancé ! Record à battre : deux heures ! Ça court vite un tigre, non ?
Guillemets typographiques de fermeture, SOS, mon blog se sent mal !
17 septembre 2009
Depuis ce matin, mon blog se sent mal !
A chaque fois qu’une phrase comporte des guillemets, il inscrit « guillemets typographiques de fermeture » !
Alors, non, ça ne fait pas partie du style !
Alors, oui, je me démène pour résoudre ce bug mais en digne représentante des quiches dorées mais blondes, ça peut prendre un peu de temps.
Y a quelqqqqqu’un pour m’aider ?
Bon, c’est pas le tout mais ça avance ton roman Léa Jane ?
16 septembre 2009
19h00, chaque jour le même rituel. Porte qui claque. C’est mooooiiiiiii !
C’est le papa de Loupichat. Jeté de sacoche et vidage de poches sauf que ça m’énerve parce qu’on n’a pas de vide-poche.
Lui, ça l’énerve parce qu’on ne lève pas le nez de notre ordinateur pour venir l’accueillir. On ter-mi-nait UNE phrase !
Toujours la même question : « Alors, t’as écrit combien de pages ? »
Les jours où vous avez bien travaillé, ou êtes en tout cas satisfaite de votre petite production, vous donnez un chiffre, le sourire jusqu’aux oreilles : 1, 2, 3, 4, 5… Vous savez compter jusqu’à 20. Bon, ce qu’il ne sait pas, c’est que si ça se trouve, demain, vous les mettrez à la poubelle ces jolies pages…
Les jours où vous avez tourné en rond sur le même paragraphe, vous faites votre tête de clown renfrogné et grommelez un truc du genre : » Combien, combien… Sais pas moi, tu crois que ça se compte en nombre de caractères un bouquin ? Demande moi plutôt ce que j’ai écrit de bien ! ». Oui parfaitement un seul paragraphe, mais capital ! La clé de mon roman !
Et puis, il y a aussi les jours où vous n’avez rien écrit du tout ! Panne sèche ! Vous avez traînaillé sur le net, écouté de la musique, feuilleté quelques magazines, appelé quelques copines… Mais rien n’y a fait, la feuille est restée désespérément blanche, vous savez, comme si Monsieur Propre avait pris possession de votre corps.
Et ben ces jours là, vaut mieux apprendre à vous garer fissa ! Bon, le papa de Loupichat, il fait super bien les créneaux…
Mais ces jours-là, vous préféreriez presque retourner au bureau parce que quitte à ne rien faire, autant être payée pour ça ! Je plaiiiiisante !
Et aujourd’hui ? Débrayez et braquez à fond !
Nicole de Buron, mon cœur, ce ne serait pas un peu de ta faute tout ça ?
15 septembre 2009
Comme je le souligne dans ma petite présentation, je suis une fan inconditionnelle de Nicole de Buron…
Je l’ai découverte en 1985 avec « Qui c’est ce garçon ? ». J’avais 12 ans à l’époque. Ce petit livre trônait au milieu de la bibliothèque de ma mère et j’avais in-ter-dic-tion d’y toucher. « C’est pas de ton âge ! », pfffff !
Je ne sais plus bien comment c’est arrivé mais à force de le regarder, il est monté dans ma chambre, j’ai bravé l’interdit parental et tourné les pages avec délectation. Je l’ai relu depuis, environ 236 fois…
Son credo : l’humour ! L’humour ! L’humour !
Pour moi, Nicole, tu as inventé un genre, un art de rire jamais égalé…
Tu nous racontes, à la deuxième personne du pluriel (tiens, tiens !), des tranches de vie de ta petite famille, en forçant le trait, ça va de soit ! Et moi, je me bidonne le soir au fond de mon lit ! Le rire, c’est bon pour la santé ! C’est pour ça qu’on a dit de toi que tu devrais être remboursée par la sécu ! Je vote pour cette mesure…
Au fil des ans et des romans, les préoccupations et les thèmes de tes romans ont évolué. Normal ! Les personnages « vieillissent » et toi, Nicole, ben tu gagnes en maturité comme on dit. Non, parce que tu es née en 1929, alors ça nous fait dans les… Oui je sais, c’est pas poli de parler de son âge à une dame, tu me pardonnes ?…
N’empêche que je te rassure, ton style n’a pas pris une ride ! C’est juste vivifiant ou « ça déchire », si tu préfères le langage de nos petits jeunes d’aujourd’hui !
Je me suis toujours promis que je t’enverrais une petite lettre mais tu sais ce que c’est, on remet toujours à demain ce qu’on aurait mieux fait de faire hier… Et puis, je n’ai jamais été du genre groupie. La seule et unique fois où j’ai écrit à une personne connue, c’était François Valéry (oui, je sais ! Mais bon des erreurs, on en commet tous). Tiens, tu te souviens de son duo avec Sophie Marceau ?
» Dream in blue,
Je rêve en bleu, I dream in blue
Lorsque je pense à vous
C’est entre bleu et blue
Dream in blue,
Je dream en bleu, je rêve en blue
Tout est bleu, all is blue… blue
Ooooohhhhhhh dream in blue »
Bref, je ne sais pas trop ce qui m’a pris ce jour là ! Toujours est-il que j’ai reçu une photo dédicacée par François deux ans après (si, si, j’te jure !), en me demandant « Mais qu’est-ce qu’il me veut ce type là ? »
Alors voilà, comme il faut toujours trouver un coupable, je pense que tout ce qui m’arrive aujourd’hui, c’est quand même un peu de ta faute ! Parce qu’à force de te lire, de fil en aiguille, j’ai eu envie d’écrire …
( Pour l’humour, c’est un don naturel qui me vient d’un vieil oncle du côté de la soeur de ma mère…).
En tout cas, c’est fait, je viens de t’écrire … Et même si tu mets deux ans à me répondre, promis, je ne me dirai pas : « Mais-qui-c’est-donc-cette-Nicole-de-Buron-là ! »
Bien à toi…
Ps: pour ceux qui ne connaissent pas Nicole, « mon coeur » fait référence à un de ces titres de roman « Mon coeur tu penses à quoi ? »
Susanna Léa : j’aimerais tant que vous m’attendiez quelque part…
10 septembre 2009
Déjà, lorsque j’ai lu son nom, je me suis dit, tiens, on a un point commun ! Susanna Léa – Léa Jane
Hé, hé ! C’est un signe… Et, moi, j’adore les signes !
Mais qui est Susanna Léa, vous demandez-vous ? C’est un agent littéraire ! Et pas n’importe quel agent littéraire ! Celle qui a, entre autre, découvert Marc Lévy…
Un p’tit bout de femme à l’accent britannique délicieux, d’après ce que j’ai lu dans une interview… Tout comme moi à part l’accent anglais…
Grand sens de l’humour, tiens troisième point commun !
Une britannique donc… Comment est-elle arrivée en France ? Elle est tombée amoureuse d’un Français, et hop, et de quatre !
Pourquoi les agents littéraires n’ont pas bonne presse ?
En France, les agents littéraires n’ont pas toujours bonne presse ! Pourquoi ? Sans doute parce que ce n’est pas dans notre culture de mélanger argent et littérature …
Ben oui, forcément, si l’agent littéraire prend le risque de s’occuper de votre carrière, vous lui donnerez un morceau du gâteau…
Ben moi, franchement, je préfère lui en donner une grosse part plutôt que d’être privée de dessert !
Parmi ceux qui comptent en France (à part Susanna), il y a aussi François Samuelson, qui s’est occupé du transfert de Houellebecq, excusez-moi du peu ! On trouve aussi Virginia López-Ballesteros, Pierre Astier ou Marie-Sophie du Montant… cités dans le blog de la lettrine ( d ‘Anne-Sophie Demonchy que j’affectionne particulièrement).
Pour les agents littéraires, même principe que pour les maisons d’édition… Attention à ceux qui vous demandent des sous dès le départ…
Et à ne pas tomber sur un de ces agents en imper poussiéreux avec une vieille machine à écrire, poussiéreuse elle aussi, qui trône sur son bureau (ça vaut aussi pour les détectives privés !), qui vous dit - « Mon petit, j’ai tout essayé mais votre livre ne se vend pas » et se tire en douce avec la caisse !
Comment approche-t-on les agents littéraires « sérieux » ? Je n’en sais trop rien. Vous savez, vous ? Peut-être en leur envoyant tout simplement votre manuscrit. Mais je pars du principe que ce sont en quelque sorte des chasseurs de têtes d’auteurs, bien faites et bien pleines.
Alors Susanna, je t’attends, c’est toi le chat !
Portrait d’écrivain, Koh-Lanta de l’édition réussi pour Laurent Boyet
10 septembre 2009Léa : Heu, on a dû vous la faire souvent mais je ne peux pas résister… Flic ou voyou, vous avez visiblement choisi … Mais entre policier et écrivain, s’il ne devait en rester qu’un ?
Pour ceux qui ne le savent pas, Laurent Boyet est capitaine de police et a déjà publié 2 romans policiers…
Laurent Boyet : S’il ne devait en rester qu’un, ce serait l’écrivain.
Parce que « écrire » est pour moi une nécessité, quelque chose de vital comme respirer. Je ne peux passer une journée sans écrire. J’aime mon métier, je l’ai choisi et je l’exerce avec passion. Mais pour écrire, il faut avoir une certaine sensibilité et avec mon métier, elle est très souvent mise à mal.
J’écris tout le temps ou tout du moins, je suis toujours en train d’écrire dans ma tête, de préparer la prochaine page, le prochain chapitre…
Léa : Quel a été l’élément déclencheur, qu’est-ce qui vous a poussé un jour à vous servir de votre plume pour livrer votre premier roman ?
Une histoire personnelle. Il y a, je crois, toujours beaucoup de soi dans un premier roman. Dans le mien, il y avait la volonté d’exorciser une histoire personnelle, de tourner la page !
J’ai toujours eu plus de facilité à dire les choses par écrit. Alors, j’ai écrit. J’ai romancé ma propre histoire. Une sorte de thérapie par l’écrit..
Léa : Vous avez un métier très prenant. Comment faites-vous pour concilier les 2 ? Quelle est votre méthode de travail personnelle ?
J’ai besoin de calme pour écrire. Je ne peux pas écrire dans les lieux publics comme certains. Du fait, j’écris très tard le soir, à partir de 22 heures 30. Car, outre mon travail qui me mobilise durant la journée, il y a aussi ma famille que je ne veux pas délaisser, ma femme et mes trois enfants.
Alors, lorsque tout le monde dort à la maison, je me mets devant mes pages blanches. J’écris avec un stylo, sur une feuille. J’ai besoin de ce contact. J’ai besoin de pouvoir raturer, rayer, froisser, dessiner. Je n’arrive pas à écrire directement sur l’ordinateur. Cela me… bloque. J’écris jusqu’à 01h, 02 heures du matin. Je n’ai besoin que de 4 heures de sommeil, c’est un plus. Je n’ai pas à proprement de plan d’écriture. J’ai l’histoire. Je la garde dans ma tête le temps de la mûrir et quand cela me démange trop, lorsque j’ai trouvé un bon début, et surtout le titre, alors j’écris.
Léa : Racontez-nous votre Koh-Lanta de l’édition
Se faire éditer à compte d’éditeur est un parcours du combattant, c’est vrai. Comme tout le monde, je crois, j’étais certain d’avoir écrit avec mon premier roman le futur prix Goncourt. C’est pourquoi j’ai envoyé mon manuscrit à toutes les grandes maisons d’édition parisiennes. Mon salut ne pouvait passer que par elles et je n’imaginais pas alors qu’il puisse y avoir une autre vie éditoriale ailleurs qu’à Paris. Mais, j’ai vite déchanté. Après plusieurs semaines d’attente, j’ai reçu des lettres très gentilles au demeurant mais, quasiment toutes identiques et toutes négatives. Ecrire a toujours été important pour moi, mais me faire publier aussi. Pas par appât d’un quelconque gain, juste pour le plaisir de partager…
Puis, dans le cadre de mon travail, j’ai été muté à Perpignan, où je vis aujourd’hui. J’ai découvert alors qu’il existait de petites maison d’édition très actives, avec de beaux catalogues. Le hasard des rencontres a fait le reste.
Léa : Vous êtes publié chez un “petit” éditeur (ça n’a rien de péjoratif). Quels sont, selon vous, les plus et les moins par rapport à des poids lourds comme Grasset ou Calmann-Levy ?
Les moins sont évidents : il s’agit d’un problème de distribution. Même si mon éditeur est très bien diffusé sur le pourtour méditerranéen, il est difficile de trouver mon roman dans d’autres librairies, sans passer par une commande. Et, pour commander, il faut d’abord en avoir entendu parler.
Côté plus, je dirais qu’on n’est pas un auteur anonyme, livré à soi-même. Mon éditeur m’accompagne. A partir du moment où mon manuscrit est validé par le comité de lecture, il y a un véritable travail pour faire ressortir le meilleur du roman, sans pour autant perdre son âme. C’est un travail de réécriture qui est passionnant. L’oeil de l’éditeur est souvent juste et ses conseils me permettent de garder le ton, le style de mes romans jusqu’à la fin.
Léa : Un troisième roman en cours, une adaptation au cinéma… Peut-on en parler ?
Je suis justement en phase de retouche de mon troisième roman. C’est une histoire d’amour très forte, très puissante, très émouvante enfin… je crois. Le roman s’intitulera « Perpignan, mon amour… ».
Au cinéma, cela devrait s’appeler « Barcelone, l’année dernière ». J’emploie le conditionnel car tout est très long dans ce milieu. Cela fait dix mois que l’on m’a proposé d’adapter mon premier roman policier. Mais, les montages financiers sont de plus en plus difficiles à réaliser. Et désormais, les droits d’adaptation sont achetés une fois le montage effectué.
Les choses semblent aller plus vite pour ce troisième roman et j’en suis ravi. Je ne prends pas cela comme une consécration, ni comme un aboutissement mais plutôt comme une expérience formidable.
Léa : Si on parlait gros sous ? C’est tabou ? Peut-on vivre de l’écriture en France ?
Je crois qu’il est très difficile de vivre de l’écriture. Seule une poignée d’auteurs ont cette chance. L’argent n’est pas tabou pour moi. Je touche 10 % du prix de vente hors taxe pour chaque exemplaire vendu. Mes romans étant vendus à 9 euros je touche donc… 0.70 centimes d’euros. C’est inadmissible que celui qui fournisse la matière première soit celui qui touche le moins, loin, bien loin derrière les distributeurs et l’éditeur. Cela ne peut pas me permettre de vivre, juste d’améliorer un tout petit peu mon ordinaire…
Léa : Enfin, si vous deviez vous réveiller demain matin et que votre plus grand rêve soit exaucé, ce serait quoi ?
Et bien justement, faire partie des chanceux qui peuvent vivre de ce qu’ils écrivent. Me lever le matin et me dire « tiens, qu’est-ce que je vais écrire aujourd’hui ». M’installer sur ma terrasse, sous le soleil écrasant de ma belle Catalogne et réfléchir à mes prochaines pages… Mais, les rêves sont-ils faits pour être atteints ?
Léa : C’est tout le mal qu’on vous souhaite Laurent… Et merci pour ce partage d’expérience !
Les romans de Laurent Boyet
« Le Rédempteur de la Têt », paru chez Cap Béar Editions en avril 2008
« Le Supplice d’Amélie », paru chez le même éditeur en avril 2009
A paraître « Perpignan, mon amour… », fin d’année
http://www.cap-bear-editions.com/
Dans la vie, faut savoir dire merci !
9 septembre 2009
Lorsque mon livre sera édité, j’écrirai comme-tout-auteur-qui-se-respecte, une jolie petite série de dédicaces (à ma maman qui m’a faite comme je suis, à mon Jules qui m’a soutenue comme personne, à ma meilleure amie qui est mon meilleur public et aussi ma correctrice, à mes anciens patrons qui m’ont donné envie de faire autre chose de ma vie…). Bref, dans la vie faut savoir dire merci et je trouve que c’est un truc qui se perd, pas vous ?
Alors aujourd’hui, avant que j’oublie je vous dis juste merci. Merci de me lire. Merci pour vos petits messages.
La spéciale dédicace du jour revient à un ami, graphiste de talent (www.kiwimage.com), qui a eu la gentillesse de créer mon « mini moi ». Mon petit avatar qui me ressemble tant ! Pourtant j’ai été un peu casse-bonbons ! Trop blonde, trop souriante, pas assez… Mais y paraît que c’est à ça qu’on reconnaît ses vrais amis !
Alors, merci les amis…
Gagnez plus d’argent sans travailler plus
7 septembre 2009Ce week-end, je feuilletais un des magazines très sérieux du papa de Loupichat…
Au sommaire, menu alléchant: « Comment gagner plus sans travailler plus, le tout en 20 leçons « . Chouette ! je vais gagner des ronds en gardant les doigts de pied en éventail au soleil (on a un très beau mois de Septembre, soit-dit-en-passant !!!).
Leçon numéro 1: vendre des objets sur Internet
Merci, Monsieur le magazine, mais le papa de Loupichat ne vous a pas attendu pour vider la maison. De la cave au grenier, tout ce qui était moche, vieux, cassé (inscrire « vendu en l’état » sur l’annonce) ou inutile y est déjà passé !
J’ai mis le holà quand il a commencé à s’attaquer à ma garde-robe et aux jouets du chat et de Loupichat !
Non, parce que c’est bien de vendre ses affaires sur Internet mais si c’est pour tout devoir racheter…
Leçon numéro 2: Ouvrez vos portes au cinéma
Alors celle-là, elle m’a fait bien rire ! Accueillir un plateau cinéma dans mon salon, c’est trop de la wax !
- » Viendez filmer dans mon HLM en Seine-Saint-Denis, monsieur le cinématographe ! »
- » Quoi, ça colle pas avec l’intrigue parce qu’ y a pas de piscine ni vue sur le grand bleu ! Et la piscine municipale vous en faîtes quoi ? »
Après tout, flute, à eux d’adapter le scénario à mon intérieur !
Leçon numéro 3: louez votre matériel
Heu, comme souligné plus haut, le papa de Loupichat a tout vendu. Si bien, qu’on n’a plus rien à louer non plus !
Alors je loue au mois ou à la semaine mon Loupichat et son papa. ça tente quelqu’un ?
Leçon numéro 4: faites-vous payer une part de votre mutuelle
Les personnes aux revenus modestes peuvent toucher une aide de l’assurance maladie. C’est bien ça ! Je tiens peut-être une piste…
Bon en lisant plus loin, je m’aperçois que suis pas concernée … Faut gagner entre 15794 € et 18953 €… pour un foyer de 4 personnes !
Même si je suis pas très bonne en calcul, ça fait dans les 329€ par mois et par personne, ça ! Alors là, c’est décidé, je reviens à la leçon numéro un et je revends tout, même ce qui est utile !
Leçon numéro 5 : circulez en voiture-sandwich
Si j’avais le permis, ça pourrait être pas mal… Une voiture customisée www.roman-a-lire.com …ça laisse rêveur !
Bon, faudrait aussi que je déménage , le montant à gagner dépendant de la région où vous habitez et chez moi, à part les chèvres…(parce que je ne vous l’ai jamais dit mais j’habite dans un trou… On y reviendra !).
Par contre, femme-sandwich avec de la pub pour le fromage (de chèvre), faut que je me renseigne, ça peut être un bon plan !
Leçon numéro 6: cumulez les allocations familiales
A ce stade, je me suis vraiment bidonnée !
C’est bien connu, les gosses, faut en faire des tonnes quand on manque de sous parce que ça mange pas, ça s’habille pas en Nike-Reebok-en-changeant-de-taille-deux-fois-par-an, ça fait pas d’études et ça travaille dès 14 ans, ça se garde tout seul donc pas besoin de nounou (On peut aussi choisir ne pas travailler pour les garder !), et mieux que les couches lavables, y a pas de couche du tout !
Non, c’est bien connu, vivre des allocs est très tendance… Un véritable art de vivre !
Bon, je vous passe les leçons 7, 8, 9 et suivantes… Louez ponctuellement votre appartement (dormir à la belle étoile, ça ressource !), accueillez un étudiant à la maison (blonde et suédoise… comme ça, vous n’aurez plus de mari non plus, ça vous fera des économies), plantez des panneaux publicitaires dans votre jardin (vous préférez les tomates, c’est meilleur pour votre régime)…
Leçon suivante : confiez vos bois à des sociétés de chasse
On t’a déjà dit ! On n’a pas de piscine… Alors un bois … ça tourne vraiment pas rond !
Et si ça continue, vous allez prévenir Brigitte Bardot !
Dernière leçon intéressante : vendez votre appartement en viager
Alors, jeune femme de 35 ans (blonde ! ben oui, ça peut jouer !) recherche pigeon pour investissement longue durée risqué mais qui peut rapporter…
Bonne santé mais avec tout ce qu’on mange et respire comme saloperies sans compter les mauvaises ondes des téléphones portables et la grippe A…
Bon ben, tant pis… P’t'être que je vais être obligée de travailler plus pour gagner plus après tout…
Mais s’il-vous-plait, arrêtez avec les conseils à 2 balles qui rapportent pas un rond !
C’est un peu comme les 100 idées de boites à lancer ! En général, quand elles font la une de tous les magazines, faut se méfier, c’est que beaucoup de gens ont eu cette bonne idée avant vous !
Ecrire un roman en Toscane : qu’y a-t-il de plus beau ?
6 septembre 2009Ce paysage fait partie des choses qui me font pleurer, tellement c’est beau !
J’ai écrit les premiers chapitres de mon roman là-bas, au bord de la piscine sur cette chaise longue. Aucun bruit sauf celui de la légère brise et des grillons. Vous regardez au loin et l’inspiration vous vient !
Alors tous les jours, lorsque je me colle devant mon ordinateur à 5h59, je ferme les yeux et me téléporte jusqu’à ce petit havre de paix (on se demande comment on faisait avant, sans la téléportation !)…
Mon grand rêve, après celui de devenir écrivain, cela-va-de-soit, serait d’y vivre et d’y installer mon petit QG d’écrivaillon, ce qui revient donc à peu près au même. Les deux sont intimement liés. Sans doute parce que c’est là-bas que j’ai trouvé le courage de passer du rêve à la future réalité.
Si vous avez l’occasion d’y aller, foncez, je vous donnerai quelques bonnes adresses…
Mon petit cadeau de rentrée, la suite du roman de Léa Jane…
3 septembre 2009
Oui, j’avais oublié de vous dire… Je voulais vous offrir un petit cadeau… de rentrée
La suite du roman « Fiche-moi la paix cupidon » est en ligne !
Enfin, un tout, tout, tout p’tit bout, juste parce que vous avez été très sages et très gentils !
@ bientôt
Léa Jane
Chick lit or not chick lit ou de la littérature de poulette et fière de l’être
3 septembre 2009C’est de la chick lit ton truc !
Est une petite phrase qui ressort parfois. Surtout chez les hommes … Ou chez ceux qui ne savent pas comment me dire qu’ils n’ont pas aimé…
Ton condescendant, moqueur, déçu de voir que vous n’écrivez pas de la grande littérature avec au moins un mot par page que personne n’utilise voire ne connaît …
Un ami éditeur me disait l’autre jour (et oui, j’ai des amis éditeurs !): « c’est pas mal ton truc à lire le soir avec une tisane ! » . Moi je préfère « à lire l’après-midi au bord de l’eau avec un p’tit cocktail de fruits frais vitaminés parce que ça donne la pêche » ! Mais ça c’est personnel…
Le même ami éditeur: « t’es sur une niche, tout le monde ne t’éditera pas et ne te lira pas ! ».
Ben ouais, je suis sur une niche ! Mais une grosse niche si on considère le nombre de femmes en France (et d’ hommes qui ont de l’humour) et les chiffres des ventes de la littérature de poulettes (c’est pas beau, hein !) en Angleterre, aux États-Unis ou même en France car paradoxalement les auteurs britanniques s’exportent super bien chez nous.
Chick lit ou chicken literature : définition
Est-ce que j’écris vraiment de la chick lit ? Je n’en sais trop rien… Si on se réfère à la définition de notre ami wikipedia, voici ce que ça donne :
La chick lit se caractérise sur le plan thématique : elle raconte l’histoire d’une jeune citadine, âgée d’une vingtaine d’années, souvent blanche, célibataire, branchée, et généralement issue de la classe moyenne. Elle est habituellement aux prises avec un travail harassant ou inintéressant dans le monde des médias (magazine de mode, maison d’édition, émission télévisée etc.). À la recherche de l’homme de sa vie et souvent en désaccord avec sa famille (le plus souvent avec sa mère) ou minée par un besoin compulsif (celui d’acheter des vêtements par exemple) visant à calmer ses anxiétés, l’héroïne est obsédée par l’apparence et a une passion pour le shopping. Les aventures sont toujours saupoudrée d’humour et de dérision, spécificités essentielles de la chick lit.
Le ton est très spécifique : désinvolte, désabusé, bourré d’humour (noir).
Bien que des éléments romantiques soient souvent présents dans la littérature féminine, ils ne sont généralement pas considérés comme faisant partie intégrante du genre, car les relations de l’héroïne avec sa famille, ses amis sont peut-être aussi importantes que ses relations avec l’Homme.
Hé hé ! Ma léa à moi n’est pas célibataire, ne cherche pas l’homme de sa vie et n’a pas de besoins compulsifs … Enfin, pas tant que ça !
Par contre, pour le ton, ça me fait vraiment très plaisir de savoir que mon petit livre est bourré d’humour (noir) !
Et de ce côté, je serais très heureuse d’appartenir à la famille des écrivains qui caquettent, gloussent voire crétèlent (et oui moi aussi je connais des mots !)
Bon, on ne peut pas plaire à tout le monde et après tout, vous croyez que Musso ou Levy sont vexés quand on leur dit qu’ils revisitent le genre Harlequin ?
Moi je dis qu’Helen Fielding (Bridget Jones) doit bien se marrer en lisant ça !
La chick-lit en France (toujours selon notre ami Wikipedia)
Harlequin a réagi dès 2003 en lançant la collection Red Dress Ink. Les éditions Jean-Claude Lattès, sans avoir créé de collection spécifique, suivent également le phénomène en publiant les romans d’Isabel Wolf. Les éditeurs soutiennent ce genre vu son potentiel économique.
Aujourd’hui, les romans de chick-lit sont facilement reconnaissables, quelle que soit la collection, à leur couverture girly rose et flashy.
Le format de ces livres est à mi-chemin entre le livre de poche et le Beau Livre : pratique à emporter et financièrement abordable, le livre reste malgré tout un objet de plaisir.
Alix Girod de l’Ain, journaliste au magazine Elle, signe De l’autre côté du lit en 2004 (adapté au cinéma en 2008 sous le même titre). Sainte-Futile sort en 2006. Les thèmes abordés sont récurrents : amour, mariage, sexe, etc. Ces romans sont parfois perçus comme, au choix, superficiels ou hilarants.
Les auteurs français ne semblent pas s’adapter à l’écriture anglo-saxonne. Si certaines parviennent à faire rire, beaucoup sont juste moins mordantes.
Mouais, mouais…
On gagne tous à être connus…
2 septembre 2009
Je ne sais pas pour vous, mais moi, lorsque j’ai envie de faire quelque chose, j’aime bien échanger avec ceux qui partagent la même passion, connaître leur histoire, leur parcours et leurs erreurs pour essayer de ne pas sauter dedans à pieds joints…
Mais c’est malin une erreur, très malin, tout le monde le sait ! Pour l’éviter, vous êtes souvent obligé d’en commettre une autre et on n’en finit pas…
Enfin… Il paraît que l’expérience, c’est ce qui nous permet de reconnaître une erreur quand nous la recommençons donc no panic, on s’en sortira !
Bref, je m’égare… J’ai donc envie d’ouvrir ma petite porte à de jeunes auteurs qui ont réussi à franchir les innombrables obstacles pour accéder au Mont Publication !
Pourquoi je n’interviewe pas des écrivains célèbres comme Marc Lévy, Amélie Nothomb ou Frédéric Beigbeder ? Ben, p’t'être que je préfère me dire que ces petits auteurs deviendront grands !
Bon d’accord, c’est aussi parce que je ne les connais pas, ces auteurs à succès !
Marc, si vous me lisez, vous êtes aussi le bienvenu…
Interview d’une jeune auteure : Sidérade ou le parcours du combattant pour publier un roman
2 septembre 2009Léa Jane: Bonjour Florence… Ou dois-je vous appeler Sidérade ? D’ailleurs, d’où vient votre pseudo ?
Florence Boudon alias Sidérade :
Bonjour Léa ! Sidérade est un nom d’auteur, c’est d’ailleurs une anagramme de Désirade, dénominateur commun de mes trois héroïnes : Désiradebleue (tome 1), Désiradeblanche (tome 2) et Désiraderouge (tome 3), mais n’y voyez pas de signe politique particulier, c’est juste un hasard ! Le lecteur comprendra…
Pour connaître la génèse du premier pseudonyme « Désiradebleue », la réponse se trouve dans les toutes premières lignes du tome 1.
Léa Jane : Qu’est-ce qui vous a donné envie d’écrire ? Qu’est-ce qui vous motive ? Quand avez-vous su que vous deviendriez écrivain ?
Ecrivain, je souhaite l’être un jour ! Tout dépend de la définition de chacun. En ce qui me concerne, un écrivain est celui qui parvient à vivre de ses écrits. Mais si un écrivain est une personne qui écrit comme elle respire, alors on peut dire que je le suis devenue ! Rire…
J’ai coutume de répondre à cette question sur la motivation en regrettant de ne pas savoir dessiner ni peindre ni sculpter… Adolescente, j’avais la musique et les mots, il ne m’est plus restée que les mots.
Léa Jane : Avez-vous une méthode particulière pour écrire… Vous savez ces petits trucs d’écrivain : ne rien écrire pendant un an et s’enfermer pendant un autre comme Beigbeder ou plus scolaire, tous les jours de 8 heures à 12h et de 14h à 18h, sur un cahier à spirale ou un mac ultra portable ?
Ah le cahier à spirales ! Si j’étais plus courageuse, j’adorerais commencer par là, en effet, on ressent les hésitations, les recherches à la vue des ratures et autres corrections. Le cahier me permettrait ce bonheur de pouvoir écrire partout, dans un pré, au bord d’un ruisseau, en haut d’une montagne, mais non.. Je suis davantage conventionnelle, je m’assieds devant mon PC en prenant tout de même soin d’ouvrir ma fenêtre sur le jardin.
Au début, je saisissais sur le clavier en prononçant les phrases à voix haute ce qui me permettait de repérer les éventuelles répétitions et surtout de percevoir la musicalité des mots. Cette méthode en live m’évitait de devoir le faire à la relecture. Aujourd’hui je n’en ai plus besoin.
Lorsque les vannes s’ouvrent, il m’arrive de me lever à cinq heures du matin et d’écrire six à sept heures d’affilée en perdant toute notion de la réalité, jusqu’à souffrir de crampes dans les avants-bras ! Et d’autres jours où je n’écris pas une ligne, ça ne m’inquiète pas. J’ai l’impression que ce n’est même pas moi qui décide ! Rires…
Léa Jane : Pouvez-vous nous raconter en quelques mots votre parcours du combattant pour trouver un éditeur ? Vous êtes aujourd’hui publiée par les Editions du Manuscrit, quelle est leur particularité ?
Au tout début, j’écrivais pour moi. Pour laisser une trace des aventures rocambolesques que je vivais au quotidien. Au moins pour ma fille, pour qu’un jour elle sache. C’est la raison pour laquelle j’avais choisi d’utiliser un pseudonyme : pour être plus libre dans mes écrits.
Un jour, sur un chat de rencontres, j’ai dialogué avec un écrivain (un vrai…) dont je tairais le nom (…) et qui m’a demandée de lui envoyer un extrait par mail, juste pour me permettre d’obtenir un avis désintéressé et franc de la part d’un professionnel. Le lendemain, il me proposait de m’éditer pour le Noël suivant et me demandait de respecter le format A4, 100 pages maximum, etc… Il a eu l’ouvrage un mois plus tard. Mais il n’a jamais monté sa maison d’édition !!
Cependant le ver était dans le fruit : je venais d’envisager l’éventualité d’être publiée. La course aux grandes maisons d’éditions conventionnelles aura duré cinq ans. En vain, bien entendu. Et puis, un beau matin, de guerre lasse, une publicité dans le journal Métro présentait les Editions du Manuscrit, j’ai tenté, j’ai été retenue !
Je n’étais pas préparée à ce style d’éditions « à la demande ». J’ai dû également apprendre à vendre moi-même et seule. Mais si j’avais su que ce roman était le début d’une telle remise en question et de tant de renoncements et d’apprentissages sur moi-même, ……et bien, j’y serais allée quand même !!
Léa Jane : Aujourd’hui, vous écrivez, vous vous chargez de votre auto promo. Vous êtes également coach émotionnel et écrivain public. Vous êtes wonderwoman ou quoi ? C’est quoi votre wonder-journée type ?
Wonderwoman… j’aimerais bien !! C’est gentil Léa, mais non, je ne pense pas. En revanche, comme vous avez pu le voir dans la question précédente, tout ceci m’a permis d’apprendre seule les rouages et les codes de la vente directe. Alors pourquoi pas le mettre au service d’autrui ??
Le chemin était tout tracé mais je ne l’ai compris qu’en me retournant.
J’ai suivi en parallèle des formations de développement personnel et toujours mue par le même sentiment de partage, j’ai décidé d’en faire profiter les autres : je me suis installée en tant que coach émotionnel. Puis, la réussite venant à ma rencontre, j’ai utilisé les histoires de mes clients avec leur accord bien entendu, pour écrire le tome 3. Vous pourrez très vite constater au fil des trois opus à quel point les héroïnes et leur auteur ont mûri ! Enfin, j’espère….
Aujourd’hui, la suite logique de mon parcours est l’écriture de biographies pour le particulier, le personnage public, l’artiste, etc…
En ce qui concerne la journée type : il n’y en a pas, comme vous pouvez le deviner aisément ! Mais cette fois-ci, c’est moi qui ai voulu les choses ainsi !
Léa jane : Aujourd’hui, est sorti le second tome de votre trilogie “@Désideradeblanche”. C’est quoi le thème ?
Le thème est celui d’une femme de quarante ans qui a beaucoup appris sur elle-même à travers ses rencontres sur internet, qui a repris pied dans la vie, qui a acquis une certaine forme d’autonomie et surtout qui n’a plus peur de rien.
Vous savez, Léa, c’est la peur qui paralyse les gens. Je le vois en coaching. Si vous parvenez à éradiquer cette émotion-là, l’Univers entier s’ouvre devant vous par magie !
Et dans le tome 2, la vie va placer brusquement l’héroïne devant un choix fondamental : retourner vers le vide par lâcheté ou tout risquer sur un coup de dés pour pouvoir réussir.
A votre avis, que va-t-elle décider ?
Léa Jane : Vos projets pour le futur ? Un 3ème tome. Et après, avez-vous déjà d’autres idées de thème de roman ? Pensez-vous qu’un écrivain soit prisonnier d’un style ou est-il possible d’effectuer un virage à 360 ° ?
Le troisième tome est achevé. Mon entourage est en train de le relire, leurs réactions sont surprenantes : vous verrez, l’héroïne a gravi les échelons de la prise de conscience, les clefs de la réussite suprême sont dans sa main. J’en profite pour prendre position moi aussi et livrer au lecteur ma propre vision du monde, mes valeurs, mes fondamentaux. Je crois que c’est ce qui fait la différence avec les deux autres tomes !
Sortir d’un style ? Oui, je comprends ce que vous voulez dire. Je savais que ce tome 3 serait le dernier de « l’Aventurière du net » puisque j’avais décidé d’une trilogie dès le début. Je l’ai donc particulièrement ciselé, finement décoré. J’ai mis trois semaines à le quitter vraiment, trois semaines de vide total, d’errance sans but dans la journée… Et puis un matin, la page était tournée, si je puis dire. C’est aussi une étape de ma vie qui s’achève. Il était temps !
Aujourd’hui, je bouillonne, tout m’est permis, je vais jouer avec les émotions de mes clients, emprunter le chemin de la science fiction toujours munie d’un fil rouge policier… Le ton sera donné par le tome 3. Le plus dur sera de trouver un nom inédit pour mon héroïne ?! A moins que ce ne soit un héros ?
Léa Jane : C’est tabou ou on peut parler “petits sous”, combien vous rapportent vos écrits aujourd’hui ? Pensez-vous qu’il soit possible en France de vivre de l’écriture (à part Beigbeder, Nothomd, Levy & co) ?
Alors là, Léa, je vais être tout à fait honnête et faire grincer quelques dents, mais vous aurez compris que je n’ai pas de langue de bois : à ce jour, je n’ai touché aucun euro !!
Je ne sais pas où sont les droits d’auteur…. J’ai beau réclamer, je ne sais pas où ils sont passés, on ne peut même pas me donner un chiffre exact d’exemplaires vendus !
Tout ceci explique pourquoi je reprendrai les rennes en mains dès 2010 en montant ma propre maison d’édition.
En revanche, la rédaction des biographies est tout à fait rentable, à condition de tenir le rythme.
Vivre de son écriture en France sera pour moi alors possible, mais par ce biais-là.
Léa Jane : Pour finir, que peut-on vous souhaiter pour la suite ?
Si je dois formuler un vœu, un seul, ce serait d’avoir la chance d’écrire pour la télévision. Si j’étais scénariste, je ne ferais pas grève !! Est-ce que l’équipe de Marc Cherry recrute en ce moment ?? Rires.
Et puis finalement, je vais formuler un second vœu : voir avant ma mort une adaptation de « l’Aventurière du net » au cinéma. Mais peut-être est-ce trop prétentieux…
Léa Jane : Prétentieux ? Non, pas du tout ! Tous les auteurs en rêvent mais peu osent le dire…
Merci Sidérade ! Pour en savoir plus : www.siderade.net
C’est la rentrée ! La mienne sera littéraire…
1 septembre 2009
Et oui, c’est la fin des vacances ! Terminées ces semaines où chaque jour est un éternel dimanche (ou un samedi, je préfère. Le dimanche c’est trop près du lundi !), terminées les soirées jusqu’à pas d’heure à refaire le monde avec ses amis, terminées les grasses mat et le petit dej au lit (en vrai, je déteste, ça met pleins de miettes dans le lit !), terminées les journées à se dorer la pilule au soleil en rêvassant à ce qu’on fera dans une autre vie …
Et oui, demain c’est la rentrée ! Et le coeur un peu gros, faut remettre le collier, le tailleur, les petits souliers fermés, rouvrir ses petits dossiers !
Et bien NON ! moi je dis vivement demain ! Parce que demain c’est la rentrée de loupichat qui retourne à l’école, la rentrée du papa de loupichat qui retourne au bureau (le coeur gros et tout et tout…), la rentrée de mes collègues de bureau (qui me raconteront, c’est promis ! Enfin, pas trop quand même …)
Et moi Léa jane, je vais rester seule à la maison à savourer chaque instant passé en tête à tête avec mes petits personnages, à suer sang et eau pour faire vivre ces petites gens imaginaires et essayer de vous faire rire ou au moins sourire. Des heures entières avec de vraies et longues minutes passées à ne rien faire d’autre qu’écrire et encore écrire … Et dieu que c’est bon !
Petit bilan personnel de l’été:
Pages écrites: 200
Pages écrites et bonnes à garder: 120
Pages écrites et bonnes à jeter: 80 (oui, y a toujours un peu de déchets)
Contact avec des éditeurs: 1 (un, en toutes lettres. C’est déjà pas mal, me direz-vous !)
Bulles de plaisir: 16200 (45 jours d’écriture X 6 heures/jour X 60 minutes/heure)
Bon oui, c’est sûr, je me suis levée à l’aube tous les jours (samedi et dimanche inclus) pour profiter des moments de calme dans la maison pour écrire sereinement (parce qu’avec Loupichat qui arrive en hurlant: mamaaaan qu’est-ce qu’on fait ? C’est pas toujours simple de se concentrer!). Donc oui…Les fêtes et les grasses mat, c’était du flan !
Et conclusion: ne prenez pas de vacances, la rentrée sera moins rude !
Je vous souhaite néanmoins bon courage à tous !
Le roman de l’été avance ! Léa Jane est en vacances…
15 juillet 2009
Et oui, c’est l’heure des vacances !!! On change de rythme, on essaie d’oublier le stress du quotidien… Pas toujours simple mais comme on bosse toute l’année pour ça, on essaie de ne pas trop se rater !
Qu’aimez-vous faire pendant vos vacances ? Plage, nage, musées, lire un bon bouquin au bord de la piscine en sirotant un mojito ou simplement prendre le temps de regarder rire vos enfants et songer que le temps passe vraiment trop vite et qu’il est temps d’en profiter ?
Et bien moi, ce qui m’emplit de joie, c’est de voir à quelle allure mon roman avance ! Du pur plaisir ! L’inspiration jaillit d’un trait puis je relis, rature, corrige, complète inlassablement certains passages que je trouve moins drôle (pas si simple de tenir un rythme). Puis je recommence tout depuis le début… Je ne sais pas si à un moment on peut lâcher un manuscrit et se dire qu’il est abouti mais à ce rythme là, j’aurai terminé le tome 2 à la rentrée… L’été et le soleil m’inspire… Je suis un écrivain-en-herbe-estival !
Bon c’est vrai, je délaisse un peu le blog ! mais pour ma défense, je n’ai pas Internenette. Je vis recluse dans un lieu tenu secret, enfin en Bretagne, une vie presque monacale (excepté le mojito et 2 ou 3 autres petits détails), car je me suis jurée que l’accouchement de mon bébé aurait lieu avant la rentrée !
Je vous souhaite à tous d’excellentes vacances ! En espérant que le petit livre que vous lirez l’été prochain… sera le mien !
Léa Jane
Panique chez meetic, la pauvre Léa Jane se glisse chez les VIP
16 juin 2009Bon, je suis belle, intelligente, bien élevée, j’ai des sous (Bien sûr que la richesse intérieure, ça compte !) … Je suis parée pour rentrer dans le cercle très fermé de Meetic VIP ! Sans rire, l’autre jour, j’étais chez le coiffeur à écouter ces petits « pia-pia-pia » reposants pour l’âme et les neurones :
- Dame aux cheveux mauves sous le casque : » Y paraît qu’on a retrouvé Paris Hilton à califourchon sur un autre garçon » (ben oui avec le beau Doug, c’est fini ! Y a de quoi remarquez !)
- Dame aux cheveux mouillés au bac : « C’est comme Cameron Diaz ! terminé aussi avec Paul ! Ah de mon temps, on savait garder un homme !«
Ah oui, et bien moi du mien, on utilisait des méthodes simples pour en trouver un !
Quand le sujet « Meetic VIP » a fait son entrée, j’avoue que j’ai senti mes cheveux se hérisser ! Et oui, le célèbre site de rencontre a décidé de lancer son club pour riches en mal d’amour ou + si affinités…
Curieuse comme je suis, j’ai testé pour vous !
Pour y entrer, vous devez vous soumettre à un questionnaire assez poussé : un auto-portrait, vos atouts de séduction, votre leitmotiv (ma coiffeuse a coincé sur ce point), votre soirée idéale (champagne et paillette ! hé hé, je vais pas me faire avoir comme une bleue en leur disant que je préfère une « moule-frite » avec une bonne bière !), votre silhouette (je pense qu’il vaut mieux éviter la case « quelques kilos en trop »).
De toute façon la photo est obligatoire (ben oui, les riches n’aiment pas les moches c’est connu), soigner sa présentation_pas de langage SMS ou fautes d’orthographe (ça va faire du boulot pour les nègres littéraires)_, faire état d’un brillant parcours scolaire (bac+12 mention golden boy, parfait !). Pour ce qui est des sous, honnêtement, on ne m’a pas demandé d’état bancaire ! juste ma situation professionnelle: future écrivain, ça pète !
Une fois ce profil renseigné, vous êtes jugés par vos pairs (ma coiffeuse m’avait dit par son père mais ça m’étonnait aussi !) qui vont accepter, ou pas, votre candidature…
Ah oui, j’oubliais, bien lire l’article 4 des conditions générales de vente « prix et modalités de paiement » : un pass initial de 3 mois pour la modique somme de 237€ et après…79€/mois. De quoi se payer quelques « moules-frites » !
Alors vais-je trouver un prince charmant , beau, intelligent et pété de tune à ce prix là ? La pauvre Léa Jane va-t-elle entrer dans les hautes sphères ? C’est ce que nous découvrirons dans quelques jours … J’espère qu’il y a des codes réduc pour Meetic VIP !
Bon allez, c’est pas le tout mais faut que je teste les autres sites de rencontres communautaires: entre vieux, cathos, noirs, juifs … Oui ça existe ! Oui ça fait peur ! La discrimination positive, vous connaissez ?
Message pour mes ami(e)s: toute ressemblance avec des faits réels est purement fortuite
12 juin 2009Je commence à faire lire mon roman à quelques-uns de mes amis …
Et croyez-moi, c’est pas facile !
Parce qu’il s’ensuit une phase d’explications et de justifications sans fin…
Non, Jules n’est pas mon jules et on ne va pas divorcer !
Non, tu n’es pas Clara même si c’est vrai que j’ai pris quelques traits de caractère de ton véritable (enfin, un de tes nombreux) ex !
Non, maman, tu n’as pas ruiné ma vie en me disant qu’une fac de philo, ça mène à rien !
Oui, tu peux venir chez nous de temps en temps prendre une bière dans le frigo !
Et, oui ! Désolée cher ancien patron , mais c’est bien toi !
Bref, tout ça pour dire que c’est juste un roman, une historiette, quelques anecdotes, le fruit de mon imagination débordante…
Il y a quelques faits réels, certes ! Mais où puiser cette inspiration si ce n’est chez des amis qu’on aime.
Restez naturels et je vous mettrai peut-être dans le tome 2, oups !
Entre burn-out et coming-out professionnel: allez, on se reprend !
12 juin 200910 jours que je n’ai pas écrit une ligne ! Je me filerais bien une paire de claques ! Y a des fois, j’vous jure, je me fatigue moi-même !
Pourquoi je n’ai pas écrit une ligne ? Parce que mes clients m’aiment trop ou est-ce l’inverse ? Je ne sais pas mais en tout cas, malgré mes bonnes résolutions, je n’arrive pas à décrocher de mon ancienne vie de business woman et à réussir ma transformation en supperrrr Léa Jane !
Y a un client qu’est pas content ? j’accoure … Un autre qui ne paie pas ? j’enfile ma robe et vais au tribunal… Un autre qui n’aime pas le bleu ? Je mets du orange ! Un qui a juste envie qu’on l’écoute se plaindre ? Je branche mon I-pod et acquiesce poliment!
Bref, c’est le burn(e)-out total (hein madame Momo Lepic … Ou pour tous ceux qui suivent !). Et ça ne me fait plus rire du tout !
Alors comment voulez-vous que je vous fasse rire ?
Ma cop Annie dit que je suis un vrai petit mec : je peux pas faire 2 choses à la fois (pardon Hommes lecteurs !).
Mais promis, je vais me reprendre, prendre Léa Jane par les cornes et réussir mon coming-out professionnel !
D’ailleurs, ça y est, je viens d’écrire 10 lignes. 10 lignes en 10 jours… J’aurais dû m’appeler calamity Jane !
Le petit monde de loupichat : c’est beau un monde d’enfant
27 mai 2009Loupichat… Comment vous dire…
Fait partie de mon monde à moi depuis quelques années déjà, 3 pour être exact (e)…
C’est moi qui l’ai en quelque sorte créée… Enfin pas toute seule !
Loupichat, c’est mon trésor à moi ! Une source d’inspiration inépuisable… Enfin pour le futur tome 3 des aventures rocambolesques de Léa Jane_quand elle aura un enfant_si elle y arrive… Mais ça c’est une autre histoire !
Loupichat, c’est ma fille ! Rassurez-vous, ce n’est ni son prénom ni un pseudo, juste un surnom ! Mon Loupichat a la langue bien pendue et s’exprime très bien pour son âge. Ce qui a le don d’attirer toutes les pinceuses de joues du village.
Du haut de ses 3 ans, elle me surprend souvent tant son petit monde paraît simple …
L’autre jour, elle s’interrogeait sur le principe de filiation:
- »C’est toi ma maman ! C’est qui ta maman à toi ? »
- »Ma maman, c’est mamie Danielle »
- » Et la maman de mamie Danielle, c’est qui ? »
- »C’est mamie Janette ! »
Elle me regarde dubitative ! Comment toutes ces femmes qu’elle connaît si bien pouvaient s’emboiter comme des poupées russes… je tente donc de lui expliquer la différence entre une maman, une grand-maman et une arrière grand-maman…
- »Et papa ? » Pfffff…Non papa n’est pas la grand-mère de mamie Danielle.
- « Et bien, heu, tu sais mon Loupichat, papa n’a plus de papy et mamie ».
Je panique, préparant mon petit laïus sur la vie et la mort, le ciel, les anges_le tout adapté à un petit cervelet de 3 années seulement_, quand je la vois détaler en courant … Et revenir tout sourire avec son petit cochon qui lui sert de tirelire.
- » oh mon pov petit papa, c’est pas grave, il faut qu’on aille lui en acheter d’autres des papy et des mamies. »
C’est beau la simplicité d’un monde d’enfant…
Pour réussir sa vie, un homme doit faire un enfant, écrire un livre et planter un arbre.
27 mai 2009J’aime bien cette petite phrase qu’on attribue à Compay Segundo ou à un vieux sage indien ( Il s’agirait, en fait, d’un dicton latino-américain qu’il a contribué à populariser …)
« Avant de mourir, un homme doit faire un enfant, écrire un livre et planter un arbre.«
Et là, je commence à avoir la trouille ! heu…rempoter une plante, ça compte ?
Ecrivain : un métier ?
26 mai 2009Je me souviens assez précisément du moment où je me suis dit que j’aimerais devenir écrivain. C’était il y a fort fort fort longtemps. Les années collège…
Nous devions remplir des petites fiches d’orientation sur lesquelles j’inscrivais obstinément : écrivain, auteur, scénariste…
La réponse des professeurs et des conseillers d’orientation était invariable: « écrivain, ce n’est pas un métier ! Vous êtes bonne élève. Choisissez un VRAI métier et l’écriture comme passe-temps. »
Celle qui m’a donné l’amour des mots et surtout l’envie de raconter des histoires est une prof de français en 6ème ou 5ème, Mme Lefèbvre (merci !). Au lieu de nous faire plancher sur des sujets de dissertation sans lien les uns avec les autres et surtout très loin de nos sujets de préoccupation de jeunes prépuberts, elle avait eu une idée formidable. Nous faire écrire un roman. Tout au long de l’année, sans thème imposé, chapitre après chapitre, semaine après semaine, nous avons construit ce qui reste aujourd’hui mon plus joli souvenir d’école. Quelle fierté de rentrer à la fin de l’année et de présenter à mes parents mon premier roman. Bon, je ne sais pas trop s’ils l’ont lu !
Mais je rentrais aussi avec ces fameuses petites fiches d’orientation. « Léa Jane doit choisir une autre orientation. N’a aucune idée de ce qu’elle souhaite faire plus tard. Doit choisir un vrai métier: avocat, vétérinaire, professeur… »
C’est ce que j’ai fini par faire en gardant cette idée _pour plus tard_ dans un coin de ma petite caboche bretonne !
Et vous voici 25 ans après. L’idée est restée intacte. L’envie encore plus forte. La pression sociale et parentale moins importante.
Ce qui n’a pas changé, c’est le regard des gens lorsque vous annoncez que vous avez envie de devenir écrivain. Des yeux tout ronds, réprobateurs, moqueurs…
Je ne comprends toujours pas ce côté tabou du mot « écrivain ». C’est comme si vous annonciez que vous alliez décrocher la lune, comme si c’était un manque d’humilité, de la vantardise…
Me regarderiez-vous différemment si je vous disais que mon rêve était de réussir le concours de l’ENA, de commencer des études de médecine à 35 ans, de devenir un grand chef étoilé alors que j’ai du mal à me faire cuire des nouilles ?
Je suis toujours étonnée de voir ces écrivains édités qui vous disent lors d’interviews : « Je n’oserais jamais dire que je suis écrivain… ». Ah bon, tu fais quoi alors ? C’est quelque chose de très français, ce mythe qu’on a créé autour du monde des arts. En Angleterre ou en Espagne, on a aucune gêne à dire qu’on est auteur, acteur, sculpteur… En France, il faut quasi être mort pour devenir philosophe (enfin, à part Bernard Henry Levy…).
Enfin… Je remercie néanmoins l’ANPE. Et oui ! Vous savez que l’ANPE nous range dans des petites cases par code ROME.
Et le métier d’écrivain existe ! Code ROME 21112
21112 Auteur-écrivain
Définition de l’emploi/métier :
Ecrit un texte destiné à la publication, ou à la production de spectacles vivants ou audiovisuels, dans un ou plusieurs genres (roman, scénario, chanson…).
Travaille sur un projet de son choix ou répond à une commande, en s’appuyant sur les techniques d’écriture propres à la spécialité choisie.
Intègre dans sa création les contraintes éventuelles (forme, structure…) liées au support médiatique et aux souhaits du client diffuseur de l’oeuvre (éditeur, producteur, chanteur…).
Peut, à partir d’un texte déjà écrit ou de documents plus ou moins élaborés (scientifiques, techniques, pratiques, biographiques ou littéraires) adapter, rédiger, ou réécrire un ouvrage. Peut aussi, dans certains cas, créer directement (nouvelles, contes…) sur des supports informatiques accessibles au public.
Conditions générales d’exercice de l’emploi/métier :
L’emploi/métier s’exerce en général à domicile, dans un bureau, ou tout autre lieu convenant le mieux à l’inspiration de l’auteur.
La promotion de l’ouvrage peut occasionner des contacts avec divers médias (télévision, radio, presse). La plupart des auteurs sont indépendants. Ils sont rétribués par des droits d’auteur perçus en fonction de l’exploitation de leur oeuvre. Dans certains cas prévus par la loi, les droits sont évalués forfaitairement.
Formation et expérience :
Il n’existe pas de conditions strictement définies pour accéder à l’emploi/métier et être reconnu comme auteur-écrivain. La première publication d’un texte et la reconnaissance par les pairs renforcent l’identification et l’appartenance à ce milieu.
Si les auteurs sont souvent de formation initiale littéraire, ces métiers restent toutefois accessibles à des professionnels de secteurs totalement différents.
Bon, je ne suis pas certaine que les auteurs inscrits croulent sous les offres d’emploi, ni même que ce système soit adapté à ce métier qui n’en est pas un ! Mais je suis juste soulagée. Je ne passe pas toutes ces heures derrière mon ordinateur à écrire pour rien… Quand je serai grande, mon métier ce sera écrivain…
Le grand philosophe Eric Cantona a dit: « Si tu choisis un rêve, fais en sorte qu’il soit grand »
14 mai 2009
L’autre jour, mon Jules était avachi sur le canapé, zapette en main. Quant un cri strident retentit: « Louuuu-Louuuuuu, viens vite, Eric Cantona dit un truc pour toi ! » « Si tu choisis un rêve, fais en sorte qu’il soit grand ».
Bon, le temps que j’arrive, moi j’ai juste entendu la vérité suivante: « quand les mouettes suivent le chalutier, c’est parce qu’elles pensent qu’on va leur jeter des sardines. »
Ben oui, c’est fait pour moi ça, enfin le truc sur les rêves pas sur les sardines… mais heu…, je ne sais pas trop comment je dois le prendre en fait ?
Je demande à Jules de préciser sa pensée… « Ben, on peut pas dire que t’aies choisi un objectif facile à atteindre… C’est pas le rêve de madame tout-le-monde quand même…C’est assez gonflé ! ».
Assez, trop ? Je me liquéfie. « OUUUUIIIIINNNNN, moi je croyais que t’avais confiance en moi, que t’y croyais à mon rêve ! Tu dis toujours quand-tu-toucheras-ton-premier-cachet on s’achètera notre petite maison en Toscane, j’arrêterai de bosser, tu vois la petite Porsche là ? c’est quand ton roman sera adapté au cinéma. »
Et puis j’ai compris. Mon Jules n’a pas de rêve. Enfin, à part gagner au loto sans jouer, avoir une augmentation en travaillant moins, et se la couler douce quand je serai riche et célèbre.
En fait, si je regarde autour de moi, je me dis que peu de gens ont de vrais rêves ! Et qu’on a fait de ma génération une drôle de génération pas très drôle.
A 35 ans, on parle plan d’épargne, prêt immobilier sur 40 ans, prévoyance pour payer les futures études des enfants même pas nés, peur de changer de job parce qu’on ne sait pas ce qu’on va trouver, retraite complémentaire parce que faut-pas-rêver-on-aura-rien !
Cela dit, je les comprends. J’ai décalé mon horaire de petit déjeuner pour ne plus subir les infos du matin sur RTL que Jules écoute religieusement pour se mettre en condition avant d’aller bosser: Encore 250 licenciements, la bourse de Paris a encore perdu 3 points, Il faut être réaliste, on n’a encore rien vu, le pire reste encore à venir , l’avenir est bouché, on a les mêmes conditions qu’en 1929 voire pires, des solutions anti-crise pour consommer malin: des magasins proposent des produits avariés à prix discount…
Alors j’ai compris mon indécence, ma grossièreté, mon impertinence, mon impolitesse, mon impudence, mon inconvenance, mon incorrection, mon obscénité…
Mais j’assume et je préfère essayer de construire mon petit château en Espagne même s’il doit s’écrouler plutôt que le dos courbé et le chignon décrépi, raconter à mes arrières petits enfants: « Tu saaaais ta mééémé, elle aurait pu devenir écrivain si elle avait eu un peu de courrraaage. ».
Et puis je m’en fous. Eric Cantona me comprend, lui ! Remarque, c’est peut-être plus facile à dire et plus crédible quand tu as réussi …
Et au fait, c’est quoi votre rêve à vous ?
Maisons d’édition à compte d’auteurs, s’abstenir !
11 mai 2009ça fait à peine quelques jours que mon blog est en ligne que déjà, je croule sous les propositions des maisons d’édition…
Oui MAIS ! On me demande de payer pour me faire éditer ! Ce sont les maisons d’édition à compte d’auteurs (à la différence des maisons à compte d’éditeurs qui ont trouvé que votre manuscrit valait la peine qu’ils misent sur vous et y investissent leurs sous).
Payer pour se faire éditer ? Et qu’en font-ils après, votre livre est-il distribué ? S’occupent-ils réellement des relations presse, du marketing (et oui, on en revient toujours là !) ? Si c’est juste pour l’imprimer en quelques centaines d’exemplaires pour l’offrir à maman ou à mes amis, je connais de très bons imprimeurs !
Alors maisons d’édition à compte d’auteurs, merci de vous abstenir ! J’ai déjà fait le choix de prendre une année pour me consacrer à l’écriture et donc de vivre sans le sou, ce n’est pas pour financer en sus, ce luxe que je m’octroie !
j’aimerais être éditée mais ne suis pas désespérée… Enfin, pas encore !
Les auteurs ont peu de droits. Merci de respecter celui-ci…
J’ai gagné les 126 millions d’euros à l’euromillions
10 mai 2009
3h33, c’est ce qu’indique mon radio réveil. Je me réveille en sursaut. J’ai gagné les 126 millions d’euros à l’euromillions. Je suis en nage, je sens mon cœur cogner contre ma poitrine, je ne vais jamais pouvoir me rendormir.
Mon ticket est-il en sécurité ? Où vais-je cacher mon précieux pour le protéger ? Avec mon chéri, nous allons monter la garde, faire des rondes … Et si la maison prenait feu ? Et si je passais à la machine ma chemise avec le ticket que je garde contre mon coeur ? Et si nous avions un accident en nous rendant à Paris au siège de la Française des jeux pour échanger ce ticket contre cet argent trébuchant ? Et si mon chéri partait avec ses valises et mon ticket en m’annonçant tranquillement que moi, je reste là ?
Vais-je le dire à ma famille, mes amis ? Comment reconnaîtrais-je alors mes vrais amis ? Ceux qui m’aiment pour ce que je suis et non pour ce que je vaux ? Que vais-je faire de tout cet argent ? Je ne peux pas dire « au revoir patron » parce que le patron, c’est moi.
Je vais m’acheter une jolie maison en Toscane disons pour 2 millions d’euros… Il m’en restera 124 des millions, de quoi voir venir !
Et je vais écrire, écrire, écrire… et arrêter de me poser des questions du genre « Est-ce bien raisonnable de faire une pause en pleine crise économique pour espérer devenir écrivain ? », « Peut-on vivre de l’écriture ? », « Que vais-je faire si ça ne marche pas ? »
Avec les 124 millions qui me reste, je pourrais créer ma propre maison d’édition. Comme ça, je suis sûre d’être publiée et diffusée, oui, ça c’est une bonne idée !
3h35. Je reprends mes esprits. Y a un truc qui cloche… Et si je m’étais trompée ? Hier soir j’ai entendu dire que le gagnant était espagnol. Pffff, sans doute pour protéger l’anonymat du véritable gagnant , moi !
3h36 je me rends compte. Ce n’était qu’un rêve ! Ben oui, le vrai truc qui cloche, c’est que je n’ai pas joué au loto ! Je viens de vivre les 3 minutes les plus merveilleuses de ma vie. Je les prolonge encore un instant car j’ai du mal à dire adieu à ma petite maison en Toscane nichée au creux des vignes.
3h37 Je me rendors tranquillement. Ouf, je n’ai plus à veiller sur mon précieux ticket ! Reste plus qu’à espérer que je serai quand même publiée mais par sécurité, demain, je joue au loto !
Je vais devenir écrivain
8 mai 2009Bonjour à tous,
Et bien ça y est, je vais devenir écrivain !
Enfin, il me reste encore 2 ou 3 petits trucs à faire: terminer mon roman, trouver un éditeur, plaire aux lecteurs, écrire un second roman, replaire aux lecteurs… Mais je suis sur la bonne voie !
Je m’appelle Léa Jane et je vais devenir écrivain.
Qui l’a décidé ? Ben moi, pardi !
A 35 ans, je me suis dit qu’il était grand temps de réaliser ce rêve un peu fou.
Faut-il vivre ses rêves ou rêver sa vie ? C’était mon sujet de bac il y a fort fort fort longtemps.
je crois qu’aujourd’hui, j’ai choisi…
J’ai la trouille bien sûr parce que si, par le plus grand des hasards, ça ne fonctionnait pas, il ne me resterait plus qu’à rêver d’une autre vie… Mais j’ai envie de prendre ce risque… J’ai donc décidé de faire une pause d’un an pour me consacrer à l’écriture et vous propose de m’accompagner dans cette folle aventure !
Alors ça y est, c’est le premier jour, ça me fait tout bizarre ! J’ai mis en ligne le premier extrait de mon roman et j’attends vos avis et commentaires. Attention, je suis un peu susceptible, lol ! Mais je dois être un peu maso car celui qui ne veut pas s’exposer à la critique n’a qu’à pas s’exposer du tout, me direz-vous !
Dans mon boulot j’ai l’habitude d’être lue et jugée mais c’est différent. Je suis cachée derrière une banque, une boite de petits pois, une crème anti-cellulite, une voiture, une serviette hygiénique… qu’il faut vendre en quelques phrases !
Là, je ne suis cachée que derrière un pseudo mais je vous livre ce que j’ai de plus précieux, mon petit grain de folie, ma plus grande envie, le rêve de ma vie: devenir écrivain !

Publié par leajane 










